Six mois après les élections municipales, Julien Morganti et ses alliés d’Uniti ont fait leur rentrée politique ce samedi 12 septembre à Bastia. Fiscalité, attractivité, conseils de quartier : l’opposition dresse un bilan sévère des premiers mois de la nouvelle mandature de Gilles Simeoni et affiche déjà son ambition de peser au-delà de la cité bastiaise.
Désormais principal opposant et plus qu’installé face à Gilles Simeoni, le maire de Bastia, Julien Morganti, le leader de l’opposition municipale bastiaise qui a su rassembler gauche, droite et nationalistes du PNC derrière lui à l’occasion des élections municipales de mars dernier, a décidé de taper fort pour sa rentrée politique, faite ce samedi 12 septembre sur la place du Marché de Bastia.
Non pas que l’on ne connaisse déjà la plupart des griefs qu’il porte depuis plusieurs années contre la majorité nationaliste (méthodologie, hausse des impôts, manque de vision, projets à l’arrêt...), celui qui est à la tête de la coalition Uniti a surtout tenu à faire le bilan des six premiers mois de mandature de l’ancien président de l’Exécutif de Corse.
Aux côtés de ses alliés de droite, représentés par Sylvain Fanti, du PNC avec Mathieu Ricci, mais aussi de Marie-Claire Poggi pour le MCD, la coalition Uniti a notamment fustigé « la hausse de la taxe foncière de 14 % ». Pour Julien Morganti, il s’agit « de la seule mesure concrète » prise par la municipalité.
Pour l’élu d’opposition, cela représenterait « 3,5 millions d’euros qui seront pris sur les Bastiais durant la mandature ». Autant de pouvoir d’achat en moins. Lui propose plutôt de réduire par exemple la voilure « à 20 millions d’euros contre 50 millions pour le projet du théâtre », mais aussi de « réduire les dépenses sur les études et le train de vie de la mairie ».
Les impôts étaient aussi dans le discours de Mathieu Ricci. L’élu du PNC a dénoncé, pour sa part, l’augmentation des taxes sur les espaces commerciaux vacants. Il juge que les résultats ne sont pas forcément à la hauteur des attentes : « On ne sait pas si c’est par idéologie ou par manque de travail ». Il demande à la majorité de revoir sa copie sur l’attractivité de la ville. Sur ce bilan des six mois, il a également été question de sécurité ou encore d’adaptation aux changements climatiques.
Julien Morganti est également revenu sur la création, par la ville, du conseil des quartiers sud, qui avait été au cœur d’une passe d’armes entre opposition et majorité durant l’été sur sa composition : « On a contesté le fond et la forme car on s’attendait à leur méthode. Ce sont devenus des réserves d’électeurs ». En réponse, le leader de l’opposition bastiaise va tout simplement créer ses propres comités de quartier : « On appelle la population à candidater jusqu’au 15 octobre. On ne fera aucun tri et aucune sélection, tous les habitants sont appelés à y participer pour leur ville. »
Après plusieurs années passées sur les bancs du conseil municipal de Bastia, Julien Morganti va-t-il saisir son score au tocca tocca avec l’homme fort de la Corse pour en faire un tremplin territorial ? « On considère qu’Uniti, qui est la principale force d’opposition à Bastia, a l’ambition de défendre ses intérêts et de porter une autre voie pour la Corse. »
Sylvain Fanti, pour la droite bastiaise, a poursuivi : « Notre rassemblement politique est né sur une dimension municipale. Pour autant, au regard du résultat qui a été le nôtre, nous avons vocation à réfléchir à chacun des scrutins qui vont se présenter dans le futur, avec la volonté de peser. »
Les échéances régionales sont encore loin dans le calendrier politique. Sénatoriales, présidentielle et possibles législatives auront lieu entre-temps. Mais la volonté de changer d’échelle semble imprégner les esprits des membres de la coalition à l’occasion de cette rentrée politique.
Non pas que l’on ne connaisse déjà la plupart des griefs qu’il porte depuis plusieurs années contre la majorité nationaliste (méthodologie, hausse des impôts, manque de vision, projets à l’arrêt...), celui qui est à la tête de la coalition Uniti a surtout tenu à faire le bilan des six premiers mois de mandature de l’ancien président de l’Exécutif de Corse.
Aux côtés de ses alliés de droite, représentés par Sylvain Fanti, du PNC avec Mathieu Ricci, mais aussi de Marie-Claire Poggi pour le MCD, la coalition Uniti a notamment fustigé « la hausse de la taxe foncière de 14 % ». Pour Julien Morganti, il s’agit « de la seule mesure concrète » prise par la municipalité.
Pour l’élu d’opposition, cela représenterait « 3,5 millions d’euros qui seront pris sur les Bastiais durant la mandature ». Autant de pouvoir d’achat en moins. Lui propose plutôt de réduire par exemple la voilure « à 20 millions d’euros contre 50 millions pour le projet du théâtre », mais aussi de « réduire les dépenses sur les études et le train de vie de la mairie ».
Les impôts étaient aussi dans le discours de Mathieu Ricci. L’élu du PNC a dénoncé, pour sa part, l’augmentation des taxes sur les espaces commerciaux vacants. Il juge que les résultats ne sont pas forcément à la hauteur des attentes : « On ne sait pas si c’est par idéologie ou par manque de travail ». Il demande à la majorité de revoir sa copie sur l’attractivité de la ville. Sur ce bilan des six mois, il a également été question de sécurité ou encore d’adaptation aux changements climatiques.
Julien Morganti est également revenu sur la création, par la ville, du conseil des quartiers sud, qui avait été au cœur d’une passe d’armes entre opposition et majorité durant l’été sur sa composition : « On a contesté le fond et la forme car on s’attendait à leur méthode. Ce sont devenus des réserves d’électeurs ». En réponse, le leader de l’opposition bastiaise va tout simplement créer ses propres comités de quartier : « On appelle la population à candidater jusqu’au 15 octobre. On ne fera aucun tri et aucune sélection, tous les habitants sont appelés à y participer pour leur ville. »
Après plusieurs années passées sur les bancs du conseil municipal de Bastia, Julien Morganti va-t-il saisir son score au tocca tocca avec l’homme fort de la Corse pour en faire un tremplin territorial ? « On considère qu’Uniti, qui est la principale force d’opposition à Bastia, a l’ambition de défendre ses intérêts et de porter une autre voie pour la Corse. »
Sylvain Fanti, pour la droite bastiaise, a poursuivi : « Notre rassemblement politique est né sur une dimension municipale. Pour autant, au regard du résultat qui a été le nôtre, nous avons vocation à réfléchir à chacun des scrutins qui vont se présenter dans le futur, avec la volonté de peser. »
Les échéances régionales sont encore loin dans le calendrier politique. Sénatoriales, présidentielle et possibles législatives auront lieu entre-temps. Mais la volonté de changer d’échelle semble imprégner les esprits des membres de la coalition à l’occasion de cette rentrée politique.