Sarah Knafo était à Ajaccio ce samedi pour dédicacer son dernier livre, Le Casse du siècle. Dans cet ouvrage, l’eurodéputée Reconquête s’intéresse à l’utilisation de l’argent public et entend démontrer comment, selon elle, la hausse continue des dépenses et des prélèvements ne s’est pas accompagnée d’une amélioration des services publics. De passage en Corse, elle revient sur son enquête, ses propositions et leur possible application à l’île.
Pourquoi avoir écrit Le Casse du siècle et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette enquête ?
J’ai écrit Le Casse du siècle parce que je me disais qu’il y avait énormément de choses que les Français ne savaient pas et qu’avant de prendre une décision, puisqu’ils vont devoir le faire dans six mois pour l’élection présidentielle, il fallait qu’ils puissent le faire en connaissance de cause. Ce livre commence par une fiche de paie. La fiche de paie, c’est la scène du crime. À partir de cette scène du crime, je remonte le fil de l’argent. Pour un salarié qui gagne 2 000 euros net, il a fallu verser environ 2 000 euros de charges à l’État. Cela veut dire qu’à la fin de sa carrière, il aura donné environ un million d’euros. La question que je me suis posée, c’est pourquoi avons-nous tous le sentiment d’être le peuple le plus taxé du monde sans recevoir, en retour, les meilleurs services publics du monde ? Au contraire, ils déclinent d’année en année. Je suis passée du sentiment à la preuve et je voulais que les Français aient toutes les preuves et tout le dossier. C’est ce qu’ils trouvent dans Le Casse du siècle.
Vous avez choisi un titre fort. Qui sont, selon vous, les responsables de ce « casse » ?
Malheureusement, il y a beaucoup de responsables. On n’a pas voté un seul budget en équilibre depuis 1974. Depuis, tous les présidents ont été coupables et je vais même plus loin en disant que les oppositions l’ont aussi été. Quand on regarde toutes ces lois de finances, on retrouve les noms des députés qui les ont votées, qui ont accepté d’inventer des impôts année après année et des dépenses que je considère comme des gabegies invraisemblables. Et quand je vois aujourd’hui que même des partis prétendument de droite, comme le Rassemblement national, votent avec La France insoumise pour créer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts, je me dis qu’en réalité, dans notre vie politique, nous avons 50 nuances de socialisme. Avec Reconquête et Éric Zemmour, nous proposons une rupture avec ce système économique. Et dans Le Casse du siècle, on trouve aussi les mesures que je propose pour sortir de ce marasme.
En cherchant à comprendre où passe l’argent des Français, qu’est-ce qui vous a le plus surprise ?
Il y a énormément de choses. Sans tout dévoiler aux lecteurs, je peux donner quelques exemples. Nous dépensons aujourd’hui 230 milliards d’euros de plus que pendant le Covid. L’année du « quoi qu’il en coûte », lorsque tout le pays était à l’arrêt et que l’État payait notamment le chômage partiel, nous avons dépensé 230 milliards de moins qu’aujourd’hui. Je débattais avec Bruno Le Maire, qui m’expliquait que si la France était endettée, c’était parce qu’il avait dû faire face au Covid. Mais pourquoi, l’année suivante, a-t-il dépensé encore plus ? Ils n’ont pas d’excuse. Ils dilapident l’argent parce que ce n’est pas leur argent, c’est le nôtre. Autre exemple : Bercy n’est pas capable de nous dire combien d’impôts existent en France. Un pays qui ne sait pas combien il a d’impôts, c’est sûrement qu’il en a déjà trop.
J’ai écrit Le Casse du siècle parce que je me disais qu’il y avait énormément de choses que les Français ne savaient pas et qu’avant de prendre une décision, puisqu’ils vont devoir le faire dans six mois pour l’élection présidentielle, il fallait qu’ils puissent le faire en connaissance de cause. Ce livre commence par une fiche de paie. La fiche de paie, c’est la scène du crime. À partir de cette scène du crime, je remonte le fil de l’argent. Pour un salarié qui gagne 2 000 euros net, il a fallu verser environ 2 000 euros de charges à l’État. Cela veut dire qu’à la fin de sa carrière, il aura donné environ un million d’euros. La question que je me suis posée, c’est pourquoi avons-nous tous le sentiment d’être le peuple le plus taxé du monde sans recevoir, en retour, les meilleurs services publics du monde ? Au contraire, ils déclinent d’année en année. Je suis passée du sentiment à la preuve et je voulais que les Français aient toutes les preuves et tout le dossier. C’est ce qu’ils trouvent dans Le Casse du siècle.
Vous avez choisi un titre fort. Qui sont, selon vous, les responsables de ce « casse » ?
