Candidate aux élections municipales des 15 et 22 mars à la liste « La Gauche Unie : A Voci di u Populu » soutenue par le Parti communiste français, le Parti socialiste et le mouvement Debout !, Charlotte Cesari défend un projet qu’elle présente comme « pluriel, riche et honnête », centré sur l’accès au logement, la justice sociale et le renforcement des services publics. Elle fait du respect de la loi SRU et du développement du Bail Réel Solidaire des priorités absolues, tout en revendiquant une approche de la sécurité fondée sur la prévention et la proximité. Face à la mandature sortante, la candidate de gauche assume une volonté d’alternance et se dit « déterminée et confiante » à l’approche du scrutin.
Vous avez présenté votre liste. Comment la qualifieriez-vous ?
La liste que j’ai présentée est plurielle, riche et honnête. Les partis politiques ont choisi de s’ouvrir à l’ensemble de la société. Je suis très fière d’y voir des militants politiques du PS, du PC et de Debout !, des militants associatifs et syndicaux, ainsi que des acteurs du quotidien (enseignants, commerçants, agents territoriaux…). Notre liste correspond à la diversité de la gauche et répond à l’exigence d’union de l’électorat.
Quel bilan tirez-vous de la mandature sortante ?
Je ne souhaite pas m’attarder sur la politique de la mandature sortante. Pour autant, elle a fait le choix d’une politique qui exclut les Ajacciens, tant du point de vue du logement, du social, de la culture que des infrastructures elles-mêmes. Une politique de gauche est profondément humaniste, loin d’une gestion qui s’apparente à celle d’une entreprise.
Quelle est, selon vous, la principale problématique à laquelle Ajaccio est confrontée ?
Ajaccio est confrontée à de multiples problématiques, et les classer par ordre de priorité peut poser un véritable problème éthique. Néanmoins, l’impossibilité d’accéder au logement pour la grande majorité des Ajacciens est un scandale absolu. Il est inadmissible que la politique municipale accepte cette réalité. Ajaccio doit appartenir aux Ajacciens, ni aux spéculateurs ni aux touristes. Une ville n’a pas vocation à être une carte postale : elle est un lieu de vie, d’échanges et de culture.
Comment comptez-vous y répondre ?
En respectant la loi SRU, qui exige 25 % de logements sociaux, dans le bâti existant comme dans les futures constructions. Il s’agit d’un travail collaboratif avec l’ensemble des métiers du bâtiment. De plus, il faut utiliser les leviers juridiques à notre disposition, et ils sont nombreux. Le Bail Réel Solidaire (BRS) est un outil très efficace : il s’agit de reprendre la maîtrise du foncier. En reprenant cette maîtrise, le bâti revient au moins 50 % moins cher que le prix du marché. En conservant cette maîtrise, on peut également empêcher les constructions anarchiques et favoriser l’accès au logement des Ajacciens. Ce principe s’applique aussi au locatif. D’autre part, nous proposons la limitation des locations saisonnières (type Airbnb) à 90 jours, exclusivement pour les résidences principales. Nous créerons un service de contrôle des locations de meublés touristiques afin de lutter contre les locations illégales. Il n’est plus question que les Ajacciens soient dépossédés et exclus de leur propre ville.
Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
Notre projet est celui d’une ville humaine, à la hauteur de son histoire et de ce qu’elle mérite. Nous souhaitons une ville qui protège, qui rassemble et qui prépare l’avenir.
Ajaccio est d’abord la ville de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y élèvent leurs enfants. Nous voulons une ville qui investit dans ses écoles, dans la culture, dans le sport, dans les mobilités douces et dans la transition écologique. Nous proposons un plan ambitieux pour les services publics de proximité, la rénovation énergétique des bâtiments communaux, l’implication des enfants dans la vie politique (conseils municipaux des enfants, par exemple, avec un budget de 40 000 euros par an), le soutien aux associations qui ont vu leurs subventions réduites, voire supprimées, et le développement d’une économie locale durable. Gouverner Ajaccio, ce n’est pas gérer des chiffres, c’est prendre soin d’un territoire et de sa population.
Deux sujets dominent cette campagne : le logement et l’insécurité. Quelles solutions proposez-vous ?
Sur le logement, nous avons déjà présenté des mesures concrètes : respect strict de la loi SRU, développement massif du Bail Réel Solidaire, encadrement et contrôle des locations saisonnières. Il faut stopper la spéculation et redonner la priorité aux habitants.
