Dans son rapport divulgué le 2 octobre, la Chambre régionale des comptes pointe l’état préoccupant du réseau routier insulaire. Jean-Félix Acquaviva, conseiller exécutif chargé des transports, conteste la manière dont ce constat est présenté et défend les efforts engagés par la Collectivité de Corse, lors d’une conférence de presse organisée jeudi 22 octobre. Les récentes intempéries rappellent toutefois l’ampleur des travaux à mener.
Selon Jean-Félix Acquaviva, le rapport rendu par la Chambre régionale des comptes ne rend pas suffisamment compte des améliorations engagées depuis la création de la collectivité unique
L’état des routes corses fait débat. Dans son rapport divulgué le 2 octobre, la Chambre régionale des comptes dresse un constat préoccupant, avec 51 % du linéaire des chaussées en mauvais ou très mauvais état. Un diagnostic que Jean-Félix Acquaviva ne remet pas en cause sur le fond, mais dont il critique la lecture. Lors d’une conférence de presse à la Collectivité de Corse, le conseiller exécutif chargé des transports a dénoncé une présentation qui, selon lui, ne rend pas suffisamment compte des améliorations engagées depuis la création de la collectivité unique. « Dresser le tableau d’une politique routière qui se serait effondrée sous la Collectivité unique de Corse, c’est partiel et partial », estime-t-il.
Pour comprendre sa colère, Jean-Félix Acquaviva insiste sur un point : le diagnostic de l’état des routes et des ouvrages d’art repose notamment sur un travail réalisé par les services de la Collectivité de Corse, puis transmis à la Chambre régionale des comptes. Une campagne d’auscultation a ainsi permis de mieux connaître l’état des quelque 15 000 ouvrages d’art du territoire, « là où on nous disait qu’il y en avait 5 000 », explique le conseiller. « Il y a eu un travestissement du sens des choses. Nos services ont réalisé cet état des lieux pour objectiver la situation et mieux intervenir. Présenter les choses comme si la Chambre l’avait elle-même réalisé, c’est détourner le sens des conclusions. »
Or, selon l’élu, le rapport ne met pas suffisamment en évidence cette démarche ni les efforts de programmation qui en découlent. « Aujourd’hui, on sait ce qu’on ne savait pas avant », souligne-t-il.
« Il y a eu un travestissement du sens des choses »
Le conseiller exécutif reproche également au rapport de présenter comme des recommandations nouvelles des mesures qui, selon lui, étaient déjà engagées, votées ou réalisées avant même le lancement de l’enquête. « Je veux bien que l’on puisse justifier des conclusions d’un rapport parce qu’on a enquêté, mais il faut aussi reconnaître que les choses avaient déjà été bien engagées », défend-il.
Pour comprendre sa colère, Jean-Félix Acquaviva insiste sur un point : le diagnostic de l’état des routes et des ouvrages d’art repose notamment sur un travail réalisé par les services de la Collectivité de Corse, puis transmis à la Chambre régionale des comptes. Une campagne d’auscultation a ainsi permis de mieux connaître l’état des quelque 15 000 ouvrages d’art du territoire, « là où on nous disait qu’il y en avait 5 000 », explique le conseiller. « Il y a eu un travestissement du sens des choses. Nos services ont réalisé cet état des lieux pour objectiver la situation et mieux intervenir. Présenter les choses comme si la Chambre l’avait elle-même réalisé, c’est détourner le sens des conclusions. »
Or, selon l’élu, le rapport ne met pas suffisamment en évidence cette démarche ni les efforts de programmation qui en découlent. « Aujourd’hui, on sait ce qu’on ne savait pas avant », souligne-t-il.
« Il y a eu un travestissement du sens des choses »
Le conseiller exécutif reproche également au rapport de présenter comme des recommandations nouvelles des mesures qui, selon lui, étaient déjà engagées, votées ou réalisées avant même le lancement de l’enquête. « Je veux bien que l’on puisse justifier des conclusions d’un rapport parce qu’on a enquêté, mais il faut aussi reconnaître que les choses avaient déjà été bien engagées », défend-il.
