Alors qu'il participait à la grande manifestation des agriculteurs à Paris ayant pour but de dénoncer les mesures relatives au traitement de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse et les négociations de la nouvelle PAC, le président de la Coordination Rurale de Corse, Cyril Caria a été interpellé par les forces de l'ordre ce jeudi après-midi à Paris. Placé en garde à vue dans un commissariat du 8ème arrondissement, il a été libéré en début de soirée.
Jour de colère pour les agriculteurs. Dès les premières heures du jour ce jeudi, plusieurs centaines d'entre eux, venus des quatre coins de France, sont entrés dans Paris avec leurs tracteurs pour un grand rassemblement sous l'Arc de Triomphe. Une manifestation qui avait pour but de marquer de dénoncer le traitement de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse et notamment l’abattage systématique des bovins dès la détection d’un cas dans un cheptel, et les discussions autour de la nouvelle politique agricole commune (PAC). Deux points qui sont venus cristalliser la colère agricole qui couvait déjà depuis de longs mois.
Parmi les manifestants, une dizaine de membres de la Coordination Rurale de Corse a réussi à atteindre la capitale au terme d'un long voyage débuté sur le port de Marseille en début de semaine. Mais ce jeudi après-midi, après avoir fait partie de la délégation reçue à l'Assemblée nationale, le président de la Coordination Rurale de Corse, Cyril Caria, a été interpellé par les forces de l'ordre, comme en témoigne une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, il a été placé en garde à vue dans un commissariat du 8ème arrondissement de Paris en milieu d'après-midi, avant d'être relâché en début de soirée.
Parmi les manifestants, une dizaine de membres de la Coordination Rurale de Corse a réussi à atteindre la capitale au terme d'un long voyage débuté sur le port de Marseille en début de semaine. Mais ce jeudi après-midi, après avoir fait partie de la délégation reçue à l'Assemblée nationale, le président de la Coordination Rurale de Corse, Cyril Caria, a été interpellé par les forces de l'ordre, comme en témoigne une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, il a été placé en garde à vue dans un commissariat du 8ème arrondissement de Paris en milieu d'après-midi, avant d'être relâché en début de soirée.
Immédiatement après l’interpellation de Cyril Caria, la Chambre d’Agriculture de Corse a tenu à lui apporter son soutien « total et indéfectible ». « Son engagement a uniquement pour objectif de défendre l’agriculture et la dignité des paysans. Criminaliser celles et ceux qui se battent pour survivre est inacceptable », a écrit la Chambre d’Agriculture dans un message publié sur ses réseaux sociaux en exigeant « sa libération immédiate et le respect dû aux représentants du monde agricole ». « La colère paysanne est légitime. Elle ne se règlera ni par la répression, ni par les arrestations, mais par des réponses politiques claires et courageuses notamment l’arrêt de l’abattage systématique y compris pour les troupeaux vaccinés depuis plus de 28 jours », appuie-t-elle encore.
« Nous prenons acte de l’arrestation de notre ami Cyril Caria. Nous sommes sereins quant aux suites de sa garde à vue. Nous attendons des nouvelles de l’avocate corse du barreau de Paris, Me Marie -Hélène Fabiani, originaire de Patrimoniu, qui s’est immédiatement rendue auprès de lui », avait pour sa part indiqué Jean Baptiste Arena, le président de la Chambre d’agriculture de Corse.
« Nous prenons acte de l’arrestation de notre ami Cyril Caria. Nous sommes sereins quant aux suites de sa garde à vue. Nous attendons des nouvelles de l’avocate corse du barreau de Paris, Me Marie -Hélène Fabiani, originaire de Patrimoniu, qui s’est immédiatement rendue auprès de lui », avait pour sa part indiqué Jean Baptiste Arena, le président de la Chambre d’agriculture de Corse.
De son côté, le député de la 2ème circonscription de Haute-Corse, François-Xavier Ceccoli, s’est également indigné de la situation et a lui aussi appelé à sa remise en liberté immédiate. « Bien que particulièrement attaché au maintien de l’ordre et respectueux de celles et ceux qui en ont la charge, je trouve scandaleuse la disproportion des moyens engagés pour réprimer la colère de nos agriculteurs, tandis que l’on manque cruellement de policiers et de gendarmes pour lutter, partout en France, contre la délinquance, la criminalité et les trafics », écrit-il sur ses réseaux sociaux en ajoutant : « Le gouvernement semble aujourd’hui sourd à la colère qui monte dans le pays. Je tiens, à ce titre, à condamner les propos irresponsables de sa porte-parole, qui clamait ce matin sur les ondes que l’exécutif ne se laisserait pas faire face aux manifestations annoncées de ce jour. Un vocabulaire qui en dit long sur la déconnexion de certains de nos dirigeants : on voudrait attiser davantage la colère des agriculteurs et éloigner toute hypothèse de retour au calme qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! ».
Dans ce droit fil, il annonce ce jeudi soir qu’il saisira dès demain le ministre de l’Intérieur « afin que cette situation cesse au plus tôt ».
Dans ce droit fil, il annonce ce jeudi soir qu’il saisira dès demain le ministre de l’Intérieur « afin que cette situation cesse au plus tôt ».
J’apprends avec consternation l’arrestation de Cyril Caria, agriculteur et dirigeant syndical qui a quitté ces derniers jours notre île avec son tracteur pour s’unir aux manifestations annoncées à Paris. J’en appelle à sa remise en liberté immédiate.
— François Xavier Ceccoli (@FXceccoli) January 8, 2026
Bien que particulièrement…
La nouvelle de l'arrestation de Cyril Caria a aussi largement fait réagir du côté des partis politiques insulaires. « Ùn si risponde à primure prufonde pè l’agricultura cù a ripressione è e pastoghje », a ainsi affirmé Femu a Corsica, tandis que Core in Fronte a tenu à marteler que « la réponse aux demandes des agriculteurs ne peut être répressive » et que « les revendications du monde paysan sont justes ». « La gestion, par l'Etat, de la Dermatose Nodulaire Contagieuse avec l'abattage de nombreux troupeaux a été scandaleuse. L'accord Mercosur met en concurrence les agriculteurs au détriment de la qualité de l'alimentation, de l'environnement ou des revenus induits », a détaillé le mouvement indépendantiste. « Au-delà du soutien que nous portons à leurs revendications, notamment le refus du Mercosur et de la gestion inacceptable de la dermatose nodulaire, la présence d’une délégation insulaire marque la volonté de défendre légitimement l’agriculture Corse menacée. En l’état, malgré une situation dramatique pour les éleveurs et les incertitudes de la future PAC, le gouvernement ne répond que par la répression et une mobilisation policière disproportionnée », a de son côté dénoncé le PNC en disant attendre « une véritable réponse politique de l’État aux aspirations de la profession agricole ».
