Bien que régulièrement classée parmi les villes les plus sûres de France, Ajaccio n’échappe pas aux préoccupations liées à la tranquillité publique. Tout au long de cette campagne des municipales, les candidats à la Maison Carrée ont donc fait de la sécurité un thème majeur
Si la cité impériale figure régulièrement dans les classements des villes les plus sûres de France, les candidats à la mairie d’Ajaccio ont fait des enjeux de tranquillité publique et de prévention de la délinquance l’un des thèmes majeurs de cette campagne des municipales.
Pour Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu, la situation actuelle impose en effet de « regarder la réalité en face ». « Aux pratiques mafieuses s’ajoutent désormais des phénomènes nouveaux d’incivilité et d’insécurité du quotidien dont notre ville et notre île étaient jusqu’à récemment préservées », estime-t-il. S’il rappelle que « l’essentiel des compétences relève de la police et de la justice et donc de l’État », il juge que la municipalité doit néanmoins « actionner un certain nombre de leviers ». Son programme prévoit ainsi de redéfinir les missions de la police municipale, réorganisée en police de proximité et redéployée dans les quartiers, avec une augmentation des effectifs et une meilleure coordination entre les différents services. Le candidat de la liste d’union nationaliste souhaite également créer une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes. Parallèlement, il insiste sur la prévention, notamment auprès de la jeunesse, en s’inspirant du modèle islandais qui repose sur une action globale associant familles, écoles, loisirs et liens sociaux.
De son côté, Charlotte Cesari, à la tête de la liste d’union de la gauche « A Voci di u Populu », refuse « les discours simplistes ». « La sécurité est un droit fondamental », affirme-t-elle, tout en plaidant pour une approche globale. La candidate défend le renforcement d’une police municipale de proximité, mieux formée et davantage présente sur le terrain, mais estime que la réponse ne peut être uniquement répressive. « L’insécurité se combat aussi par l’éducation, la présence humaine dans les quartiers, le soutien aux associations, l’accès à l’emploi et à la culture », souligne-t-elle par ailleurs. Opposée au développement de la vidéosurveillance, elle met également l’accent sur la protection des femmes, premières victimes des violences, notamment intrafamiliales. Elle plaide ainsi pour le renforcement des structures d’accueil et une coopération accrue entre la municipalité et le tissu associatif.
Candidat de la liste « Gagner pour Ajaccio », soutenue par le Rassemblement National, Mossa Palatina et l’UDR, François Filoni prône pour sa part une ligne de « tolérance zéro face aux trafics et aux violences ». « La tranquillité publique n’est pas négociable », martèle-t-il. Son programme prévoit notamment une présence municipale plus visible, des sanctions administratives renforcées et une coopération étroite avec la justice. Il souhaite lui aussi créer une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes.
Le maire sortant, Stéphane Sbraggia, met quant à lui en avant le bilan de la majorité municipale en matière de sécurité. « Nous avons choisi de renforcer les moyens municipaux en armant la police municipale et en augmentant ses effectifs et ses équipements », rappelle-t-il. Il pointe par ailleurs le budget annuel consacré à la sécurité qui atteint aujourd’hui environ trois millions d’euros la ville et souligne que la ville dispose d’un réseau de près de 240 caméras de vidéoprotection reliées à un Centre de supervision urbain fonctionnant en continu. Selon lui, cette modernisation s’accompagne également d’un travail de prévention. Président du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance, il met en avant les actions menées en direction de la jeunesse, des publics fragiles et des victimes de violences, notamment à travers la Maison des adolescents ou la présence d’un intervenant social au commissariat. « Ce travail de fond permet aujourd’hui à Ajaccio de figurer parmi les villes les plus sûres de France », souligne-t-il.
