À cinq jours du premier tour des élections municipales, la liste « Prima i Nostri » menée par Jean-Michel Lamberti a détaillé son programme pour Bastia lors d’une conférence de presse ce mardi soir. Logement, sécurité, social, économie ou encore tourisme : les colistiers ont présenté leurs priorités tout en adressant de vives critiques à la majorité sortante et à l’opposition.
À cinq jours du premier tour des élections municipales, Jean-Michel Lamberti et ses colistiers de la liste « Prima i Nostri » n’ont pas choisi un meeting mais une conférence de presse pour présenter, en détail, leur programme en vue du scrutin à Bastia. Réunis ce mardi soir au Best Western, ils ont développé leurs idées autour de six axes : logement, social et santé, sécurité, développement urbain, développement économique et culture.
Caroline Martini, porte-parole de la liste, a d’abord présenté les enjeux autour du logement, et des « difficultés à se loger correctement dans un logement salubre ». « 650 meublés touristiques ont été loués en 2024, dont 58 % de résidences secondaires, qui sont vides dix mois dans l’année alors que les Bastiais peinent à trouver un logement. » Selon elle, « il faut que nos quartiers vivent à l’année, il ne faut pas de quartiers dortoirs ». Pour cela, ils entendent « obliger de louer un logement à l’année pour louer un meublé touristique » ainsi que « réduire le nombre de jours autorisés ». Du côté du logement social, celui-ci « doit rester quelque chose de ponctuel pour lever la tête et revenir sur le chemin de l’emploi » mais il est « extrêmement vieillissant ». Ils proposent notamment « un audit énergétique et une rénovation des logements au travers d’un plan pluriannuel ».
Guillaume Luigi, 7e sur la liste, a ensuite tenu à aborder le sujet de la sécurité qui, selon lui, n’est pas « un sujet secondaire, un thème de campagne parmi d’autres mais bien la base de tout ». « Les habitants veulent pouvoir circuler tranquillement et nous devons leur répondre avec sérieux, sans démagogie. Quand la sécurité recule, c’est la liberté des habitants qui disparaît. Notre politique passera par des moyens concrets et une présence réelle sur le terrain : nous renforcerons la police municipale, qui compte aujourd’hui 24 agents, avec un objectif de 30 agents opérationnels. La police municipale sera armée et formée, et nous développerons une police de proximité avec un relais de la police à Bastia Sud. »
De son côté, Christine Thevenard, en 2e position sur la liste, a abordé le sujet du social et de la santé. Pour elle, il faut « mettre les Bastiais au cœur de l’action publique et agir d’abord pour les nôtres » afin de « construire une ville plus solidaire, organisée et attentive au quotidien de ses habitants ». Plusieurs projets sont prévus en cas de victoire, dont « le développement du portage de repas à domicile pour les seniors », « la création d’une nouvelle crèche pour les familles afin d'augmenter le nombre de places disponibles » ou encore « la modernisation de l’hôpital actuel pour garantir un accueil digne pour les patients et de bonnes conditions de travail pour les soignants ».
Jean-Antoine Giacomi, 3e sur la liste, a ensuite abordé la question de « l’attractivité économique » de la ville, indiquant « voir le non-travail effectué par la majorité sortante, avec des commerces en centre-ville qui se meurent et un tourisme pas développé malgré des atouts majeurs comme le port, la proximité de l’aéroport ou le patrimoine remarquable et l’identité bastiaise assez marquée ». « Nous devons donner un second souffle à Bastia en termes de tourisme, en développant le tourisme des quatre saisons qui s’appuie sur la culture, la gastronomie, le patrimoine et les événements. Nous souhaitons créer un port de grande plaisance au niveau de la jetée du Dragon pour accueillir des bateaux supérieurs à 15 mètres afin d’attirer une clientèle avec un pouvoir d’achat assez fort et avoir des retombées économiques assez importantes, notamment au niveau de la restauration. »
Enfin, Jean-Michel Lamberti a pris la parole pour « un côté plus politique ». « Les élus de la majorité sortante comme ceux de la prétendue opposition sont les deux faces d’une même pièce, celle du renoncement et du déni de la réalité. Ils osent se réveiller aujourd’hui avec des programmes électoraux, mais qui peut encore les croire », a-t-il martelé, avant d’aborder la question du « grand remplacement ». « Nous refusons la tiersmondialisation, nous souhaitons sauvegarder l’âme bastiaise. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un bulletin de vote, c’est le futur de nos enfants et de nos petits-enfants. Voulons-nous qu’ils soient des étrangers sur leur propre terre ? Non, nous voulons qu’ils marchent la tête haute dans une ville sûre et fidèle à ses racines. » Il a ensuite appelé « à ne pas voter par habitude, mais à voter pour la survie de notre identité, pour la liste Prima i Nostri, la liste de la reconquête. »
