Après un été particulièrement difficile pour le monde agricole, marqué par des épisodes de canicule, une sécheresse intense et de nombreux incendies, l’État débloque une enveloppe de 1,3 million d’euros pour la Corse dans le cadre du plan Agriculture Climat-Adaptation-Sécheresse-Incendies. Présenté mercredi aux acteurs insulaires du secteur, ce dispositif doit permettre d’indemniser les pertes et d’aider les exploitations les plus touchées à relancer leur production.
Avec une température moyenne de 24,9 °C en juillet, supérieure à celles enregistrées lors des précédents épisodes historiques de 2003 et 1976, et des restrictions d'eau qui ont concerné les deux départements insulaires, l'été 2026 n'aura pas épargné l'agriculture corse. À la sécheresse et aux fortes chaleurs se sont par ailleurs ajoutés de nombreux incendies qui ont encore fragilisé certaines exploitations.
Face à cette situation, la ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a présenté le 4 septembre dernier un plan exceptionnel doté de 1,3 milliard d'euros au niveau national afin de « soutenir les trésoreries et relancer la production ». À la suite de cette annonce, le préfet de Corse a réuni mercredi à Ajaccio la Chambre d'agriculture, l'Office du développement agricole et rural de Corse, la Mutualité sociale agricole, les organisations professionnelles et les différents partenaires du monde agricole afin de présenter le déploiement de ce plan dans l'île.
Selon les données présentées par l'État, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 % dans de nombreux territoires français et les stocks fourragers sont inférieurs de plus de moitié dans plusieurs régions. « La situation rappelle combien le sujet de notre souveraineté alimentaire est prégnant et fragile dans le contexte climatique », insiste la préfecture de Corse en convenant que sur l’île aussi, les conséquences de cet été exceptionnel se font sentir dans les exploitations. Et de détailler : « L’élevage, déjà fragile économiquement, subit la dégradation des prairies et présente un déficit fourrager. Les maraichers ont subi de lourdes pertes que ce soit sous serres ou en plein champ. Les fortes chaleurs ont favorisé l’émergence de maladies sur les végétaux ».
Pour tenter de répondre rapidement aux difficultés rencontrées, le plan CASI prévoit plusieurs dispositifs destinés à « indemniser les pertes exceptionnelles et à redémarrer la production agricole ». L'indemnité de solidarité nationale devrait constituer la mesure la plus importante, avec plus de 500 millions d'euros potentiellement mobilisés à l'échelle nationale. Des aides aux cotisations sociales et des dégrèvements fiscaux doivent également être activés, tout comme le régime des calamités agricoles pour les pertes de fonds concernant les productions non assurables.
À ces dispositifs s'ajoutera un fonds de réarmement doté de 210 millions d'euros au niveau national. Il doit notamment permettre aux producteurs les plus touchés, dont certains étaient déjà fragilisés avant cet été, de se réapprovisionner en fourrages, plants et semences. Dans ce cadre, la Corse bénéficiera d'une enveloppe de 1,3 million d'euros. Reste désormais à déterminer précisément comment cette somme sera répartie entre les exploitations. La préfecture indique qu'un travail est actuellement engagé afin d'orienter le fonds vers celles qui ont été les plus impactées et de permettre le versement des aides « le plus rapidement possible ». Le calendrier se veut en tout cas resserré. L'État souhaite que les exploitants puissent déposer leurs demandes sous une forme simplifiée à compter du 1er octobre, avec l'objectif que « la plus grande partie des paiements » soit réalisée avant le 1er décembre.
Face à cette situation, la ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a présenté le 4 septembre dernier un plan exceptionnel doté de 1,3 milliard d'euros au niveau national afin de « soutenir les trésoreries et relancer la production ». À la suite de cette annonce, le préfet de Corse a réuni mercredi à Ajaccio la Chambre d'agriculture, l'Office du développement agricole et rural de Corse, la Mutualité sociale agricole, les organisations professionnelles et les différents partenaires du monde agricole afin de présenter le déploiement de ce plan dans l'île.
Selon les données présentées par l'État, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 % dans de nombreux territoires français et les stocks fourragers sont inférieurs de plus de moitié dans plusieurs régions. « La situation rappelle combien le sujet de notre souveraineté alimentaire est prégnant et fragile dans le contexte climatique », insiste la préfecture de Corse en convenant que sur l’île aussi, les conséquences de cet été exceptionnel se font sentir dans les exploitations. Et de détailler : « L’élevage, déjà fragile économiquement, subit la dégradation des prairies et présente un déficit fourrager. Les maraichers ont subi de lourdes pertes que ce soit sous serres ou en plein champ. Les fortes chaleurs ont favorisé l’émergence de maladies sur les végétaux ».
Pour tenter de répondre rapidement aux difficultés rencontrées, le plan CASI prévoit plusieurs dispositifs destinés à « indemniser les pertes exceptionnelles et à redémarrer la production agricole ». L'indemnité de solidarité nationale devrait constituer la mesure la plus importante, avec plus de 500 millions d'euros potentiellement mobilisés à l'échelle nationale. Des aides aux cotisations sociales et des dégrèvements fiscaux doivent également être activés, tout comme le régime des calamités agricoles pour les pertes de fonds concernant les productions non assurables.
À ces dispositifs s'ajoutera un fonds de réarmement doté de 210 millions d'euros au niveau national. Il doit notamment permettre aux producteurs les plus touchés, dont certains étaient déjà fragilisés avant cet été, de se réapprovisionner en fourrages, plants et semences. Dans ce cadre, la Corse bénéficiera d'une enveloppe de 1,3 million d'euros. Reste désormais à déterminer précisément comment cette somme sera répartie entre les exploitations. La préfecture indique qu'un travail est actuellement engagé afin d'orienter le fonds vers celles qui ont été les plus impactées et de permettre le versement des aides « le plus rapidement possible ». Le calendrier se veut en tout cas resserré. L'État souhaite que les exploitants puissent déposer leurs demandes sous une forme simplifiée à compter du 1er octobre, avec l'objectif que « la plus grande partie des paiements » soit réalisée avant le 1er décembre.