Le conseil de rentrée de la Communauté d’agglomération de Bastia s’est tenu ce lundi 28 septembre. Une séance marquée par les échanges entre majorité et opposition autour des propos tenus cet été par Julien Morganti, mais aussi par la décision du tribunal administratif concernant les élections municipales de Bastia.
La rentrée sur les bancs du conseil de la Communauté d’agglomération de Bastia n’avait en aucun cas l’allure de belles retrouvailles après de longues vacances entre élus de la majorité et de l’opposition.
En cause, des propos tenus fin juillet par Julien Morganti alors que la majorité présentait son projet de territoire pour la mandature à venir, à l’occasion d’un conseil communautaire dans les salons du stade Armand-Cesari. L’élu d’opposition bastiais, qui, comme le reste de l’opposition, n’avait pas participé, avait alors qualifié l’évènement de « repas », s’interrogeant sur « le coût » tout en souhaitant aux élus présents un : « bon appétit », préférant « laisser sa part ».
Il y a deux mois déjà, la punchline avait été remarquée, mais ce lundi 28 septembre, le conseil communautaire a décidé d’y revenir en début de séance. Louis Pozzo di Borgo, le président, a voulu mettre les choses au clair, qualifiant les propos de « commentaires malheureux » et « d’insulte aux élus, à notre collectivité, à notre institution », et ne pas laisser dire : « que nous sommes simplement là pour manger, pour se faire plaisir, et se vanter d’un travail qui n’est pas fait ».
Le président de la Communauté d’agglomération de Bastia a enjoint son confrère de « s’opposer avec respect » et d’arrêter « de se livrer à ce petit jeu qui renvoie la politique à ses plus sombres heures », avant de poursuivre : « On a besoin d’avancer les uns avec les autres avec nos différences. On aura le temps de présenter nos bilans et de convaincre les Corses. »
Marie-Hélène Padovani, maire de San-Martino-di-Lota, a réclamé de son côté des « excuses publiques ». Tandis que Guy Armanet, maire de Santa-Maria-di-Lota, a indiqué pour sa part que « les élections étaient terminées, que l’on doit se mettre au travail et dépasser les rancœurs ».
L’occasion pour les élus de rebondir sur la décision rendue ce jour par le tribunal administratif de Bastia et le rejet de la demande d’annulation des élections. Gilles Simeoni, maire de Bastia et premier concerné, a pris la parole sur une décision pour lui : « qui est solidement argumenté en droit, qui répond point par point à l’ensemble des griefs soulevés par l’opposition. On a le droit en démocratie d’être en désaccord et de contester, même devant les juges. Dès lors qu’ils ont avancé avec loyauté ». Le maire de Bastia a fustigé certaines accusations et des « mises en cause scandaleuses reposant sur des éléments douteux ». Chose qu’il a expliqué ne pas accepter. L’ancien président du conseil exécutif a rappelé la plainte déposée par la majorité.
Durant ce conseil communautaire, Julien Morganti s’est exprimé seulement sur la présentation du projet de territoire : « On est dans une institution politique, et c’est pour ça qu’il y a des majorités et des oppositions. Et si très souvent on partage la gestion des affaires courantes, on s’oppose sur les grands projets. On a été élus sur des démarches différentes. »
Rappelant qu’il a participé en 2021 à la présentation de la feuille de route au théâtre de Bastia : « On avait fait ce travail à une condition, on avait reçu les documents », avant de poursuivre : « Voilà le sujet, à chaque fois qu’on aura les documents en temps et en heure, on participera au débat. Si vous avez été choqués et vexés, imaginez-nous le même ressenti, invités à un conseil sans document. 65 jours après, je souhaite avoir les documents qui ont été présentés. »
Espérons que les prochains conseils communautaires soient plus studieux.
En cause, des propos tenus fin juillet par Julien Morganti alors que la majorité présentait son projet de territoire pour la mandature à venir, à l’occasion d’un conseil communautaire dans les salons du stade Armand-Cesari. L’élu d’opposition bastiais, qui, comme le reste de l’opposition, n’avait pas participé, avait alors qualifié l’évènement de « repas », s’interrogeant sur « le coût » tout en souhaitant aux élus présents un : « bon appétit », préférant « laisser sa part ».
Il y a deux mois déjà, la punchline avait été remarquée, mais ce lundi 28 septembre, le conseil communautaire a décidé d’y revenir en début de séance. Louis Pozzo di Borgo, le président, a voulu mettre les choses au clair, qualifiant les propos de « commentaires malheureux » et « d’insulte aux élus, à notre collectivité, à notre institution », et ne pas laisser dire : « que nous sommes simplement là pour manger, pour se faire plaisir, et se vanter d’un travail qui n’est pas fait ».
Le président de la Communauté d’agglomération de Bastia a enjoint son confrère de « s’opposer avec respect » et d’arrêter « de se livrer à ce petit jeu qui renvoie la politique à ses plus sombres heures », avant de poursuivre : « On a besoin d’avancer les uns avec les autres avec nos différences. On aura le temps de présenter nos bilans et de convaincre les Corses. »
Marie-Hélène Padovani, maire de San-Martino-di-Lota, a réclamé de son côté des « excuses publiques ». Tandis que Guy Armanet, maire de Santa-Maria-di-Lota, a indiqué pour sa part que « les élections étaient terminées, que l’on doit se mettre au travail et dépasser les rancœurs ».
L’occasion pour les élus de rebondir sur la décision rendue ce jour par le tribunal administratif de Bastia et le rejet de la demande d’annulation des élections. Gilles Simeoni, maire de Bastia et premier concerné, a pris la parole sur une décision pour lui : « qui est solidement argumenté en droit, qui répond point par point à l’ensemble des griefs soulevés par l’opposition. On a le droit en démocratie d’être en désaccord et de contester, même devant les juges. Dès lors qu’ils ont avancé avec loyauté ». Le maire de Bastia a fustigé certaines accusations et des « mises en cause scandaleuses reposant sur des éléments douteux ». Chose qu’il a expliqué ne pas accepter. L’ancien président du conseil exécutif a rappelé la plainte déposée par la majorité.
Durant ce conseil communautaire, Julien Morganti s’est exprimé seulement sur la présentation du projet de territoire : « On est dans une institution politique, et c’est pour ça qu’il y a des majorités et des oppositions. Et si très souvent on partage la gestion des affaires courantes, on s’oppose sur les grands projets. On a été élus sur des démarches différentes. »
Rappelant qu’il a participé en 2021 à la présentation de la feuille de route au théâtre de Bastia : « On avait fait ce travail à une condition, on avait reçu les documents », avant de poursuivre : « Voilà le sujet, à chaque fois qu’on aura les documents en temps et en heure, on participera au débat. Si vous avez été choqués et vexés, imaginez-nous le même ressenti, invités à un conseil sans document. 65 jours après, je souhaite avoir les documents qui ont été présentés. »
Espérons que les prochains conseils communautaires soient plus studieux.