Élu maire en 2021 à l’issue d’élections partielles, Don Georges Simeon brigue aujourd’hui un nouveau mandat à la tête de la commune de Belvédère-Campomoro. Il sera opposé à son premier adjoint actuel, Jean-Pierre Tolini, qui conduit également une liste dans ce scrutin aux allures de duel local.
Vous êtes le maire sortant de Belvédère-Campomoro. Pourquoi souhaitez-vous aujourd’hui solliciter un nouveau mandat à la tête de la commune ?
Parce que j'ai beaucoup de projets en cours, et que je compte les finaliser au cours de cette mandature.
Comment vous avez constitué votre liste que vous annoncez à 70% renouvelée ?
Je l’ai constituée avec des gens qui sont impliqués dans la vie du village depuis longtemps, qui y résident et qui sont très motivés pour cette mandature.
Quel bilan tirez-vous de la mandature écoulée ?
Durant cette mandature, nous avons investi environ 630 000 euros sans recours à l'endettement. Nous avons notamment réalisé l'aménagement pour la protection des dunes, des aménagements paysagers au niveau des deux parkings, de la place de la mairie, de l'aire de retournement et sur la place de l'église de Belvédère.
Vous parlez d'un « bilan responsable ». Quel bilan tirez-vous de votre gestion financière, notamment au regard des choix fiscaux que vous avez opérés ces dernières années ?
Nous avons des finances très saines qui vont nous permettre de poursuivre nos investissements. Au niveau des impôts, nous avons augmenté la taxe sur les résidences secondaires de 40 %, ce que j'assume pleinement. Cela nous permet d'avoir 70 000 euros de rentrées fiscales en plus, ce qui n'est pas négligeable.
Vous avez parlé de la protection des dunes et des aménagements paysagers. Pourquoi ces projets environnementaux étaient prioritaires au cours de la mandature écoulée ?
Parce que je trouve que les mandatures précédentes ont coupé beaucoup d'arbres, ce qui me désole. Je me suis donc mis en tête de remettre un peu de nature dans le village, que je trouve bétonné à l'excès.
Parmi les projets que vous avez engagés durant cette mandature et qui arrivent aujourd'hui à maturité, lesquels devront absolument, selon vous, aboutir lors de la prochaine mandature ?
Le plus important, c'est le projet sur les zones de mouillage que nous avons lancé en 2021. Nous avons eu beaucoup de mal à obtenir une AOT auprès des services de l'État, mais je pense que cela sera réglé en 2027. Donc, nous allons avoir des mouillages organisés qui seront évidemment payants. Cela représente quand même un gros investissement.
Outre cette zone de mouillage, vous annoncez d'autres projets structurants pour cette prochaine mandature, notamment la réfection du ponton et l'agrandissement de la mairie. Comment la commune financera-t-elle ces investissements qui vont atteindre près de 2,5 millions d'euros ?
Pour la zone de mouillage, nous allons faire un crédit qui, d'après les simulations financières de notre bureau d'études, devrait être amorti en 10 ans. Comme nous aurons 15 ans d'AOT, cette zone de mouillage devrait s’auto-financer. À notre charge, nous allons construire un hangar pour stocker tous les matériels dont on va avoir besoin pour cette zone de mouillage. La réfection du ponton devrait elle aussi être auto-financée par les locations de places sur celui-ci. L’agrandissement de la mairie est un gros investissement que nous ne pourrons mener à bien qu'avec l'aide de l'État, pour tout ce qui concerne la rénovation thermique du bâtiment, et de la Collectivité de Corse en ce qui concerne la réfection des logements communaux. Nous pourrons réaliser cet investissement que si nous sommes subventionnés à 80%, comme pour tout ce que nous avons déjà fait jusqu'à présent.
L’urbanisme est au cœur de cette campagne. Pour votre part, vous voulez faire le choix de réserver les rares espaces qui restent aujourd'hui constructibles sur votre commune aux résidences principales. Comment comptez-vous encadrer cette orientation ?
C’est pour cela que j'ai besoin d'élaborer un Plan Local d’Urbanisme. Il n'y a que dans ce cadre que l'on peut utiliser la loi Lemeur, qui permet de réserver les terrains constructibles aux résidences principales.
Quelles seront les autres priorités de votre futur mandat si vous êtes réélu ?
En concertation avec la population, je compte requalifier le site de l'héliport pour en faire un espace paysager. Nous avons aussi l'agrandissement du cimetière à réaliser parce qu'on a beaucoup de monde et plus du tout de places disponibles. Et enfin je compte aussi procéder à la réfection du parvis de l'église de Campomoro.
