La sainte patronne de la commune a été honorée par les habitants de Sisco, ce samedi 29 novembre, lors d’une cérémonie célébrée dans l’église qui lui est dédiée. Dominant la mer et jouxtant le couvent du même nom, l’édifice a accueilli une messe célébrée par le père Benoît, franciscain, récemment nommé à la tête du sanctuaire Notre-Dame de Lavasina.
« Catherine d’Alexandrie était une fille très intelligente, si intelligente, si puissante qu’elle entra vite en conflit avec l’empereur Maximin qu’elle tenta en vain de convertir après que Jésus lui apparut et qu’elle le prit comme époux » explique le Père Benoit. « Maximin l’enferma dans un cachot, la martyrisa et la décapita ». Elle mourut ainsi le 25 novembre 305 ou 307 à Alexandrie.
Dans son homélie sur l’évangile du jour, le Père Benoit a aussi fait référence à Saite Catherine : « Nous ne devons pas avoir honte de témoigner notre foi. Si Sainte Catherine la martyre l’a fait, on peut le faire nous aussi ».
Une tradition assure que des chrétiens d’Egypte découvrirent le corps de Catherine vers le VIIIe siècle là où il avait été enterré quatre ou cinq cents ans plus tôt puis que des anges avaient transportés ce corps sur le mont Sinaï. Le culte de la sainte est attesté en Occident (vers 800) à Byzance ou au mont Sinaï (Xe siècle). Il se répand et s'épanouit en Europe dans la période XIIIe / XVe siècle.
«L'église templière de Sainte-Catherine a été fondée près des ruines d'une ancienne abbaye au 3e ou 4e siècle.» précise Ange-Pierre Vivoni, maire de Sisco. « Elle se situait alors sous terre, où subsiste aujourd’hui la crypte, au-dessous de l’église actuelle qui elle date probablement de l’an 1000».
Les reliques déposées en 1255 par des marins en perdition
Après le dépôt de reliques en 1255 par des marins en perdition au large de Sisco et qui avaient fait le vœu de les laisser en don à la première église où ils prendraient pied à terre, Sainte Catherine devint l'un des plus importants lieux de pèlerinages en Corse au moyen âge. « Chaque année plusieurs milliers de pèlerins venaient vénérer ces reliques, mis sous la garde des templiers. L’église est alors agrandie encore une fois au 14e siècle pour atteindre la superficie actuelle».
L'église est consacrée en 1469. Quant couvent bâti à côté au XVlè siècle il est tour à tour confié aux Augustiniens puis aux Servîtes de Marie. Près de lui un bâtiment, aujourd’hui disparu, servait de petit hôpital pour les infirmes et estropiés qui venaient visiter les reliques, espérant une guérison, un miracle.
Depuis 1957, l’église Sainte Catherine qui appartient à la commune est classée Monument Historique et le couvent, privé, inscrit à l'inventaire supplémentaire. Il abrite la chapelle Saint Nicolas, restaurée dans les années 1950. Pas de présence de la sainte à l’intérieur de l’église Sainte Catherine mais des statues très anciennes de l’ange Saint Raphaël, de Saint Augustin et plus récentes de St Roch. On y trouve aussi un orgue vétuste, un très vieil autel en pierre et des escaliers qui descendent à la crypte.
Inscriptions d’un autre âge
«Dans les années 60, le Père Bertoni, curé de la paroisse, a tiré l’électricité du couvent pour éclairer la descente dans couloir très étroit » nous apprend Anghjulu Pasqua Rossi, président de l’ Associu Surghjente Di Vita qui depuis quelques années restaure les chapelles de la commune et remet au goût du jour célébrations et processions dans les villages et hameaux. Dans la crypte, un très vieil autel et sur les voutes des inscriptions d’un autre âge. Le couloir exigu serpente entre les roches, remonte, puis aboutit, plus loin, à l’autre bout de l’église près de l’autel
Dans son homélie sur l’évangile du jour, le Père Benoit a aussi fait référence à Saite Catherine : « Nous ne devons pas avoir honte de témoigner notre foi. Si Sainte Catherine la martyre l’a fait, on peut le faire nous aussi ».
