Chambre d'agriculture de la Corse : ""Mubilisazione agricula, a chi nè simu ?"

Written on 09/26/2026
La rédaction

Après la journée de mobilisation du 24 septembre, les organisations agricoles corses divergent sur la poursuite des blocages. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et intitulé "Mubilisazione agricula, a chi nè simu ?", u scagnu di a Camera d’Agricultura di Corsica défend le rendez-vous obtenu au ministère de l’Agriculture le 30 septembre. La FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et la Coordination rurale veulent poursuivre les actions.

Les cinq syndicats agricoles corses -Jeunes Agriculteurs (JA), Via Campagnola, Mossa Paisana, Coordination rurale et FDSEA -s’étaient mobilisés ensemble le 24 septembre, aux côtés de la Chambre d’agriculture de Corse, de la SAFER et de la MSA. Leurs revendications communes concernaient notamment le CASI, la PAC, le Plan d’ambition, les difficultés hydrauliques et les contraintes administratives.
Dans son communiqué, U scagnu di a Camera d’Agricultura di Corsica affirme que l’ensemble de ces sujets a été abordé lors de cinq heures d’échanges avec les préfets et les services de l’État. « Nous avons d’ores et déjà obtenu l’engagement de placer la Corse en zone rouge », écrit-il, afin de faciliter l’indemnisation des pertes de fourrages et de récoltes. Elle fait également état d’« une revalorisation de l’enveloppe CASI », sans en préciser le montant.
Un rendez-vous est fixé mercredi 30 septembre à 15 heures avec le cabinet du ministère de l’Agriculture.


C’est sur la suite à donner à la mobilisation avant cette échéance que les positions se séparent. Le même communiqué rappelle que l’ODARC, la SAFER, la MSA, la Chambre d’agriculture, Via Campagnola et Mossa Paisana ont demandé la levée des blocages et participeront à la réunion ministérielle.
« La FDSEA, les JA et la Coordination rurale ont fait un autre choix », écrit la Chambre. Ces trois syndicats ont refusé le rendez-vous « faute de garantie sur la présence de la ministre en personne » et souhaitent poursuivre leurs actions.
La Chambre défend une autre méthode : « Obtenir des réponses le 30 septembre, les examiner ensemble et, si elles ne sont pas à la hauteur, envisager de nouvelles actions. » Elle ajoute que « la levée des blocages ne vaut ni abandon de nos revendications ni chèque en blanc donné à l’État ».


Le communiqué consacre, enfin, un passage visant Joseph Colombani, représentant de la FDSEA de Haute-Corse, qu’il accuse de s’en prendre au président de la Chambre, Jean-Baptiste Arena. « C’est le président de la Chambre d’agriculture qui porte la parole de l’institution représentant l’ensemble des agriculteurs corses », affirme le texte qui poursuit :  « Quant à Joseph Colombani (…), ses gesticulations médiatiques et ses attaques incessantes contre notre président, Jean-Baptiste Arena, ne masqueront pas son bilan famélique après 12 ans à la présidence de chambres d’agriculture en Corse. Le monde agricole corse n’est pas dupe et l’a notamment prouvé en le désavouant largement lors des dernières élections consulaires »
Et toujours à destination du président de la FDSEA de Haute-Corse, le texte s'achève sur ce rappel : «Rappelons-lui enfin qu’il représente la FDSEA 2B. Point. C’est le président de la Chambre d’agriculture qui porte la parole de l’institution représentant l’ensemble des agriculteurs corses. Joseph Colombani le rappelait lui-même lorsqu’il occupait cette fonction. »