Du 27 septembre au 3 octobre, la première Strappata della Rocca reliera Bavella à Sartène sur près de 150 kilomètres. Porté par la toute jeune association SPES, ce défi né dans le prolongement du pèlerinage effectué l’an dernier par Nicolas De Peretti jusqu’à Assise veut mêler solidarité, patrimoine et dépassement de soi.
C'est une idée qui a commencé à germer quelque part sur le chemin d’Assise. À l’automne dernier, quelques mois après avoir été frappé par un cancer, le Sartenais Nicolas De Peretti s’était lancé un défi un peu fou : parcourir près de 400 kilomètres sur les traces de Saint François, entre Rome et Assise. Un pèlerinage qui avait également permis de récolter 40 000 euros au profit de l'Oeuvre d'Orient, et en particulier des orphelins du Liban. Mais avant même d’être arrivé au bout du chemin, une autre envie avait déjà commencé à prendre forme dans l'esprit de Nicolas De Peretti. Celle de prolonger l’aventure, cette fois en Corse. « À un moment, je me suis dit que c’était une aventure extraordinaire, et pourquoi ne pas créer quelque chose en Corse, chez nous, dans la Rocca ? », raconte-t-il.
Un an plus tard, l’idée est devenue la Strappata della Rocca. Cet "itinéraire pour l'Espérance" aura pour objectif de rallier Bavella à Sartène au terme d'un périple d'environ 150 kilomètres parcourus dans la montagne, entre ce dimanche 27 septembre et le 3 octobre. Un itinéraire entièrement imaginé pour l’occasion qui traversera notamment l’Alta Rocca avant de rejoindre Baracci puis le Sartenais. Un choix qui tient autant aux paysages traversés qu’à l’histoire personnelle de son initiateur. « Ce sont des paysages qui sont suffisamment beaux pour justifier qu’on les traverse », sourit-il, avant de confier : « Et puis il y a un côté un peu plus personnel : l’Alta Rocca et le Sartenais sont mes deux régions d’origine. Ce parcours avait donc beaucoup de sens personnel et intime ».
« Aller contre la fatalité »
Car derrière les kilomètres, la Strappata porte surtout un message directement lié à l’épreuve traversée par Nicolas De Peretti depuis deux ans. Après l'annonce de son cancer en juin 2024, une lourde opération et des dizaines de séances de radiothérapie, marcher est devenu pour lui une façon de montrer qu'il est encore possible d'avancer. « C’est une manière d’aller contre la fatalité, de ne pas se laisser faire », explique-t-il sans pour autant vouloir faire de sa propre expérience une généralité. « Il y a des gens qui vont subir véritablement, physiquement et mentalement ce type d’épreuve », souligne-t-il. Mais à travers ce nouveau défi, il espère pouvoir adresser un message à « ceux qui sont dans le noir ». « C’est un message positif. La maladie est suffisamment négative pour qu’on n’y ajoute pas autre chose de négatif », insiste-t-il.
C'est aussi autour de cette idée qu'est née, en juin dernier, l'association SPES, « espérance » en latin. Et si la Strappata en constitue la première grande action, ses membres espèrent déjà inscrire le projet dans la durée. « Si cette marche se passe bien, l’objectif serait évidemment d’essayer d’aller sur une seconde édition, et d'inscrire cette Strappata dans le temps et dans la durée », indique Nicolas De Peretti en pointant également la volonté de l’association de continuer à travailler autour « du patrimoine, de la santé et de l’histoire du territoire » au travers d'autres actions.
Un an plus tard, l’idée est devenue la Strappata della Rocca. Cet "itinéraire pour l'Espérance" aura pour objectif de rallier Bavella à Sartène au terme d'un périple d'environ 150 kilomètres parcourus dans la montagne, entre ce dimanche 27 septembre et le 3 octobre. Un itinéraire entièrement imaginé pour l’occasion qui traversera notamment l’Alta Rocca avant de rejoindre Baracci puis le Sartenais. Un choix qui tient autant aux paysages traversés qu’à l’histoire personnelle de son initiateur. « Ce sont des paysages qui sont suffisamment beaux pour justifier qu’on les traverse », sourit-il, avant de confier : « Et puis il y a un côté un peu plus personnel : l’Alta Rocca et le Sartenais sont mes deux régions d’origine. Ce parcours avait donc beaucoup de sens personnel et intime ».
« Aller contre la fatalité »
Car derrière les kilomètres, la Strappata porte surtout un message directement lié à l’épreuve traversée par Nicolas De Peretti depuis deux ans. Après l'annonce de son cancer en juin 2024, une lourde opération et des dizaines de séances de radiothérapie, marcher est devenu pour lui une façon de montrer qu'il est encore possible d'avancer. « C’est une manière d’aller contre la fatalité, de ne pas se laisser faire », explique-t-il sans pour autant vouloir faire de sa propre expérience une généralité. « Il y a des gens qui vont subir véritablement, physiquement et mentalement ce type d’épreuve », souligne-t-il. Mais à travers ce nouveau défi, il espère pouvoir adresser un message à « ceux qui sont dans le noir ». « C’est un message positif. La maladie est suffisamment négative pour qu’on n’y ajoute pas autre chose de négatif », insiste-t-il.