Une tradition assure que des chrétiens d’Egypte découvrirent le corps de Catherine vers le VIIIe siècle là où il avait été enterré quatre ou cinq cents ans plus tôt puis que des anges avaient transportés ce corps sur le mont Sinaï. Le culte de la sainte est attesté en Occident (vers 800) à Byzance ou au mont Sinaï (Xe siècle). Il se répand et s'épanouit en Europe dans la période XIIIe / XVe siècle.
«L'église templière de Sainte-Catherine a été fondée près des ruines d'une ancienne abbaye au 3e ou 4e siècle.» précise Ange-Pierre Vivoni, maire de Sisco. « Elle se situait alors sous terre, où subsiste aujourd’hui la crypte, au-dessous de l’église actuelle qui elle date probablement de l’an 1000».
Les reliques déposées en 1255 par des marins en perdition
Après le dépôt de reliques en 1255 par des marins en perdition au large de Sisco et qui avaient fait le vœu de les laisser en don à la première église où ils prendraient pied à terre, Sainte Catherine devint l'un des plus importants lieux de pèlerinages en Corse au moyen âge. « Chaque année plusieurs milliers de pèlerins venaient vénérer ces reliques, mis sous la garde des templiers. L’église est alors agrandie encore une fois au 14e siècle pour atteindre la superficie actuelle».
L'église est consacrée en 1469. Quant couvent bâti à côté au XVlè siècle il est tour à tour confié aux Augustiniens puis aux Servîtes de Marie. Près de lui un bâtiment, aujourd’hui disparu, servait de petit hôpital pour les infirmes et estropiés qui venaient visiter les reliques, espérant une guérison, un miracle.
Depuis 1957, l’église Sainte Catherine qui appartient à la commune est classée Monument Historique et le couvent, privé, inscrit à l'inventaire supplémentaire. Il abrite la chapelle Saint Nicolas, restaurée dans les années 1950. Pas de présence de la sainte à l’intérieur de l’église Sainte Catherine mais des statues très anciennes de l’ange Saint Raphaël, de Saint Augustin et plus récentes de St Roch. On y trouve aussi un orgue vétuste, un très vieil autel en pierre et des escaliers qui descendent à la crypte.
Inscriptions d’un autre âge
«Dans les années 60, le Père Bertoni, curé de la paroisse, a tiré l’électricité du couvent pour éclairer la descente dans couloir très étroit » nous apprend Anghjulu Pasqua Rossi, président de l’ Associu Surghjente Di Vita qui depuis quelques années restaure les chapelles de la commune et remet au goût du jour célébrations et processions dans les villages et hameaux. Dans la crypte, un très vieil autel et sur les voutes des inscriptions d’un autre âge. Le couloir exigu serpente entre les roches, remonte, puis aboutit, plus loin, à l’autre bout de l’église près de l’autel
I Templari di Corsica veillent sur les reliques
Sainte Catherine a donc été célébrée comme il se doit ce samedi avec une messe dite par le Père Benoit, animée par la belle chorale « Core di Sisco» dirigée par l’accordéoniste enfant du pays, Armand Paoli. Près de l’autel avaient été disposées des reliques de Sainte Catherine sorties pour la circonstance de l’église Saint Martin par le maire Ange-Pierre Vivoni et jalousement gardées par Eva et Pierre, deux membres de I Templari di Corsica. Un lien très étroit lie, en effet, Sainte Catherine, ses pèlerins et l’ordre des templiers. « Notre ordre existe depuis 5 ans et nous sommes actuellement une quinzaine dans toute la Corse » explique Pierre. «Nous œuvrons dans l’humanitaire, nous sommes souvent en lien avec les confrères, dans les églises. Notre objectif est de nous investir de plus en plus ici à Sisco car les templiers y ont été très présents pour protéger les fidèles. Sur un des murs de l’église apparait d’ailleurs la croix des templiers ».
