Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné mercredi le promoteur immobilier Antony Perrino et son père à une amende de 500.000 euros pour la construction illégale de bungalows ainsi qu'à leur destruction sur l'île de Cavallo.
Les deux hommes sont condamnés à 200.000 euros d'amende chacun alors que la SAS Marina di Cavallo (ndlr, dont le gérant est selon la justice Antony Perrino) écope de 100.000 euros d'amende. Ils ont deux mois pour remettre les lieux en état et encourent 300 euros d'amende par jour de retard.
Le promoteur immobilier de 47 ans et son père François doivent aussi verser 10.000 euros aux associations environnementales U Levante et Le Garde, parties civiles dans ce dossier.
Ils sont soupçonnés d'avoir installé et maintenu, malgré les multiples relances des services de l'État, 37 résidences mobiles, soit 1000 m2, en dehors des emplacements autorisés de 2018 à 2024. Le tout sans permis de construire et en zone naturelle du PLU (plan local d'urbanisme) de la commune de Bonifacio, qui interdit toute construction à cet endroit.
Selon l'enquête, les préfabriqués étaient destinés à loger les ouvriers recrutés pour la construction de plusieurs villas de luxe. Ces installations ont aussi servi à loger des saisonniers du restaurant La Ferme, installé sur une parcelle appartenant à la Collectivité de Corse. Antony Perrino est associé dans la société Pefil qui exploite cet établissement haut de gamme.
"Le cœur de votre dossier, c'est huit ans de mépris total de l'urbanisme pour faire de l'argent, sur l'île de Cavallo, une zone de non-droit", avait lancé Jean-Philippe Navarre, le procureur de la République de Bastia, lors de l'audience en mai avant de requérir plus d'1,3 million d'euros d'amende et la démolition des constructions visées.
En défense, Antony Perrino avait assuré que ces résidences mobiles avaient vocation à disparaître alors que son avocat avait plaidé la relaxe.
Il est actuellement jugé en appel à Aix-en-Provence après sa condamnation en mai 2025, pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" et "abus de bien social" à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis et une amende de 750.000 euros, dans le dossier Émail Diamant.
L'accusation le décrivait comme "un membre à part entière" de l'équipe criminelle du Petit Bar, dont les principaux membres étaient jugés en sa compagnie. Il a été relaxé de l'association de malfaiteurs.
Le promoteur immobilier de 47 ans et son père François doivent aussi verser 10.000 euros aux associations environnementales U Levante et Le Garde, parties civiles dans ce dossier.
Ils sont soupçonnés d'avoir installé et maintenu, malgré les multiples relances des services de l'État, 37 résidences mobiles, soit 1000 m2, en dehors des emplacements autorisés de 2018 à 2024. Le tout sans permis de construire et en zone naturelle du PLU (plan local d'urbanisme) de la commune de Bonifacio, qui interdit toute construction à cet endroit.
Selon l'enquête, les préfabriqués étaient destinés à loger les ouvriers recrutés pour la construction de plusieurs villas de luxe. Ces installations ont aussi servi à loger des saisonniers du restaurant La Ferme, installé sur une parcelle appartenant à la Collectivité de Corse. Antony Perrino est associé dans la société Pefil qui exploite cet établissement haut de gamme.
"Le cœur de votre dossier, c'est huit ans de mépris total de l'urbanisme pour faire de l'argent, sur l'île de Cavallo, une zone de non-droit", avait lancé Jean-Philippe Navarre, le procureur de la République de Bastia, lors de l'audience en mai avant de requérir plus d'1,3 million d'euros d'amende et la démolition des constructions visées.
En défense, Antony Perrino avait assuré que ces résidences mobiles avaient vocation à disparaître alors que son avocat avait plaidé la relaxe.
Il est actuellement jugé en appel à Aix-en-Provence après sa condamnation en mai 2025, pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" et "abus de bien social" à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis et une amende de 750.000 euros, dans le dossier Émail Diamant.
L'accusation le décrivait comme "un membre à part entière" de l'équipe criminelle du Petit Bar, dont les principaux membres étaient jugés en sa compagnie. Il a été relaxé de l'association de malfaiteurs.