Votre opposant évoque un déséquilibre entre les différentes zones de la commune. Avez-vous le sentiment que Belvédère, Campomoro et Portigliolo ont été traités de manière équitable durant votre mandat ?
Je n’ai fait aucune différence entre les secteurs de la commune. Dans le cas de Portigliolo, je n'ai pas eu de demande de la part des administrés, mais on vient d’y refaire le point d'apport volontaire pour la collecte des déchets. En ce qui concerne Belvédère, nous sommes en train de finaliser la réfection de la place de l'église. Nous allons aussi voir avec le SDE2A pour enfin réaliser l'enfouissement des lignes électriques à Belvédère. Mais ce sont des projets qui sont portés par le SDE2A et non pas par la commune. Sur Belvédère, il y a aussi le point noir du réservoir d'eau, mais là c'est une attribution de la communauté de communes. Pour ma part, je me suis occupé de leur trouver un terrain qui est en cours d'acquisition chez le notaire pour que soit enfin réalisé ce réservoir d'eau. J'ai aussi pour projet avec la communauté de communes de réaliser l'enfouissement des points d'apport volontaire.
Le stationnement payant et la mise en place des horodateurs sur la commune ont aussi suscité des critiques. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ?
Le bilan est très simple : sans les horodateurs nous ne pouvons plus continuer à investir comme nous le faisons. Cela représente quand même une manne financière très importante. Évidemment, les gens ne sont pas très contents de payer quand ils viennent à la plage, mais on a de moins en moins de dotations de l'État et les subventions sont de plus en plus dures à obtenir. Sans les parcmètres, on ne pourra plus continuer à investir comme on l'a fait jusqu'à maintenant. J'assume pleinement l'installation de ces horodateurs. D'ailleurs, mon premier adjoint qui les critique, a voté pour leur installation quand il était au conseil municipal, comme les autres actions qu’il critique maintenant.
Justement, comme vous venez de le dire, vous êtes opposé à votre premier adjoint qui est aujourd'hui votre adversaire. Comment abordez-vous cette élection face à lui ?
Très sereinement. C'est lui qui a décidé de se présenter contre moi pour des raisons uniquement personnelles. Il n'a fait état d'aucun désaccord politique tout au long de la mandature. Je pense que si aujourd’hui il y a des divisions dans le village, elles sont de son fait et non du mien.
Pour terminer, quel message voudriez-vous adresser à vos administrés ? Pourquoi devraient-ils continuer à vous faire confiance et voter pour vous ?
J’ai une équipe très engagée, très rajeunie, avec des gens qui habitent dans le village à l'année, qui travaillent. Et je pense que nous portons un projet réaliste et très concret. Je pense que mes administrés sauront le reconnaître.
Parce que j'ai beaucoup de projets en cours, et que je compte les finaliser au cours de cette mandature.
Comment vous avez constitué votre liste que vous annoncez à 70% renouvelée ?
Je l’ai constituée avec des gens qui sont impliqués dans la vie du village depuis longtemps, qui y résident et qui sont très motivés pour cette mandature.
Quel bilan tirez-vous de la mandature écoulée ?
Durant cette mandature, nous avons investi environ 630 000 euros sans recours à l'endettement. Nous avons notamment réalisé l'aménagement pour la protection des dunes, des aménagements paysagers au niveau des deux parkings, de la place de la mairie, de l'aire de retournement et sur la place de l'église de Belvédère.
Vous parlez d'un « bilan responsable ». Quel bilan tirez-vous de votre gestion financière, notamment au regard des choix fiscaux que vous avez opérés ces dernières années ?
Nous avons des finances très saines qui vont nous permettre de poursuivre nos investissements. Au niveau des impôts, nous avons augmenté la taxe sur les résidences secondaires de 40 %, ce que j'assume pleinement. Cela nous permet d'avoir 70 000 euros de rentrées fiscales en plus, ce qui n'est pas négligeable.
Vous avez parlé de la protection des dunes et des aménagements paysagers. Pourquoi ces projets environnementaux étaient prioritaires au cours de la mandature écoulée ?
Parce que je trouve que les mandatures précédentes ont coupé beaucoup d'arbres, ce qui me désole. Je me suis donc mis en tête de remettre un peu de nature dans le village, que je trouve bétonné à l'excès.
Parmi les projets que vous avez engagés durant cette mandature et qui arrivent aujourd'hui à maturité, lesquels devront absolument, selon vous, aboutir lors de la prochaine mandature ?
Le plus important, c'est le projet sur les zones de mouillage que nous avons lancé en 2021. Nous avons eu beaucoup de mal à obtenir une AOT auprès des services de l'État, mais je pense que cela sera réglé en 2027. Donc, nous allons avoir des mouillages organisés qui seront évidemment payants. Cela représente quand même un gros investissement.