Enfin, Pascal Zagnoli, pour la liste Stintu Aiaccinu, affirme vouloir « regarder la réalité en face, quartier par quartier ». Son projet prévoit de « renforcer la police municipale d’action, développer la vidéoprotection et mener une politique de tranquillité publique fondée sur des piliers solides, de la prévention à la répression ». Comme Jean-Paul Carrolaggi et François FIloni, il propose également l’ouverture d’une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes.
Pour Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu, la situation actuelle impose en effet de « regarder la réalité en face ». « Aux pratiques mafieuses s’ajoutent désormais des phénomènes nouveaux d’incivilité et d’insécurité du quotidien dont notre ville et notre île étaient jusqu’à récemment préservées », estime-t-il. S’il rappelle que « l’essentiel des compétences relève de la police et de la justice et donc de l’État », il juge que la municipalité doit néanmoins « actionner un certain nombre de leviers ». Son programme prévoit ainsi de redéfinir les missions de la police municipale, réorganisée en police de proximité et redéployée dans les quartiers, avec une augmentation des effectifs et une meilleure coordination entre les différents services. Le candidat de la liste d’union nationaliste souhaite également créer une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes. Parallèlement, il insiste sur la prévention, notamment auprès de la jeunesse, en s’inspirant du modèle islandais qui repose sur une action globale associant familles, écoles, loisirs et liens sociaux.
De son côté, Charlotte Cesari, à la tête de la liste d’union de la gauche « A Voci di u Populu », refuse « les discours simplistes ». « La sécurité est un droit fondamental », affirme-t-elle, tout en plaidant pour une approche globale. La candidate défend le renforcement d’une police municipale de proximité, mieux formée et davantage présente sur le terrain, mais estime que la réponse ne peut être uniquement répressive. « L’insécurité se combat aussi par l’éducation, la présence humaine dans les quartiers, le soutien aux associations, l’accès à l’emploi et à la culture », souligne-t-elle par ailleurs. Opposée au développement de la vidéosurveillance, elle met également l’accent sur la protection des femmes, premières victimes des violences, notamment intrafamiliales. Elle plaide ainsi pour le renforcement des structures d’accueil et une coopération accrue entre la municipalité et le tissu associatif.
Candidat de la liste « Gagner pour Ajaccio », soutenue par le Rassemblement National, Mossa Palatina et l’UDR, François Filoni prône pour sa part une ligne de « tolérance zéro face aux trafics et aux violences ». « La tranquillité publique n’est pas négociable », martèle-t-il. Son programme prévoit notamment une présence municipale plus visible, des sanctions administratives renforcées et une coopération étroite avec la justice. Il souhaite lui aussi créer une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes.
Le maire sortant, Stéphane Sbraggia, met quant à lui en avant le bilan de la majorité municipale en matière de sécurité. « Nous avons choisi de renforcer les moyens municipaux en armant la police municipale et en augmentant ses effectifs et ses équipements », rappelle-t-il. Il pointe par ailleurs le budget annuel consacré à la sécurité qui atteint aujourd’hui environ trois millions d’euros la ville et souligne que la ville dispose d’un réseau de près de 240 caméras de vidéoprotection reliées à un Centre de supervision urbain fonctionnant en continu. Selon lui, cette modernisation s’accompagne également d’un travail de prévention. Président du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance, il met en avant les actions menées en direction de la jeunesse, des publics fragiles et des victimes de violences, notamment à travers la Maison des adolescents ou la présence d’un intervenant social au commissariat. « Ce travail de fond permet aujourd’hui à Ajaccio de figurer parmi les villes les plus sûres de France », souligne-t-il.
Enfin, Pascal Zagnoli, pour la liste Stintu Aiaccinu, affirme vouloir « regarder la réalité en face, quartier par quartier ». Son projet prévoit de « renforcer la police municipale d’action, développer la vidéoprotection et mener une politique de tranquillité publique fondée sur des piliers solides, de la prévention à la répression ». Comme Jean-Paul Carrolaggi et François FIloni, il propose également l’ouverture d’une antenne de la police municipale dans le quartier des Cannes.
