À Purettu, le Carnavale di Brandu a une nouvelle fois rassemblé habitants et visiteurs ce dimanche. Fidèle à l’esprit des anciens carnavals corses, le cortège de mascherati perpétue depuis plus de vingt-cinq ans une tradition hivernale singulière, entre transmission, symboles et célébration du renouveau. Revivez ce moment hors du temps grâce aux belle photos d'Hervé Tusoli.
C’est désormais un moment très attendu chaque année. Ce dimanche, l’incontournable Carnavale di Brandu a une nouvelle fois enchanté habitants et visiteurs du hameau de Purettu.
Si le carnaval est traditionnellement associé aux jours précédant le carême, période de réjouissances avant le temps du jeûne, ses racines plongent bien plus loin dans l’histoire. Des rites anciens liés aux cycles de la nature jusqu’aux célébrations populaires chrétiennes, il a toujours symbolisé un moment de bascule, celui où l’on chasse l’hiver pour appeler le printemps. En Corse, cette tradition avait peu à peu perdu de sa vigueur. À Brandu, elle renaît pourtant depuis le début des années 2000, portée par la volonté d’un groupe de passionnés réuni au sein de l’Associu Carnavale di Brandu. Inspirés par les carnavals traditionnels observés en Sardaigne, c’est sous la houlette de Jean-Yves Casalta et de son épouse que la tradition du carnaval a repris vie, mais sous une forme plus ancienne, plus enracinée, loin des standards modernes.
Ici, point en effet de chars extravagants ni de costumes éclatants. Le cortège se distingue par son esthétique sobre et organique. Les masques, façonnés dans des matières naturelles comme le liège ou les courges séchées, arborent des visages saisissants, parfois troublants. Les teintes rappellent la terre, l’écorce, le maquis. Une fidélité assumée à l’esprit des anciens carnavals corses qui intrigue autant qu’elle fascine.
Ce dimanche, autour des personnages masqués, musiciens et habitants ont accompagné la déambulation. Les danses, chargées de symboles, évoquent la fin d’un cycle et la promesse d’un renouveau. Le mariage puis le jugement du roi du carnaval ont rythmé l’après-midi, sous les regards amusés des enfants, impatients de découvrir le sort réservé aux traditionnelles pignate.
Revivez ce moment grâce aux belles photos d’Hervé Tusoli.
Si le carnaval est traditionnellement associé aux jours précédant le carême, période de réjouissances avant le temps du jeûne, ses racines plongent bien plus loin dans l’histoire. Des rites anciens liés aux cycles de la nature jusqu’aux célébrations populaires chrétiennes, il a toujours symbolisé un moment de bascule, celui où l’on chasse l’hiver pour appeler le printemps. En Corse, cette tradition avait peu à peu perdu de sa vigueur. À Brandu, elle renaît pourtant depuis le début des années 2000, portée par la volonté d’un groupe de passionnés réuni au sein de l’Associu Carnavale di Brandu. Inspirés par les carnavals traditionnels observés en Sardaigne, c’est sous la houlette de Jean-Yves Casalta et de son épouse que la tradition du carnaval a repris vie, mais sous une forme plus ancienne, plus enracinée, loin des standards modernes.
Ici, point en effet de chars extravagants ni de costumes éclatants. Le cortège se distingue par son esthétique sobre et organique. Les masques, façonnés dans des matières naturelles comme le liège ou les courges séchées, arborent des visages saisissants, parfois troublants. Les teintes rappellent la terre, l’écorce, le maquis. Une fidélité assumée à l’esprit des anciens carnavals corses qui intrigue autant qu’elle fascine.
Ce dimanche, autour des personnages masqués, musiciens et habitants ont accompagné la déambulation. Les danses, chargées de symboles, évoquent la fin d’un cycle et la promesse d’un renouveau. Le mariage puis le jugement du roi du carnaval ont rythmé l’après-midi, sous les regards amusés des enfants, impatients de découvrir le sort réservé aux traditionnelles pignate.
Revivez ce moment grâce aux belles photos d’Hervé Tusoli.