Concernant l’insécurité, nous refusons les discours simplistes. La sécurité est un droit fondamental. Elle passe par une police municipale de proximité, mieux formée et davantage présente sur le terrain, mais aussi par la prévention. L’insécurité ne se combat pas uniquement par la répression : elle se combat par l’éducation, la présence humaine dans les quartiers, le soutien aux associations, l’accès à l’emploi et à la culture. Une politique de gauche assume l’autorité républicaine tout en traitant les causes profondes. Il ne s’agit pas de développer la vidéosurveillance, bien au contraire : nous voulons une ville éduquée. Les premières victimes de l’insécurité sont les femmes, notamment dans le cadre intrafamilial ; des caméras de surveillance n’y changeront rien. Il faut des structures d’accueil, des relais efficaces et une véritable coopération entre les services de la municipalité et le tissu associatif, qui est essentiel.
Quels seront les autres axes forts de votre programme ?
Outre le logement et la sécurité, notre programme s’articule autour de plusieurs priorités structurantes pour l’avenir d’Ajaccio. Nous voulons engager une transition écologique réellement adaptée à notre territoire méditerranéen, en tenant compte de ses spécificités climatiques et environnementales. La question des mobilités sera également centrale, avec l’amélioration des transports publics, le développement des pistes cyclables et une stratégie visant à désengorger durablement le centre-ville.
Nous plaçons aussi la jeunesse au cœur de notre action, en facilitant l’accès au sport, à la culture et en renforçant le soutien aux étudiants. La démocratie locale devra être revitalisée grâce à la mise en place de conseils de quartier dotés d’un véritable pouvoir de proposition et d’un budget participatif.
Enfin, nous entendons soutenir activement les commerces de proximité, confrontés à la concurrence déloyale et à la désertification de certains quartiers, ainsi que les associations, aujourd’hui fragilisées alors même qu’elles constituent un soutien social essentiel et un relais indispensable pour les habitants.
Quelle sera votre priorité si vous êtes élue ? Quelles mesures urgentes faudrait-il prendre ?
La priorité absolue sera le logement. Dès les premiers mois, nous lancerons un audit du foncier disponible, la mise en place opérationnelle du BRS et un plan de contrôle des locations touristiques.
En parallèle, nous engagerons un diagnostic social et urbain afin d’identifier les urgences quartier par quartier. Il faut agir vite, mais avec méthode et transparence. Il est inacceptable que des personnes vivent dans la rue et que les structures d’accueil manquent de moyens. La gauche au pouvoir refusera catégoriquement que des personnes vivent à la rue ou que certaines ne puissent accéder à leurs droits.
Quelle est votre vision de la commune à 20 ou 30 ans ?
Je veux une ville apaisée, juste, culturelle, équilibrée et écologique, où les jeunes peuvent se loger et travailler sans être contraints de partir. Dans 20 ou 30 ans, Ajaccio doit être une capitale méditerranéenne attractive, mais fidèle à son identité corse. Une ville qui aura su concilier développement économique, justice sociale et préservation de son environnement exceptionnel. Une capitale culturelle, profondément méditerranéenne et européenne. Le tourisme sera maîtrisé et profitera à la ville et à ses habitants. Nous serons sortis de l’économie du tourisme de masse.
Pour revenir au scrutin, quel est, en termes électoraux, votre challenge ? Pensez-vous passer le cap du 1er tour ? Avec quel score ?
Le véritable challenge est de redonner espoir et de mobiliser l’électorat populaire, qui s’abstient massivement.
Je suis déterminée et confiante dans notre capacité à franchir le cap du premier tour. Je ne m’avance pas sur un score précis : ce sont les Ajacciens qui décideront. Mais je sens une attente forte d’alternative.
Si vous passez ce cap, quelle sera votre stratégie pour le 2nd tour ? Avez-vous déjà discuté ou envisagé d’éventuelles alliances ?
Notre ligne est claire : nous nous maintiendrons au second tour. Nous sommes la seule alternative sérieuse à une politique de droite et d’austérité. Nos engagements et notre projet sont sérieux et à la hauteur de la ville.
Si vous ne passez pas le cap du 1er tour, qui soutiendrez-vous ?
Nous prendrons nos responsabilités collectivement. Notre objectif est le changement. Nous ne soutiendrons jamais une politique contraire à nos valeurs de justice sociale et d’humanisme.
Ajaccio est-elle prête, selon vous, à une alternance politique ?
Oui. Je pense qu’une partie croissante de la population aspire à un changement profond. L’alternance n’est pas une revanche, c’est une respiration démocratique.
Quel est votre message aux Ajacciens ? Pourquoi devraient-ils voter pour vous ?
