Près de 200 personnes se sont rassemblées ce jeudi après-midi devant la gendarmerie de Porto-Vecchio, pour exprimer leur indignation après les dégradations commises durant la nuit sur la statue de la Vierge Marie, au rond-point du Stabiacciu.
Près de deux cents personnes se sont rassemblées devant la gendarmerie ce jeudi après-midi pour exprimer leur colère et leur écoeurement face à la dégradation de la Vierge.
Il est 14 heures quand des bras bien déterminés sortent un cercueil d’une fourgonnette pour le poser devant la grille d’entrée de la compagnie de gendarmerie de Porto-Vecchio. Dans ce cercueil, personne. Si ce n’est, bien sûr, un message clair à l’intention des deux auteurs présumés de ce vandalisme insensé, lesquels se trouvaient au même moment en garde à vue, suite à leur interpellation en fin de matinée.
« Je voudrais remercier la gendarmerie, tient à souligner le Porto-Vecchiais Stephan Cesari, qui est l’un des ceux à avoir passé, quelques heures plus tôt sur les réseaux sociaux, le mot d’ordre du rassemblement. Parce que si les gendarmes ne les avaient pas interpellés aussi rapidement, peut-être que l’un des nôtres encourrait vingt ans de prison en ce moment. » La colère populaire s’est exprimée, froide et sans équivoque, en ce jeudi après-midi à Porto-Vecchio, à la hauteur du réveil brutal de ce jeudi matin. « Des jeunes comme ça qui vandalisent un symbole religieux, et au-delà un symbole pour toute la Corse et tous ses habitants, c’est inacceptable », cingle Don Paulu, âgé de 17 ans. Marie-France, qui se qualifie « d’athée » parle « d’un manque de respect total, d’une atteinte à notre façon de vivre et à notre intégrité ».
"Aujourd'hui, on ne respecte rien, juste pour faire du like sur les réseaux"
Il est avéré que les deux mis en cause se trouvent en Corse depuis peu, au moins l’un d’entre eux ayant commencé au printemps un travail de saisonnier à Porto-Vecchio. « On doit respecter la terre qui nous accueille et eux ne la respectent pas du tout », s’indigne Wahiba, qui est venue de Sainte-Lucie- de-Porto-Vecchio « en signe de solidarité » face à l’affront vécu. Dans la foule, au moins deux élus : le premier adjoint au maire de Porto-Vecchio, Michel Giraschi et le maire de Figari, Jean Giuseppi. « C’est un sentiment de colère qui m’anime, je suis choqué, c’est inadmissible, confie celui qui était ce dimanche, candidat aux élections sénatoriales. Il faut que les deux personnes qui sont aujourd’hui en garde à vue comprennent que la population condamne fortement ce qu’il s’est passé. » Ne rien laisser passer, c’est le crédo de Stephan Cesari : « Chaque mauvaise action commise sur notre territoire doit générer une réaction instinctive de la population, car il n’y a pas de place au « face nunda ». Il faut sensibiliser les gens qui arrivent par milliers chez nous en Corse et qui ne connaissent pas nos codes, nos symboles. » Et concernant les deux auteurs présumés, « s’assurer qu’après leur garde à vue, il ne remettent plus jamais les pieds sur le sol corse ».
Si pour l’heure, les motivations de ces derniers restent à éclairicir, Jean Giuseppi pointe le nombre important d’abonnés TikTok de l’un d’eux : « Le mode d’action aujourd’hui, c’est choquer et provoquer. On ne respecte rien et on essaie d’être violent pour faire du « like » sur les réseaux sociaux ». Egalement à l’initiative de ce rassemblement, Ghuvan’Andria Culioli abonde : « La société est pourrie sur le Continent. Mais nous, on ne va pas se laisser gangréner. Nos symboles, on ne les touchera plus jamais. »
« Je voudrais remercier la gendarmerie, tient à souligner le Porto-Vecchiais Stephan Cesari, qui est l’un des ceux à avoir passé, quelques heures plus tôt sur les réseaux sociaux, le mot d’ordre du rassemblement. Parce que si les gendarmes ne les avaient pas interpellés aussi rapidement, peut-être que l’un des nôtres encourrait vingt ans de prison en ce moment. » La colère populaire s’est exprimée, froide et sans équivoque, en ce jeudi après-midi à Porto-Vecchio, à la hauteur du réveil brutal de ce jeudi matin. « Des jeunes comme ça qui vandalisent un symbole religieux, et au-delà un symbole pour toute la Corse et tous ses habitants, c’est inacceptable », cingle Don Paulu, âgé de 17 ans. Marie-France, qui se qualifie « d’athée » parle « d’un manque de respect total, d’une atteinte à notre façon de vivre et à notre intégrité ».
