Après une occupation symbolique de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de Bastia, menée le lundi 5 janvier dernier, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Corse estiment que la gravité de la situation agricole, en Corse comme plus largement à l’échelle nationale, n’a pas été correctement appréhendée par les autorités parisiennes. Face à ce constat, les organisations syndicales appellent à une mobilisation unitaire jeudi 22 janvier 2026, à partir de 10 heures, devant la DDTM de Bastia.
Cette action s’inscrit dans ce que les syndicats présentent comme "le début d’un mouvement plus large, destiné à faire reconnaître la réalité et la spécificité de l’agriculture corse". À l’heure où s’ouvrent les négociations sur la future Politique agricole commune (PAC), ils entendent obtenir des garanties sur la volonté de l’État français, en tant que représentant de la France au sein de l’Union européenne, "de mettre l’agriculture insulaire à niveau par rapport aux autres régions françaises et européennes".
Les responsables agricoles rappellent que "la Corse se distingue par des handicaps structurels majeurs." L’île affiche un taux d’autosuffisance alimentaire limité à 4 %, contre environ 80 % à l’échelle nationale. Seules 19 % des surfaces sont déclarées agricoles, alors que la moyenne française atteint 54 %. Malgré un double handicap reconnu d’insularité et de montagne, l’enveloppe dédiée aux indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN) demeure inférieure de 14 % à la moyenne nationale.
À cela s’ajoutent des contraintes foncières et territoriales lourdes. Près de 66 % du territoire est couvert de forêts, contre 31 % en France, ce qui pose notamment la question de la reconnaissance des parcours pastoraux et des règles encadrant le défrichement. En zone de montagne, 40 % des parcelles ne sont toujours pas titrées. Par ailleurs, environ 70 % des meilleures terres agricoles sont aujourd’hui en friche ou sous-exploitées, faute notamment de politiques de remembrement comparables à celles mises en œuvre sur le continent.
Les syndicats soulignent également des "faiblesses structurelles persistantes, comme l’absence de port dédié au fret en containers, l’inexistence d’une filière céréalière organisée ou encore celle d’un marché de gros. Le coût de l’énergie constitue un autre point de tension, le prix du gasoil, routier comme non routier, étant plus élevé en Corse que partout ailleurs en France. Les céréales importées sur l’île affichent, quant à elles, des surcoûts allant de 30 à 100 % par rapport aux cours mondiaux".
La question de la formation et du financement est également au cœur des revendications. Les organisations agricoles dénoncent "l’absence de structures de formation jugées adaptées aux réalités locales, ainsi que le manque de fonds de contre-garantie bancaire spécifique à la Corse, qui limite l’accès au crédit et freine le développement équitable des différentes filières agricoles."
Enfin, les syndicats rappellent que le "contexte social renforce l’urgence de la situation. Le panier alimentaire est en moyenne 14 % plus cher qu’en France continentale, dans une région qui demeure la plus pauvre du pays."
Pour la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs, "si le pouvoir central n’est pas en mesure d’entendre les revendications portées collectivement par l’ensemble des responsables et syndicats agricoles de Corse, dans le cadre du travail engagé notamment par l’ODARC, alors chacun devra, préviennent-ils, "assumer ses responsabilités."
Les responsables agricoles rappellent que "la Corse se distingue par des handicaps structurels majeurs." L’île affiche un taux d’autosuffisance alimentaire limité à 4 %, contre environ 80 % à l’échelle nationale. Seules 19 % des surfaces sont déclarées agricoles, alors que la moyenne française atteint 54 %. Malgré un double handicap reconnu d’insularité et de montagne, l’enveloppe dédiée aux indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN) demeure inférieure de 14 % à la moyenne nationale.
À cela s’ajoutent des contraintes foncières et territoriales lourdes. Près de 66 % du territoire est couvert de forêts, contre 31 % en France, ce qui pose notamment la question de la reconnaissance des parcours pastoraux et des règles encadrant le défrichement. En zone de montagne, 40 % des parcelles ne sont toujours pas titrées. Par ailleurs, environ 70 % des meilleures terres agricoles sont aujourd’hui en friche ou sous-exploitées, faute notamment de politiques de remembrement comparables à celles mises en œuvre sur le continent.
Les syndicats soulignent également des "faiblesses structurelles persistantes, comme l’absence de port dédié au fret en containers, l’inexistence d’une filière céréalière organisée ou encore celle d’un marché de gros. Le coût de l’énergie constitue un autre point de tension, le prix du gasoil, routier comme non routier, étant plus élevé en Corse que partout ailleurs en France. Les céréales importées sur l’île affichent, quant à elles, des surcoûts allant de 30 à 100 % par rapport aux cours mondiaux".
La question de la formation et du financement est également au cœur des revendications. Les organisations agricoles dénoncent "l’absence de structures de formation jugées adaptées aux réalités locales, ainsi que le manque de fonds de contre-garantie bancaire spécifique à la Corse, qui limite l’accès au crédit et freine le développement équitable des différentes filières agricoles."
Enfin, les syndicats rappellent que le "contexte social renforce l’urgence de la situation. Le panier alimentaire est en moyenne 14 % plus cher qu’en France continentale, dans une région qui demeure la plus pauvre du pays."
Pour la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs, "si le pouvoir central n’est pas en mesure d’entendre les revendications portées collectivement par l’ensemble des responsables et syndicats agricoles de Corse, dans le cadre du travail engagé notamment par l’ODARC, alors chacun devra, préviennent-ils, "assumer ses responsabilités."