Je leur dis que cette élection leur appartient. Voter pour notre liste, c’est choisir une ville qui protège ses habitants avant de protéger les intérêts financiers. C’est choisir la justice sociale, la transparence et l’engagement sincère. Nous sommes une équipe issue du terrain, proche des réalités quotidiennes.
Êtes-vous confiante ?
Oui. Parce que je crois en Ajaccio. Et parce que je crois en la force collective lorsqu’elle se met au service de l’intérêt général.
La liste que j’ai présentée est plurielle, riche et honnête. Les partis politiques ont choisi de s’ouvrir à l’ensemble de la société. Je suis très fière d’y voir des militants politiques du PS, du PC et de Debout !, des militants associatifs et syndicaux, ainsi que des acteurs du quotidien (enseignants, commerçants, agents territoriaux…). Notre liste correspond à la diversité de la gauche et répond à l’exigence d’union de l’électorat.
Quel bilan tirez-vous de la mandature sortante ?
Je ne souhaite pas m’attarder sur la politique de la mandature sortante. Pour autant, elle a fait le choix d’une politique qui exclut les Ajacciens, tant du point de vue du logement, du social, de la culture que des infrastructures elles-mêmes. Une politique de gauche est profondément humaniste, loin d’une gestion qui s’apparente à celle d’une entreprise.
Quelle est, selon vous, la principale problématique à laquelle Ajaccio est confrontée ?
Ajaccio est confrontée à de multiples problématiques, et les classer par ordre de priorité peut poser un véritable problème éthique. Néanmoins, l’impossibilité d’accéder au logement pour la grande majorité des Ajacciens est un scandale absolu. Il est inadmissible que la politique municipale accepte cette réalité. Ajaccio doit appartenir aux Ajacciens, ni aux spéculateurs ni aux touristes. Une ville n’a pas vocation à être une carte postale : elle est un lieu de vie, d’échanges et de culture.
Comment comptez-vous y répondre ?
En respectant la loi SRU, qui exige 25 % de logements sociaux, dans le bâti existant comme dans les futures constructions. Il s’agit d’un travail collaboratif avec l’ensemble des métiers du bâtiment. De plus, il faut utiliser les leviers juridiques à notre disposition, et ils sont nombreux. Le Bail Réel Solidaire (BRS) est un outil très efficace : il s’agit de reprendre la maîtrise du foncier. En reprenant cette maîtrise, le bâti revient au moins 50 % moins cher que le prix du marché. En conservant cette maîtrise, on peut également empêcher les constructions anarchiques et favoriser l’accès au logement des Ajacciens. Ce principe s’applique aussi au locatif. D’autre part, nous proposons la limitation des locations saisonnières (type Airbnb) à 90 jours, exclusivement pour les résidences principales. Nous créerons un service de contrôle des locations de meublés touristiques afin de lutter contre les locations illégales. Il n’est plus question que les Ajacciens soient dépossédés et exclus de leur propre ville.
Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
Notre projet est celui d’une ville humaine, à la hauteur de son histoire et de ce qu’elle mérite. Nous souhaitons une ville qui protège, qui rassemble et qui prépare l’avenir.
Ajaccio est d’abord la ville de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y élèvent leurs enfants. Nous voulons une ville qui investit dans ses écoles, dans la culture, dans le sport, dans les mobilités douces et dans la transition écologique. Nous proposons un plan ambitieux pour les services publics de proximité, la rénovation énergétique des bâtiments communaux, l’implication des enfants dans la vie politique (conseils municipaux des enfants, par exemple, avec un budget de 40 000 euros par an), le soutien aux associations qui ont vu leurs subventions réduites, voire supprimées, et le développement d’une économie locale durable. Gouverner Ajaccio, ce n’est pas gérer des chiffres, c’est prendre soin d’un territoire et de sa population.
Deux sujets dominent cette campagne : le logement et l’insécurité. Quelles solutions proposez-vous ?
Sur le logement, nous avons déjà présenté des mesures concrètes : respect strict de la loi SRU, développement massif du Bail Réel Solidaire, encadrement et contrôle des locations saisonnières. Il faut stopper la spéculation et redonner la priorité aux habitants.
Concernant l’insécurité, nous refusons les discours simplistes. La sécurité est un droit fondamental. Elle passe par une police municipale de proximité, mieux formée et davantage présente sur le terrain, mais aussi par la prévention. L’insécurité ne se combat pas uniquement par la répression : elle se combat par l’éducation, la présence humaine dans les quartiers, le soutien aux associations, l’accès à l’emploi et à la culture. Une politique de gauche assume l’autorité républicaine tout en traitant les causes profondes. Il ne s’agit pas de développer la vidéosurveillance, bien au contraire : nous voulons une ville éduquée. Les premières victimes de l’insécurité sont les femmes, notamment dans le cadre intrafamilial ; des caméras de surveillance n’y changeront rien. Il faut des structures d’accueil, des relais efficaces et une véritable coopération entre les services de la municipalité et le tissu associatif, qui est essentiel.