Malheureusement, il y a beaucoup de responsables. On n’a pas voté un seul budget en équilibre depuis 1974. Depuis, tous les présidents ont été coupables et je vais même plus loin en disant que les oppositions l’ont aussi été. Quand on regarde toutes ces lois de finances, on retrouve les noms des députés qui les ont votées, qui ont accepté d’inventer des impôts année après année et des dépenses que je considère comme des gabegies invraisemblables. Et quand je vois aujourd’hui que même des partis prétendument de droite, comme le Rassemblement national, votent avec La France insoumise pour créer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts, je me dis qu’en réalité, dans notre vie politique, nous avons 50 nuances de socialisme. Avec Reconquête et Éric Zemmour, nous proposons une rupture avec ce système économique. Et dans Le Casse du siècle, on trouve aussi les mesures que je propose pour sortir de ce marasme.
En cherchant à comprendre où passe l’argent des Français, qu’est-ce qui vous a le plus surprise ?
Il y a énormément de choses. Sans tout dévoiler aux lecteurs, je peux donner quelques exemples. Nous dépensons aujourd’hui 230 milliards d’euros de plus que pendant le Covid. L’année du « quoi qu’il en coûte », lorsque tout le pays était à l’arrêt et que l’État payait notamment le chômage partiel, nous avons dépensé 230 milliards de moins qu’aujourd’hui. Je débattais avec Bruno Le Maire, qui m’expliquait que si la France était endettée, c’était parce qu’il avait dû faire face au Covid. Mais pourquoi, l’année suivante, a-t-il dépensé encore plus ? Ils n’ont pas d’excuse. Ils dilapident l’argent parce que ce n’est pas leur argent, c’est le nôtre. Autre exemple : Bercy n’est pas capable de nous dire combien d’impôts existent en France. Un pays qui ne sait pas combien il a d’impôts, c’est sûrement qu’il en a déjà trop.
Vous avancez plusieurs pistes d’économies. Par quoi faudrait-il commencer sans dégrader les services publics ?
Il ne faut dégrader aucun service public. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on augmente les dépenses mais on n’améliore pas les services publics. C’est ce paradoxe qu’il faut résoudre. Je propose notamment de supprimer 800 000 postes de fonctionnaires. Si on regarde la France d’il y a vingt ans, à une époque où, selon moi, l’hôpital et l’école fonctionnaient mieux, où nous étions davantage en sécurité et où il y avait moins de déserts médicaux, nous avions 1,3 million de fonctionnaires de moins. Il ne s’agit pas de mettre les gens au chômage ou à la rue, mais de supprimer progressivement des postes. Lorsqu’une personne démissionne, part à la retraite ou change de contrat, elle ne serait pas remplacée dans la fonction publique. Selon mes estimations, cela représenterait 40 milliards d’euros d’économies par an. Il faut également réduire l’aide publique au développement. Nous y consacrons environ 15 milliards d’euros chaque année. C’est un autre poste sur lequel je propose d’agir.
Depuis la sortie du livre, vous êtes allée à la rencontre de nombreux lecteurs. Qu’est-ce qui revient le plus souvent dans vos échanges ?
J’ai rencontré plus de 25 000 personnes depuis le 2 septembre, date de sortie du livre, partout en France mais aussi à l’étranger, puisque j’ai fait une dédicace à Londres et que d’autres sont prévues à Bruxelles ou Milan, après Genève. Un message revient souvent : certaines personnes me disent que cela faisait longtemps qu’elles n’avaient pas lu de livre, ou que c’est la première fois qu’elles lisent le livre d’une personnalité politique. Je pense que ce qui fait la différence, c’est qu’il n’y a pas une seule page où je parle de moi. Je parle de l’argent des Français, de leur école, de leurs urgences, de l’état de leurs services publics. Mais ce qui me frappe le plus, ce sont les gens qui me disent avoir changé d’avis politiquement après avoir lu le livre. Certains votaient à gauche, parfois même LFI jusqu’à l’année dernière. Ils me disent qu’ils avaient tendance à penser que, s’ils étaient pauvres ou manquaient de pouvoir d’achat malgré leur travail, c’était de la faute des riches ou du capitalisme. Et qu’en lisant le livre, ils ont changé leur regard sur le système. Ce sont ces personnes qui changent d’avis qui me touchent le plus.
Il ne faut dégrader aucun service public. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on augmente les dépenses mais on n’améliore pas les services publics. C’est ce paradoxe qu’il faut résoudre. Je propose notamment de supprimer 800 000 postes de fonctionnaires. Si on regarde la France d’il y a vingt ans, à une époque où, selon moi, l’hôpital et l’école fonctionnaient mieux, où nous étions davantage en sécurité et où il y avait moins de déserts médicaux, nous avions 1,3 million de fonctionnaires de moins. Il ne s’agit pas de mettre les gens au chômage ou à la rue, mais de supprimer progressivement des postes. Lorsqu’une personne démissionne, part à la retraite ou change de contrat, elle ne serait pas remplacée dans la fonction publique. Selon mes estimations, cela représenterait 40 milliards d’euros d’économies par an. Il faut également réduire l’aide publique au développement. Nous y consacrons environ 15 milliards d’euros chaque année. C’est un autre poste sur lequel je propose d’agir.