C'est aussi autour de cette idée qu'est née, en juin dernier, l'association SPES, « espérance » en latin. Et si la Strappata en constitue la première grande action, ses membres espèrent déjà inscrire le projet dans la durée. « Si cette marche se passe bien, l’objectif serait évidemment d’essayer d’aller sur une seconde édition, et d'inscrire cette Strappata dans le temps et dans la durée », indique Nicolas De Peretti en pointant également la volonté de l’association de continuer à travailler autour « du patrimoine, de la santé et de l’histoire du territoire » au travers d'autres actions.
Car au-delà de sa dimension sportive et symbolique, la Strappata veut aussi remettre en lumière des itinéraires parfois méconnus. Une partie des 150 kilomètres empruntera ainsi d'anciens chemins muletiers réhabilités au fil des années par la Collectivité de Corse mais encore peu fréquentés. « La randonnée en Corse, ce n’est pas que le GR20. Il y a des sentiers magnifiques un peu partout, et les parcourir c’est une façon aussi de les mettre en valeur. C’est un pan de notre histoire parce que ce sont nos anciens qui les empruntaient », glisse Nicolas De Peretti.
Une chaîne de solidarité
Pour cette première édition de la Strapatta, 4 à 5 marcheurs devraient accompagner Nicolas De Peretti et effectuer l'intégralité du parcours. D'autres pourront ponctuellement les rejoindre au fil des étapes. « On sait qu’il y a des gens qui souhaitent venir et on espère d’ailleurs qu’il y aura pas mal de marcheurs. Notre volonté c’est aussi d’avoir un petit effet boule de neige », dévoile Nicolas De Peretti en notant qu’environ 80 % des étapes ont volontairement été pensées pour rester accessibles. La traversée des villages aura également toute sa place dans cette aventure, l'idée étant aussi de profiter de cette semaine pour aller à la rencontre des habitants et faire vivre une chaîne de solidarité autour du projet.
Car comme lors de son premier périple, l’objectif est aussi de mettre ces kilomètres au service de causes qui tiennent à cœur aux membres de SPES. Cette année, l’association a choisi de tourner une partie de son action vers les cancers pédiatriques et notamment vers l’association A Te Carlucciu, qu’elle connaît déjà pour avoir mené à ses côtés une traversée de la Méditerranée. « Ne serait-ce que l’expression cancers pédiatriques se suffit à elle-même pour mériter un soutien », estime Nicolas de Peretti. « Ce sont des situations qui sont horribles pour les enfants évidemment, mais aussi pour les aidants et les familles. Et je pense que c’est une belle chose d’essayer de soutenir des gens ici, de façon concrète ».
L’enfance sera également au cœur de l’autre volet de la collecte. Après les 40 000 euros réunis l’an dernier en faveur des orphelins du Liban, SPES souhaite de nouveau soutenir un établissement dans le pays et étudie actuellement les différents projets auxquels elle pourrait apporter son aide par le biais de l'Oeuvre d'Orient. Pour autant, pas question de se mettre la pression pour fixer un montant à atteindre. « Je ne sais pas comment on a fait pour avoir autant d’argent l’année dernière. C’était magnifique, extraordinaire », reconnaît Nicolas de Peretti en affirmant que plus que le chiffre inscrit au bout de la collecte, c’est ce qui se créera autour de la Strappata qui lui importe. « Faire connaître ces chemins, ces problématiques de santé, échanger avec les gens, voir tous ces liens, tous ces soutiens qu’on a eus de façon gratuite, du plus petit geste au plus grand, c’est pour nous plus important que l’euro déposé sur la table », assure-t-il. La collecte débutera néanmoins dès la veille du départ, puisque ce samedi 26 septembre, un concert caritatif réunira à Sartène Paul Mancini, Terra Mea ainsi que Jean-Paul Poletti et le Chœur de Sartène. L'intégralité de la recette sera reversée aux œuvres soutenues par SPES.
Une chaîne de solidarité
Pour cette première édition de la Strapatta, 4 à 5 marcheurs devraient accompagner Nicolas De Peretti et effectuer l'intégralité du parcours. D'autres pourront ponctuellement les rejoindre au fil des étapes. « On sait qu’il y a des gens qui souhaitent venir et on espère d’ailleurs qu’il y aura pas mal de marcheurs. Notre volonté c’est aussi d’avoir un petit effet boule de neige », dévoile Nicolas De Peretti en notant qu’environ 80 % des étapes ont volontairement été pensées pour rester accessibles. La traversée des villages aura également toute sa place dans cette aventure, l'idée étant aussi de profiter de cette semaine pour aller à la rencontre des habitants et faire vivre une chaîne de solidarité autour du projet.
