Les représentants de la Coordination rurale de Corse sont arrivés à Paris afin de prendre part au grand rassemblement sous l'Arc de Triomphe. Une dizaine d'entre eux se trouve depuis ce jeudi matin aux côtés d'agriculteurs venus des quatre coins de France.
Le trajet n’a pas été de tout repos, mais des agriculteurs corses de la Coordination rurale sont arrivés à Paris ce jeudi matin, afin de prendre part à la grande manifestation organisée sous l’Arc de Triomphe.
Après avoir débarqué sur le port de Marseille avec leurs tracteurs mardi matin, les six agriculteurs insulaires de la délégation avaient été bloqués par la police, avant d’être escortés jusqu’à Velaux, à une trentaine de kilomètres.
« Nous avons ensuite réussi à récupérer les tracteurs mardi soir et nous avons roulé toute la nuit. Nous avons traversé six départements avant d’arriver dans l’Isère où nous nous sommes un peu reposés après avoir roulé toute la nuit. Mais quand nous avons voulu nous remettre en marche, tout était bloqué et la police nous barrait la route. Nous avons essayé de trouver des itinéraires pour pouvoir arriver à Paris en prenant de petites routes, mais nous avons calculé que cela serait trop long et que nous arriverions trop à Paris, au point de rassemblement. Nous avons préféré parquer les tracteurs en sécurité à Grenoble et monter en train hier », indique Cyril Caria, le président de la coordination rurale de Corse
Depuis ce matin, ce sont en tout une dizaine de représentants de la Coordination rurale Corse qui ont pris place sous l’Arc de Triomphe, aux côtés de dizaines de tracteurs et d’agriculteurs venus des quatre coins de France manifester leur colère. Ils seront rejoints par cinq autres agriculteurs corses qui les rejoindront dans l’après-midi.
« Avec une petite délégation nous allons être reçus à l’Assemblée nationale par des députés de toutes les sensibilités à qui nous allons exposer nos revendications », annonce encore Cyril Caria.
Pour rappel, cette grande manifestation nationale a pour but de dénoncer l’abattage systématique des bovins dès la détection d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse dans un cheptel. Une mesure perçue comme injuste qui est venu cristalliser la colère agricole qui couvait déjà depuis de longs mois.
En outre, les discussions autour de la nouvelle politique agricole commune (PAC) alimentent elles aussi la mobilisation. Les agriculteurs dénoncent une baisse annoncée des aides, estimée à près de 30 % dans les années à venir, et surtout leur mise à l’écart des négociations. « Nous sommes les premiers concernés, mais tout est décidé sans nous. Nous demandons simplement à être consultés et à pouvoir défendre notre travail », expliquait Cyril Caria en début de semaine.
À cela s’ajoute une concurrence jugée déloyale au sein même de l’Union européenne. Les professionnels pointent notamment du doigt l’importation de céréales ou de produits agricoles ne respectant pas les normes françaises, qu’il s’agisse d’OGM ou de produits phytosanitaires interdits en France mais autorisés ailleurs. Une situation qu’ils estiment intenable à long terme pour l’agriculture insulaire.
Après avoir débarqué sur le port de Marseille avec leurs tracteurs mardi matin, les six agriculteurs insulaires de la délégation avaient été bloqués par la police, avant d’être escortés jusqu’à Velaux, à une trentaine de kilomètres.
« Nous avons ensuite réussi à récupérer les tracteurs mardi soir et nous avons roulé toute la nuit. Nous avons traversé six départements avant d’arriver dans l’Isère où nous nous sommes un peu reposés après avoir roulé toute la nuit. Mais quand nous avons voulu nous remettre en marche, tout était bloqué et la police nous barrait la route. Nous avons essayé de trouver des itinéraires pour pouvoir arriver à Paris en prenant de petites routes, mais nous avons calculé que cela serait trop long et que nous arriverions trop à Paris, au point de rassemblement. Nous avons préféré parquer les tracteurs en sécurité à Grenoble et monter en train hier », indique Cyril Caria, le président de la coordination rurale de Corse
Depuis ce matin, ce sont en tout une dizaine de représentants de la Coordination rurale Corse qui ont pris place sous l’Arc de Triomphe, aux côtés de dizaines de tracteurs et d’agriculteurs venus des quatre coins de France manifester leur colère. Ils seront rejoints par cinq autres agriculteurs corses qui les rejoindront dans l’après-midi.
« Avec une petite délégation nous allons être reçus à l’Assemblée nationale par des députés de toutes les sensibilités à qui nous allons exposer nos revendications », annonce encore Cyril Caria.
Pour rappel, cette grande manifestation nationale a pour but de dénoncer l’abattage systématique des bovins dès la détection d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse dans un cheptel. Une mesure perçue comme injuste qui est venu cristalliser la colère agricole qui couvait déjà depuis de longs mois.
En outre, les discussions autour de la nouvelle politique agricole commune (PAC) alimentent elles aussi la mobilisation. Les agriculteurs dénoncent une baisse annoncée des aides, estimée à près de 30 % dans les années à venir, et surtout leur mise à l’écart des négociations. « Nous sommes les premiers concernés, mais tout est décidé sans nous. Nous demandons simplement à être consultés et à pouvoir défendre notre travail », expliquait Cyril Caria en début de semaine.
À cela s’ajoute une concurrence jugée déloyale au sein même de l’Union européenne. Les professionnels pointent notamment du doigt l’importation de céréales ou de produits agricoles ne respectant pas les normes françaises, qu’il s’agisse d’OGM ou de produits phytosanitaires interdits en France mais autorisés ailleurs. Une situation qu’ils estiment intenable à long terme pour l’agriculture insulaire.