Depuis la sortie du livre, vous êtes allée à la rencontre de nombreux lecteurs. Qu’est-ce qui revient le plus souvent dans vos échanges ?
J’ai rencontré plus de 25 000 personnes depuis le 2 septembre, date de sortie du livre, partout en France mais aussi à l’étranger, puisque j’ai fait une dédicace à Londres et que d’autres sont prévues à Bruxelles ou Milan, après Genève. Un message revient souvent : certaines personnes me disent que cela faisait longtemps qu’elles n’avaient pas lu de livre, ou que c’est la première fois qu’elles lisent le livre d’une personnalité politique. Je pense que ce qui fait la différence, c’est qu’il n’y a pas une seule page où je parle de moi. Je parle de l’argent des Français, de leur école, de leurs urgences, de l’état de leurs services publics. Mais ce qui me frappe le plus, ce sont les gens qui me disent avoir changé d’avis politiquement après avoir lu le livre. Certains votaient à gauche, parfois même LFI jusqu’à l’année dernière. Ils me disent qu’ils avaient tendance à penser que, s’ils étaient pauvres ou manquaient de pouvoir d’achat malgré leur travail, c’était de la faute des riches ou du capitalisme. Et qu’en lisant le livre, ils ont changé leur regard sur le système. Ce sont ces personnes qui changent d’avis qui me touchent le plus.
Votre livre contient de nombreuses propositions qui peuvent parfois ressembler à un programme. Est-ce aussi une manière de préparer votre avenir politique ?
Je dirais que c’est surtout une manière de préparer l’avenir du pays, auquel j’espère contribuer. Tout ce que j’ai fait jusqu’ici, toute la formation que j’ai pu acquérir, que ce soit à l’ENA, à la Cour des comptes ou aujourd’hui au Parlement européen, j’ai envie de le mettre au service du redressement du pays. C’est mon objectif. Je pense que la France est un pays magnifique et que cela nous brise le cœur de voir certaines scènes chaque samedi. J’aimerais que le reste de la France prenne plus souvent la Corse comme modèle.
Vous êtes justement en Corse, un territoire où le coût de la vie est particulièrement élevé. Certaines des mesures que vous défendez pourraient-elles, selon vous, répondre à cette situation ?
Absolument. Je pense que le livre répond particulièrement bien à ce qui se passe en Corse. La première chose à savoir, c’est que le pouvoir d’achat, ce n’est pas seulement l’argent que l’État nous donne, mais aussi celui qu’il ne nous prend pas. Bien souvent, quand on n’arrive pas à boucler les fins de mois, il faut se souvenir que l’État prélève une part très importante de ce que nous produisons. À partir du 16 de chaque mois, selon mon calcul, on ne travaille plus pour nous-mêmes mais pour l’État. Quand l’État prélève la moitié de la richesse que l’on a produite pour nous fournir si peu en face, au bout d’un moment, il faut se demander si l’on n’est pas finalement arnaqué par ce système. Moi, je réponds oui. C’est ce que j’appelle « le casse du siècle » et, dans ce livre, j’entends en apporter les preuves et les solutions.
Je dirais que c’est surtout une manière de préparer l’avenir du pays, auquel j’espère contribuer. Tout ce que j’ai fait jusqu’ici, toute la formation que j’ai pu acquérir, que ce soit à l’ENA, à la Cour des comptes ou aujourd’hui au Parlement européen, j’ai envie de le mettre au service du redressement du pays. C’est mon objectif. Je pense que la France est un pays magnifique et que cela nous brise le cœur de voir certaines scènes chaque samedi. J’aimerais que le reste de la France prenne plus souvent la Corse comme modèle.
Vous êtes justement en Corse, un territoire où le coût de la vie est particulièrement élevé. Certaines des mesures que vous défendez pourraient-elles, selon vous, répondre à cette situation ?
Absolument. Je pense que le livre répond particulièrement bien à ce qui se passe en Corse. La première chose à savoir, c’est que le pouvoir d’achat, ce n’est pas seulement l’argent que l’État nous donne, mais aussi celui qu’il ne nous prend pas. Bien souvent, quand on n’arrive pas à boucler les fins de mois, il faut se souvenir que l’État prélève une part très importante de ce que nous produisons. À partir du 16 de chaque mois, selon mon calcul, on ne travaille plus pour nous-mêmes mais pour l’État. Quand l’État prélève la moitié de la richesse que l’on a produite pour nous fournir si peu en face, au bout d’un moment, il faut se demander si l’on n’est pas finalement arnaqué par ce système. Moi, je réponds oui. C’est ce que j’appelle « le casse du siècle » et, dans ce livre, j’entends en apporter les preuves et les solutions.