Car comme lors de son premier périple, l’objectif est aussi de mettre ces kilomètres au service de causes qui tiennent à cœur aux membres de SPES. Cette année, l’association a choisi de tourner une partie de son action vers les cancers pédiatriques et notamment vers l’association A Te Carlucciu, qu’elle connaît déjà pour avoir mené à ses côtés une traversée de la Méditerranée. « Ne serait-ce que l’expression cancers pédiatriques se suffit à elle-même pour mériter un soutien », estime Nicolas de Peretti. « Ce sont des situations qui sont horribles pour les enfants évidemment, mais aussi pour les aidants et les familles. Et je pense que c’est une belle chose d’essayer de soutenir des gens ici, de façon concrète ».
L’enfance sera également au cœur de l’autre volet de la collecte. Après les 40 000 euros réunis l’an dernier en faveur des orphelins du Liban, SPES souhaite de nouveau soutenir un établissement dans le pays et étudie actuellement les différents projets auxquels elle pourrait apporter son aide par le biais de l'Oeuvre d'Orient. Pour autant, pas question de se mettre la pression pour fixer un montant à atteindre. « Je ne sais pas comment on a fait pour avoir autant d’argent l’année dernière. C’était magnifique, extraordinaire », reconnaît Nicolas de Peretti en affirmant que plus que le chiffre inscrit au bout de la collecte, c’est ce qui se créera autour de la Strappata qui lui importe. « Faire connaître ces chemins, ces problématiques de santé, échanger avec les gens, voir tous ces liens, tous ces soutiens qu’on a eus de façon gratuite, du plus petit geste au plus grand, c’est pour nous plus important que l’euro déposé sur la table », assure-t-il. La collecte débutera néanmoins dès la veille du départ, puisque ce samedi 26 septembre, un concert caritatif réunira à Sartène Paul Mancini, Terra Mea ainsi que Jean-Paul Poletti et le Chœur de Sartène. L'intégralité de la recette sera reversée aux œuvres soutenues par SPES.
Déposer une œuvre au bout du chemin
Enfin, durant toute la traversée, les marcheurs ne seront pas tout à fait seuls sur les chemins, puisqu'ils transporteront avec eux une œuvre spécialement créée par les frères Vesperini et Antoine Zucconi. Réalisée en bois et en pierre à l'occasion des 800 ans de la mort de saint François d'Assise, elle sera offerte à l'arrivée à la chapelle Saint-François du couvent Saint-Damien de Sartène. Mais jusqu'au bout, son apparence restera secrète, y compris pour ceux qui devront la porter. « On ne sait ni le poids, ni à quoi elle ressemble. On sait juste sa taille, 50 sur 50 cm, donc ça mérite un gros sac », s'amuse Nicolas de Peretti, qui reconnaît tout de même « une vraie source de stress » pour les porteurs à quelques jours du départ. « En montagne, les grammes comptent fois dix. Les artistes ont promis de ne pas la faire trop lourde. On espère qu’ils tiendront leur promesse ».
Mais avant de déposer l'oeuvre à Sartène, il faudra surtout parcourir les 150 kilomètres qui séparent la commune de Bavella. Le départ sera donné dimanche matin à 8 heures depuis le sanctuaire, avec un rendez-vous fixé à 7h30 pour ceux qui souhaitent y assister. Et à quelques jours de s’élancer, Nicolas de Peretti préfère surtout ne pas présumer de la suite. « Déjà, qu’on soit arrivés à Sartène voudra dire que l'on aura réussi notre aventure », sourit-il. Pour le reste, il préfère laisser le chemin faire son œuvre. « C’est une vraie aventure que l’on va vivre. Et il se passe tellement de choses quand on se lance sur de tels chemins. Il y aura forcément de belles choses ».
Enfin, durant toute la traversée, les marcheurs ne seront pas tout à fait seuls sur les chemins, puisqu'ils transporteront avec eux une œuvre spécialement créée par les frères Vesperini et Antoine Zucconi. Réalisée en bois et en pierre à l'occasion des 800 ans de la mort de saint François d'Assise, elle sera offerte à l'arrivée à la chapelle Saint-François du couvent Saint-Damien de Sartène. Mais jusqu'au bout, son apparence restera secrète, y compris pour ceux qui devront la porter. « On ne sait ni le poids, ni à quoi elle ressemble. On sait juste sa taille, 50 sur 50 cm, donc ça mérite un gros sac », s'amuse Nicolas de Peretti, qui reconnaît tout de même « une vraie source de stress » pour les porteurs à quelques jours du départ. « En montagne, les grammes comptent fois dix. Les artistes ont promis de ne pas la faire trop lourde. On espère qu’ils tiendront leur promesse ».
Mais avant de déposer l'oeuvre à Sartène, il faudra surtout parcourir les 150 kilomètres qui séparent la commune de Bavella. Le départ sera donné dimanche matin à 8 heures depuis le sanctuaire, avec un rendez-vous fixé à 7h30 pour ceux qui souhaitent y assister. Et à quelques jours de s’élancer, Nicolas de Peretti préfère surtout ne pas présumer de la suite. « Déjà, qu’on soit arrivés à Sartène voudra dire que l'on aura réussi notre aventure », sourit-il. Pour le reste, il préfère laisser le chemin faire son œuvre. « C’est une vraie aventure que l’on va vivre. Et il se passe tellement de choses quand on se lance sur de tels chemins. Il y aura forcément de belles choses ».