"Aujourd'hui, on ne respecte rien, juste pour faire du like sur les réseaux"
Il est avéré que les deux mis en cause se trouvent en Corse depuis peu, au moins l’un d’entre eux ayant commencé au printemps un travail de saisonnier à Porto-Vecchio. « On doit respecter la terre qui nous accueille et eux ne la respectent pas du tout », s’indigne Wahiba, qui est venue de Sainte-Lucie- de-Porto-Vecchio « en signe de solidarité » face à l’affront vécu. Dans la foule, au moins deux élus : le premier adjoint au maire de Porto-Vecchio, Michel Giraschi et le maire de Figari, Jean Giuseppi. « C’est un sentiment de colère qui m’anime, je suis choqué, c’est inadmissible, confie celui qui était ce dimanche, candidat aux élections sénatoriales. Il faut que les deux personnes qui sont aujourd’hui en garde à vue comprennent que la population condamne fortement ce qu’il s’est passé. » Ne rien laisser passer, c’est le crédo de Stephan Cesari : « Chaque mauvaise action commise sur notre territoire doit générer une réaction instinctive de la population, car il n’y a pas de place au « face nunda ». Il faut sensibiliser les gens qui arrivent par milliers chez nous en Corse et qui ne connaissent pas nos codes, nos symboles. » Et concernant les deux auteurs présumés, « s’assurer qu’après leur garde à vue, il ne remettent plus jamais les pieds sur le sol corse ».
Si pour l’heure, les motivations de ces derniers restent à éclairicir, Jean Giuseppi pointe le nombre important d’abonnés TikTok de l’un d’eux : « Le mode d’action aujourd’hui, c’est choquer et provoquer. On ne respecte rien et on essaie d’être violent pour faire du « like » sur les réseaux sociaux ». Egalement à l’initiative de ce rassemblement, Ghuvan’Andria Culioli abonde : « La société est pourrie sur le Continent. Mais nous, on ne va pas se laisser gangréner. Nos symboles, on ne les touchera plus jamais. »
La bandera et un cercueil : il y avait des messages à faire passer aux auteurs présumés du vandalisme de la Vierge Marie, lesquels se trouvaient au même moment en garde à vue quelques mètres plus loin.
En dépit de la colère qui s’est exprimée symboliquement avec la présence du cercueil, le rassemblement s’est déroulé dans le calme, sous l’oeil compréhensif des gendarmes : « Les gens ont besoin d’explications, alors on leur explique comment va se passer la procédure, indique le capitaine Franck Maury, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Porto-Vecchio. On sent qu’ils ont beaucoup d’attente vis-à-vis de nous, mais les gens voient aussi qu’on a rapidement interpellé les auteurs présumés. »
Un deuxième rassemblement a été organisé à 17 h 30, à l’initiative de la paroisse de Porto-Vecchio. Cette fois sur le rond-point de la Vierge Marie souillée et vandalisée. Et le mot d’ordre reste le même : plus jamais ça.
Suite à ce rassemblement, Don Thibaut, le prêtre de la paroisse de Porto-Vecchio, a livré son sentiment à CNI.
Un deuxième rassemblement a été organisé à 17 h 30, à l’initiative de la paroisse de Porto-Vecchio. Cette fois sur le rond-point de la Vierge Marie souillée et vandalisée. Et le mot d’ordre reste le même : plus jamais ça.
Suite à ce rassemblement, Don Thibaut, le prêtre de la paroisse de Porto-Vecchio, a livré son sentiment à CNI.