Communauté d’Agglomération de Bastia : dernier conseil communautaire avant les élections

Written on 02/09/2026
Christophe Giudicelli

La Communauté d’Agglomération de Bastia a tenu, ce lundi 9 février, son dernier conseil communautaire de la mandature. À moins d’un mois des élections municipales, la séance a été marquée par les prises de parole de clôture du président Louis Pozzo di Borgo qui a évoqué sa "satisfaction"

(Photos Gérard Baldocchi)

La Communauté d’Agglomération de Bastia (CAB) a tenu ce lundi 9 février son dernier conseil communautaire de la mandature. Depuis son siège, Louis Pozzo di Borgo, qui préside la CAB depuis juillet 2020, a tenu en préambule à revenir brièvement sur sa présidence, évoquant « une vraie satisfaction » d’avoir présidé la collectivité. « Après six ans de travail, nos travaux vont prendre fin. Nous avons réalisé collectivement une mandature de bonne facture pour nos administrés et notre population », a-t-il souligné, avant de remercier et de saluer, comme il est de coutume, le travail des élus et de l’administration durant les six années écoulées.
Avec un message : « J’espère que la CAB de demain sera meilleure que celle d’aujourd’hui et certainement mieux que celle d’hier ». Faut-il y voir une dernier "pique" en direction de l’opposition ?


Concernant l’ordre du jour, campagne électorale oblige, la collectivité s’est penchée sur les affaires courantes : attribution de marchés publics pour des équipements de sécurité pour les agents, du mobilier de bureau, ou encore les travaux du nouveau centre technique, mais aussi l’installation de panneaux solaires sur le complexe sportif de l’Arinella, ainsi que la validation de promotions internes pour les agents.


Deux rapports ont également été abordés, portant sur les déchets et la pauvreté. Le premier concernait l’approbation des avis de la Commission consultative d’élaboration et de suivi du programme local de prévention des déchets, visant à favoriser le tri. L’occasion pour Louis Pozzo di Borgo d’évoquer l’impact de la loi de finances 2026, qu’il juge catastrophique pour les collectivités locales : « On sort de la logique du pollueur-payeur et on rentre sur la logique du contribuable-payeur. On va avoir, au niveau national, une addition de 700 millions d’euros à payer. Vu le retard sur le tri, en Corse, on va être des plus impactés. C’est un vrai changement de stratégie, car ce ne seront plus les grandes entreprises qui seront comptables de la pollution, mais le contribuable qui redeviendra le premier financeur du traitement des déchets en France. Une décision qui va avoir un fort impact sur les collectivités locales. »


Le rapport sur la pauvreté visait, dans le cadre de la politique de la ville, à acter les poches de pauvreté en dehors des quartiers prioritaires. Quatre zones ont été identifiées : le quartier de l’Annonciade/Fango, ainsi que les résidences Les Pléiades, Piana Suprana, la cité Agliani et Alba Chiara, à Bastia.

Déchets et pauvreté : deux thématiques qui seront au cœur des débats durant la campagne des municipales.