Pour autant, l’élu reconnaît que le réseau reste confronté à d’importants besoins d’entretien. Certains axes n’ont pas bénéficié d’investissements suffisants depuis plusieurs décennies. Il conteste donc moins la nécessité d’intervenir que la lecture d’une politique routière qui aurait échoué à l’échelle de la collectivité unique.
Les récentes intempéries en Haute-Corse donnent une illustration concrète de ces difficultés. Après l’effondrement du pont de Chisà, sa réouverture a été rendue possible grâce à la mobilisation des services routiers et des entreprises. D’autres secteurs, notamment autour de Ghisonaccia et de Prunelli-di-Fium’Orbo, font également l’objet d’une attention particulière.
Jean-Félix Acquaviva souligne que les conséquences des épisodes météorologiques peuvent se prolonger, avec des éboulements susceptibles de survenir après les premières dégradations. La question de l’adaptation des infrastructures au changement climatique est donc au cœur des réflexions de la collectivité.
Un plan pour programmer les interventions
Pour répondre à ces besoins, la Collectivité de Corse entend s’appuyer sur son plan pluriannuel d’investissement (PPI) 2026-2030. L’enveloppe consacrée à la maintenance routière doit atteindre entre 50 et 55 millions d’euros par an.
Le conseiller exécutif a également présenté le Plan pluriannuel de maintenance, déclinaison opérationnelle du PPI, destiné à organiser l’entretien et la programmation des interventions sur le réseau routier. L’objectif est de hiérarchiser les travaux en fonction de l’état des chaussées et des ouvrages, de planifier leur réalisation et d’en suivre l’avancement.
« On aimerait faire plus et mieux et avoir 80 millions d’euros à dépenser, mais ce n’est pas le cas », reconnaît Jean-Félix Acquaviva. La collectivité doit donc arbitrer entre des besoins importants et des moyens limités. Parmi les projets de modernisation, les travaux de la pénétrante d’Ajaccio doivent reprendre, sur un chantier prévu pour durer trois ans. D’autres opérations sont annoncées, notamment à Mezzana et à Biguglia, où la dénivellation du giratoire de Tragona est attendue en 2027. « On aimerait aller plus vite », reconnaît Jean-Félix Acquaviva, qui rappelle toutefois que les procédures environnementales et réglementaires imposent des délais supplémentaires.
Les récentes intempéries en Haute-Corse donnent une illustration concrète de ces difficultés. Après l’effondrement du pont de Chisà, sa réouverture a été rendue possible grâce à la mobilisation des services routiers et des entreprises. D’autres secteurs, notamment autour de Ghisonaccia et de Prunelli-di-Fium’Orbo, font également l’objet d’une attention particulière.
Jean-Félix Acquaviva souligne que les conséquences des épisodes météorologiques peuvent se prolonger, avec des éboulements susceptibles de survenir après les premières dégradations. La question de l’adaptation des infrastructures au changement climatique est donc au cœur des réflexions de la collectivité.
Un plan pour programmer les interventions
Pour répondre à ces besoins, la Collectivité de Corse entend s’appuyer sur son plan pluriannuel d’investissement (PPI) 2026-2030. L’enveloppe consacrée à la maintenance routière doit atteindre entre 50 et 55 millions d’euros par an.
Le conseiller exécutif a également présenté le Plan pluriannuel de maintenance, déclinaison opérationnelle du PPI, destiné à organiser l’entretien et la programmation des interventions sur le réseau routier. L’objectif est de hiérarchiser les travaux en fonction de l’état des chaussées et des ouvrages, de planifier leur réalisation et d’en suivre l’avancement.
« On aimerait faire plus et mieux et avoir 80 millions d’euros à dépenser, mais ce n’est pas le cas », reconnaît Jean-Félix Acquaviva. La collectivité doit donc arbitrer entre des besoins importants et des moyens limités. Parmi les projets de modernisation, les travaux de la pénétrante d’Ajaccio doivent reprendre, sur un chantier prévu pour durer trois ans. D’autres opérations sont annoncées, notamment à Mezzana et à Biguglia, où la dénivellation du giratoire de Tragona est attendue en 2027. « On aimerait aller plus vite », reconnaît Jean-Félix Acquaviva, qui rappelle toutefois que les procédures environnementales et réglementaires imposent des délais supplémentaires.