La Corse, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion ont signé ce jeudi 8 octobre, à la Collectivité de Corse, une convention de partenariat pour renforcer leur coopération dans le domaine de l’énergie. Avec un objectif : faire entendre les problématiques communes aux territoires insulaires et accélérer la transition énergétique.
La Corse, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion ont signé ce jeudi 8 octobre, à la Collectivité de Corse, une convention de partenariat pour renforcer leur coopération dans le domaine de l’énergie
Elles sont éloignées géographiquement, mais confrontées à des difficultés comparables en matière d’énergie. La Corse, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion veulent désormais unir leurs forces. Ce jeudi 8 octobre, les quatre territoires ont officialisé la création du réseau Energ’Îles, avec la signature d’une convention destinée à renforcer leurs échanges et leur capacité à porter des revendications communes.
Pour Julien Paolini, conseiller exécutif et président de l’Agence d’urbanisme et d’énergie de la Corse, l’enjeu dépasse le simple partage d’expériences. « On voit qu’on est confrontés aux mêmes difficultés, notamment dans notre relation avec l’État central », explique-t-il. Le partenariat doit notamment permettre aux territoires de « se faire entendre », alors que plusieurs dossiers énergétiques restent en attente.
Une volonté partagée par Jean-Pierre Chabriat, conseiller régional de La Réunion chargé de la transition énergétique. « C’est se regrouper pour avoir une présence beaucoup plus affirmée au niveau du ministère et des organes de l’État », résume-t-il.
Partager ce qui fonctionne
Le réseau doit aussi permettre aux territoires de s’inspirer les uns des autres. Une conférence annuelle avec les îles et les services de l’État doit notamment permettre de faire remonter les réalités du terrain et les difficultés rencontrées.
Mais les échanges se veulent aussi très concrets. « Nos agences de l’énergie vont venir ici faire du terrain avec les ingénieurs de la Corse pour apprendre les bonnes pratiques, et vice versa », explique Jean-Pierre Chabriat. La Corse peut notamment partager son expérience sur la rénovation énergétique et l’amélioration de l’habitat, tandis que La Réunion dispose de savoir-faire dans le solaire. « On va échanger nos bonnes pratiques et faire en sorte que ça marche mieux », ajoute-t-il.
Les PPE, un dossier qui cristallise les difficultés
Derrière cette coopération se trouve enfin un sujet particulièrement concret : celui des programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE). En Corse, le projet de PPE a été voté en 2023, mais son décret d’application n’est toujours pas paru. Une attente qui, selon Julien Paolini, fragilise les acteurs du secteur. « Les acteurs du territoire dans le domaine de l’énergie sont un peu sans garantie en matière d’investissement », estime-t-il.
La situation est similaire en Guadeloupe. Sylvie Vanoukia, représentante du président de la région Guadeloupe, assure que la PPE guadeloupéenne, validée en 2023, a elle aussi longtemps été bloquée. « Nous rencontrons les mêmes problématiques au niveau de notre programmation pluriannuelle de l’énergie, tout est bloqué », affirme-t-elle.
Pour elle, ce constat commun justifie précisément le rapprochement des territoires. « Il faut que l’État nous entende et, en étant ensemble réunis, il faut qu’il voie que la réalité des îles n’est pas la même que dans l’Hexagone. Et si nous parlons tous d’une même voix, je pense que nous serons entendus. »
À l’issue de la rencontre, les quatre territoires doivent ainsi saisir ensemble le gouvernement sur trois sujets : la création d’une conférence annuelle avec l’État, les retards dans les PPE et la nécessité de disposer de compétences plus pérennes en matière énergétique.
Pour Julien Paolini, conseiller exécutif et président de l’Agence d’urbanisme et d’énergie de la Corse, l’enjeu dépasse le simple partage d’expériences. « On voit qu’on est confrontés aux mêmes difficultés, notamment dans notre relation avec l’État central », explique-t-il. Le partenariat doit notamment permettre aux territoires de « se faire entendre », alors que plusieurs dossiers énergétiques restent en attente.
Une volonté partagée par Jean-Pierre Chabriat, conseiller régional de La Réunion chargé de la transition énergétique. « C’est se regrouper pour avoir une présence beaucoup plus affirmée au niveau du ministère et des organes de l’État », résume-t-il.
Partager ce qui fonctionne
Le réseau doit aussi permettre aux territoires de s’inspirer les uns des autres. Une conférence annuelle avec les îles et les services de l’État doit notamment permettre de faire remonter les réalités du terrain et les difficultés rencontrées.
Mais les échanges se veulent aussi très concrets. « Nos agences de l’énergie vont venir ici faire du terrain avec les ingénieurs de la Corse pour apprendre les bonnes pratiques, et vice versa », explique Jean-Pierre Chabriat. La Corse peut notamment partager son expérience sur la rénovation énergétique et l’amélioration de l’habitat, tandis que La Réunion dispose de savoir-faire dans le solaire. « On va échanger nos bonnes pratiques et faire en sorte que ça marche mieux », ajoute-t-il.
Les PPE, un dossier qui cristallise les difficultés
Derrière cette coopération se trouve enfin un sujet particulièrement concret : celui des programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE). En Corse, le projet de PPE a été voté en 2023, mais son décret d’application n’est toujours pas paru. Une attente qui, selon Julien Paolini, fragilise les acteurs du secteur. « Les acteurs du territoire dans le domaine de l’énergie sont un peu sans garantie en matière d’investissement », estime-t-il.
La situation est similaire en Guadeloupe. Sylvie Vanoukia, représentante du président de la région Guadeloupe, assure que la PPE guadeloupéenne, validée en 2023, a elle aussi longtemps été bloquée. « Nous rencontrons les mêmes problématiques au niveau de notre programmation pluriannuelle de l’énergie, tout est bloqué », affirme-t-elle.
Pour elle, ce constat commun justifie précisément le rapprochement des territoires. « Il faut que l’État nous entende et, en étant ensemble réunis, il faut qu’il voie que la réalité des îles n’est pas la même que dans l’Hexagone. Et si nous parlons tous d’une même voix, je pense que nous serons entendus. »
À l’issue de la rencontre, les quatre territoires doivent ainsi saisir ensemble le gouvernement sur trois sujets : la création d’une conférence annuelle avec l’État, les retards dans les PPE et la nécessité de disposer de compétences plus pérennes en matière énergétique.