Relégué à la dernière place du classement après la confirmation du retrait de trois points par le conciliateur du CNOSF, le GFCA joue son maintien ce samedi (20h) sur le parquet de Poitiers. Mais au-delà d’une victoire impérative, les Ajacciens devront aussi espérer un scénario favorable à distance. Une équation devenue particulièrement défavorable.
Le destin du GFCA Volley ne lui appartient plus totalement. À l’heure d’aborder la dernière journée de Ligue A, les Ajacciens savent qu’ils devront conjuguer performance et espoir pour se maintenir dans l’élite. Une victoire à Poitiers, ce samedi soir (20h), est indispensable. Mais elle pourrait ne pas suffire. Car dans le même temps, Saint-Nazaire, concurrent direct, recevra Montpellier avec un point d’avance au classement. Et dans cette configuration, les Nazairiens ont désormais la main. Un simple succès 3-2 leur garantirait le maintien, même en cas de victoire ajaccienne, en raison du règlement.
Celui-ci ajoute une dimension cruelle au scénario. En cas d’égalité de points, ce ne sont ni le nombre de victoires ni le set-average qui départageront les équipes, mais bien la pénalité infligée par la DNACG. Une double peine pour le GFCA, déjà sanctionné de trois points pour des raisons extra-sportives liées à l’exercice précédent.
Dès lors, les calculs deviennent implacables. Une défaite 3-0 ou 3-1 à Poitiers serait rédhibitoire. Une victoire, même au tie-break, ne suffirait que si Saint-Nazaire s’incline sans prendre le moindre point. Autrement dit, le moindre set concédé par Montpellier pourrait condamner les Corses.
Le rapport de force s’est ainsi totalement inversé en quelques jours. D’un statut de potentiel maître de son destin, le GFCA est passé à celui de chasseur dépendant d’un concours de circonstances. Et pendant ce temps, Saint-Nazaire bénéficie de l’avantage de jouer à domicile face à un Montpellier déjà assuré de la deuxième place. Poitiers, de son côté, aura lui aussi un objectif : sécuriser sa quatrième place, convoitée par Toulouse. Il lui suffira d’un point pour y parvenir. Un adversaire donc pleinement concerné, loin de l’idée d’un match sans enjeu.
« On traîne ces points de pénalité comme un boulet depuis plusieurs mois
Dans ce contexte, les regrets ne manquent pas côté ajaccien. Le scénario d’une relégation avec sept victoires — un total historiquement élevé dans un championnat à quatorze clubs — illustre à lui seul l’âpreté de la saison. Certains matches pèsent aujourd’hui lourd, à commencer par ce succès 3-2 contre Saint-Nazaire en février, qui aurait pu être plus large et changer la donne.
« On traîne ces points de pénalité comme un boulet depuis plusieurs mois », confie l’entraîneur Frédéric Ferrandez. « Cela nous a énormément impactés mentalement. On a l’impression d’une injustice, car on nous enlève des points gagnés sur le terrain, pour des raisons extra-sportives liées à la saison passée. Avec ces trois points, on ne serait pas relégables aujourd’hui. »
Malgré tout, le technicien refuse de se réfugier derrière cette seule explication. « On a aussi des regrets sur certains matches, comme à Chaumont ou à domicile contre Montpellier et Nice. Et bien sûr contre Saint-Nazaire. On a laissé des points en route. Mais avec un effectif limité, c’est déjà un exploit d’être encore en vie avant cette dernière journée. »
Reste donc une ultime bataille, presque irréelle par son intensité et ses incertitudes. « On sait qu’il peut toujours y avoir des surprises lors des dernières journées. À nous de faire notre match à Poitiers sans regarder ailleurs. On les avait bousculés à l’aller, on peut se transcender sur un match. » Privé de son public du Palatinu pour cette « finale », le GFCA n’a plus qu’une option : tout donner, sans calcul. Et espérer que, quelque part entre Poitiers et Saint-Nazaire, les planètes s’alignent enfin.
Celui-ci ajoute une dimension cruelle au scénario. En cas d’égalité de points, ce ne sont ni le nombre de victoires ni le set-average qui départageront les équipes, mais bien la pénalité infligée par la DNACG. Une double peine pour le GFCA, déjà sanctionné de trois points pour des raisons extra-sportives liées à l’exercice précédent.
Dès lors, les calculs deviennent implacables. Une défaite 3-0 ou 3-1 à Poitiers serait rédhibitoire. Une victoire, même au tie-break, ne suffirait que si Saint-Nazaire s’incline sans prendre le moindre point. Autrement dit, le moindre set concédé par Montpellier pourrait condamner les Corses.
Le rapport de force s’est ainsi totalement inversé en quelques jours. D’un statut de potentiel maître de son destin, le GFCA est passé à celui de chasseur dépendant d’un concours de circonstances. Et pendant ce temps, Saint-Nazaire bénéficie de l’avantage de jouer à domicile face à un Montpellier déjà assuré de la deuxième place. Poitiers, de son côté, aura lui aussi un objectif : sécuriser sa quatrième place, convoitée par Toulouse. Il lui suffira d’un point pour y parvenir. Un adversaire donc pleinement concerné, loin de l’idée d’un match sans enjeu.
« On traîne ces points de pénalité comme un boulet depuis plusieurs mois
Dans ce contexte, les regrets ne manquent pas côté ajaccien. Le scénario d’une relégation avec sept victoires — un total historiquement élevé dans un championnat à quatorze clubs — illustre à lui seul l’âpreté de la saison. Certains matches pèsent aujourd’hui lourd, à commencer par ce succès 3-2 contre Saint-Nazaire en février, qui aurait pu être plus large et changer la donne.
« On traîne ces points de pénalité comme un boulet depuis plusieurs mois », confie l’entraîneur Frédéric Ferrandez. « Cela nous a énormément impactés mentalement. On a l’impression d’une injustice, car on nous enlève des points gagnés sur le terrain, pour des raisons extra-sportives liées à la saison passée. Avec ces trois points, on ne serait pas relégables aujourd’hui. »
Malgré tout, le technicien refuse de se réfugier derrière cette seule explication. « On a aussi des regrets sur certains matches, comme à Chaumont ou à domicile contre Montpellier et Nice. Et bien sûr contre Saint-Nazaire. On a laissé des points en route. Mais avec un effectif limité, c’est déjà un exploit d’être encore en vie avant cette dernière journée. »
Reste donc une ultime bataille, presque irréelle par son intensité et ses incertitudes. « On sait qu’il peut toujours y avoir des surprises lors des dernières journées. À nous de faire notre match à Poitiers sans regarder ailleurs. On les avait bousculés à l’aller, on peut se transcender sur un match. » Privé de son public du Palatinu pour cette « finale », le GFCA n’a plus qu’une option : tout donner, sans calcul. Et espérer que, quelque part entre Poitiers et Saint-Nazaire, les planètes s’alignent enfin.