Outre cette zone de mouillage, vous annoncez d'autres projets structurants pour cette prochaine mandature, notamment la réfection du ponton et l'agrandissement de la mairie. Comment la commune financera-t-elle ces investissements qui vont atteindre près de 2,5 millions d'euros ?
Pour la zone de mouillage, nous allons faire un crédit qui, d'après les simulations financières de notre bureau d'études, devrait être amorti en 10 ans. Comme nous aurons 15 ans d'AOT, cette zone de mouillage devrait s’auto-financer. À notre charge, nous allons construire un hangar pour stocker tous les matériels dont on va avoir besoin pour cette zone de mouillage. La réfection du ponton devrait elle aussi être auto-financée par les locations de places sur celui-ci. L’agrandissement de la mairie est un gros investissement que nous ne pourrons mener à bien qu'avec l'aide de l'État, pour tout ce qui concerne la rénovation thermique du bâtiment, et de la Collectivité de Corse en ce qui concerne la réfection des logements communaux. Nous pourrons réaliser cet investissement que si nous sommes subventionnés à 80%, comme pour tout ce que nous avons déjà fait jusqu'à présent.
L’urbanisme est au cœur de cette campagne. Pour votre part, vous voulez faire le choix de réserver les rares espaces qui restent aujourd'hui constructibles sur votre commune aux résidences principales. Comment comptez-vous encadrer cette orientation ?
C’est pour cela que j'ai besoin d'élaborer un Plan Local d’Urbanisme. Il n'y a que dans ce cadre que l'on peut utiliser la loi Lemeur, qui permet de réserver les terrains constructibles aux résidences principales.
Quelles seront les autres priorités de votre futur mandat si vous êtes réélu ?
En concertation avec la population, je compte requalifier le site de l'héliport pour en faire un espace paysager. Nous avons aussi l'agrandissement du cimetière à réaliser parce qu'on a beaucoup de monde et plus du tout de places disponibles. Et enfin je compte aussi procéder à la réfection du parvis de l'église de Campomoro.
Votre opposant évoque un déséquilibre entre les différentes zones de la commune. Avez-vous le sentiment que Belvédère, Campomoro et Portigliolo ont été traités de manière équitable durant votre mandat ?
Je n’ai fait aucune différence entre les secteurs de la commune. Dans le cas de Portigliolo, je n'ai pas eu de demande de la part des administrés, mais on vient d’y refaire le point d'apport volontaire pour la collecte des déchets. En ce qui concerne Belvédère, nous sommes en train de finaliser la réfection de la place de l'église. Nous allons aussi voir avec le SDE2A pour enfin réaliser l'enfouissement des lignes électriques à Belvédère. Mais ce sont des projets qui sont portés par le SDE2A et non pas par la commune. Sur Belvédère, il y a aussi le point noir du réservoir d'eau, mais là c'est une attribution de la communauté de communes. Pour ma part, je me suis occupé de leur trouver un terrain qui est en cours d'acquisition chez le notaire pour que soit enfin réalisé ce réservoir d'eau. J'ai aussi pour projet avec la communauté de communes de réaliser l'enfouissement des points d'apport volontaire.
Le stationnement payant et la mise en place des horodateurs sur la commune ont aussi suscité des critiques. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ?
Le bilan est très simple : sans les horodateurs nous ne pouvons plus continuer à investir comme nous le faisons. Cela représente quand même une manne financière très importante. Évidemment, les gens ne sont pas très contents de payer quand ils viennent à la plage, mais on a de moins en moins de dotations de l'État et les subventions sont de plus en plus dures à obtenir. Sans les parcmètres, on ne pourra plus continuer à investir comme on l'a fait jusqu'à maintenant. J'assume pleinement l'installation de ces horodateurs. D'ailleurs, mon premier adjoint qui les critique, a voté pour leur installation quand il était au conseil municipal, comme les autres actions qu’il critique maintenant.
Justement, comme vous venez de le dire, vous êtes opposé à votre premier adjoint qui est aujourd'hui votre adversaire. Comment abordez-vous cette élection face à lui ?
Très sereinement. C'est lui qui a décidé de se présenter contre moi pour des raisons uniquement personnelles. Il n'a fait état d'aucun désaccord politique tout au long de la mandature. Je pense que si aujourd’hui il y a des divisions dans le village, elles sont de son fait et non du mien.
Pour terminer, quel message voudriez-vous adresser à vos administrés ? Pourquoi devraient-ils continuer à vous faire confiance et voter pour vous ?
J’ai une équipe très engagée, très rajeunie, avec des gens qui habitent dans le village à l'année, qui travaillent. Et je pense que nous portons un projet réaliste et très concret. Je pense que mes administrés sauront le reconnaître.