Quels seront les autres axes forts de votre programme ?
Outre le logement et la sécurité, notre programme s’articule autour de plusieurs priorités structurantes pour l’avenir d’Ajaccio. Nous voulons engager une transition écologique réellement adaptée à notre territoire méditerranéen, en tenant compte de ses spécificités climatiques et environnementales. La question des mobilités sera également centrale, avec l’amélioration des transports publics, le développement des pistes cyclables et une stratégie visant à désengorger durablement le centre-ville.
Nous plaçons aussi la jeunesse au cœur de notre action, en facilitant l’accès au sport, à la culture et en renforçant le soutien aux étudiants. La démocratie locale devra être revitalisée grâce à la mise en place de conseils de quartier dotés d’un véritable pouvoir de proposition et d’un budget participatif.
Enfin, nous entendons soutenir activement les commerces de proximité, confrontés à la concurrence déloyale et à la désertification de certains quartiers, ainsi que les associations, aujourd’hui fragilisées alors même qu’elles constituent un soutien social essentiel et un relais indispensable pour les habitants.
Quelle sera votre priorité si vous êtes élue ? Quelles mesures urgentes faudrait-il prendre ?
La priorité absolue sera le logement. Dès les premiers mois, nous lancerons un audit du foncier disponible, la mise en place opérationnelle du BRS et un plan de contrôle des locations touristiques.
En parallèle, nous engagerons un diagnostic social et urbain afin d’identifier les urgences quartier par quartier. Il faut agir vite, mais avec méthode et transparence. Il est inacceptable que des personnes vivent dans la rue et que les structures d’accueil manquent de moyens. La gauche au pouvoir refusera catégoriquement que des personnes vivent à la rue ou que certaines ne puissent accéder à leurs droits.
Quelle est votre vision de la commune à 20 ou 30 ans ?
Je veux une ville apaisée, juste, culturelle, équilibrée et écologique, où les jeunes peuvent se loger et travailler sans être contraints de partir. Dans 20 ou 30 ans, Ajaccio doit être une capitale méditerranéenne attractive, mais fidèle à son identité corse. Une ville qui aura su concilier développement économique, justice sociale et préservation de son environnement exceptionnel. Une capitale culturelle, profondément méditerranéenne et européenne. Le tourisme sera maîtrisé et profitera à la ville et à ses habitants. Nous serons sortis de l’économie du tourisme de masse.
Pour revenir au scrutin, quel est, en termes électoraux, votre challenge ? Pensez-vous passer le cap du 1er tour ? Avec quel score ?
Le véritable challenge est de redonner espoir et de mobiliser l’électorat populaire, qui s’abstient massivement.
Je suis déterminée et confiante dans notre capacité à franchir le cap du premier tour. Je ne m’avance pas sur un score précis : ce sont les Ajacciens qui décideront. Mais je sens une attente forte d’alternative.
Si vous passez ce cap, quelle sera votre stratégie pour le 2nd tour ? Avez-vous déjà discuté ou envisagé d’éventuelles alliances ?
Notre ligne est claire : nous nous maintiendrons au second tour. Nous sommes la seule alternative sérieuse à une politique de droite et d’austérité. Nos engagements et notre projet sont sérieux et à la hauteur de la ville.
Si vous ne passez pas le cap du 1er tour, qui soutiendrez-vous ?
Nous prendrons nos responsabilités collectivement. Notre objectif est le changement. Nous ne soutiendrons jamais une politique contraire à nos valeurs de justice sociale et d’humanisme.
Ajaccio est-elle prête, selon vous, à une alternance politique ?
Oui. Je pense qu’une partie croissante de la population aspire à un changement profond. L’alternance n’est pas une revanche, c’est une respiration démocratique.
Quel est votre message aux Ajacciens ? Pourquoi devraient-ils voter pour vous ?
Je leur dis que cette élection leur appartient. Voter pour notre liste, c’est choisir une ville qui protège ses habitants avant de protéger les intérêts financiers. C’est choisir la justice sociale, la transparence et l’engagement sincère. Nous sommes une équipe issue du terrain, proche des réalités quotidiennes.
Êtes-vous confiante ?
Oui. Parce que je crois en Ajaccio. Et parce que je crois en la force collective lorsqu’elle se met au service de l’intérêt général.
