À partir du 9 septembre, Young Engineers Corsica proposera à Ajaccio et Bastia des ateliers de robotique, de programmation, de construction et de sciences pour les enfants de 4 à 12 ans. Derrière cette nouvelle activité extrascolaire, son fondateur Nicolas Bristen défend une conviction : face à l’accélération technologique et à l’arrivée de l’intelligence artificielle, les enfants doivent être familiarisés plus tôt avec les outils, les méthodes et les compétences qui façonneront le monde professionnel de demain.
« Dis maman, c’est quoi un ingénieur ? C’est quoi la robotique ? C’est quoi l’intelligence artificielle ? » Pour certains enfants, ces mots font encore partie d’un univers lointain. Pour Nicolas Bristen, c’est justement là que se situe l’un des enjeux de son projet. À 25 ans, après quatre années dans la Marine nationale, le jeune homme a décidé de changer de voie et d’implanter en Corse Young Engineers, un réseau créé en 2008 et présent aujourd’hui dans plus de 100 pays et plus de 500 structures.
Le déclic est venu d’une conversation avec le fils de l’un de ses meilleurs amis. L’enfant lui demande un jour ce qu’est un ingénieur. Une question anodine en apparence, mais qui interpelle Nicolas Bristen. « Il y a beaucoup d’enfants qui savent ce que c’est qu’un pompier, qu’un policier, mais pas beaucoup qui savent ce que c’est qu’un ingénieur, un architecte, un informaticien ou un technicien », raconte-t-il.
À cette méconnaissance des métiers s’ajoute, selon lui, une autre difficulté : préparer des enfants à un monde professionnel qui évolue à une vitesse inédite. « L’école ne prépare plus vraiment au monde de demain », estime Nicolas Bristen, tout en précisant que son projet ne cherche pas à se substituer à l’enseignement scolaire. « On a quand même un manque crucial d’innovation et d’apprentissage par rapport aux nouvelles méthodologies qui sont pratiquées aujourd’hui », poursuit-il.
Une question se pose alors : comment demander à un adolescent de choisir une orientation s’il ne connaît pas une partie des métiers qui pourraient exister demain ? Et comment le préparer à un environnement professionnel dans lequel l’intelligence artificielle, l’automatisation et les nouvelles technologies transforment déjà les pratiques ?
Apprendre avant de choisir
Pour Nicolas Bristen, la réponse passe d’abord par la découverte. Pas question de demander à un enfant de savoir s’il veut devenir ingénieur. L’idée est plutôt de lui donner suffisamment tôt l’occasion de manipuler, d’expérimenter et de comprendre ce qui se cache derrière ces domaines.
Dès 4 ans, les enfants pourront découvrir les principes de la construction, de la mécanique ou de la programmation à travers des activités adaptées à leur âge. Pour les 4-6 ans, les ateliers mêleront constructions en trois dimensions et découverte des sciences. La programmation prendra la forme d’une aventure, avec un robot déjà construit que l’enfant apprendra progressivement à commander. « Le but, c’est vraiment qu’ils construisent et qu’ils manipulent », explique le fondateur. À cet âge, il ne s’agit pas de faire apprendre des lignes de code, mais de développer la motricité, la curiosité et les premières capacités de raisonnement. À mesure que les enfants grandissent, les activités deviennent plus complexes. Les séances alterneront entre construction et programmation, avec des exercices adaptés à chaque tranche d’âge.
Le déclic est venu d’une conversation avec le fils de l’un de ses meilleurs amis. L’enfant lui demande un jour ce qu’est un ingénieur. Une question anodine en apparence, mais qui interpelle Nicolas Bristen. « Il y a beaucoup d’enfants qui savent ce que c’est qu’un pompier, qu’un policier, mais pas beaucoup qui savent ce que c’est qu’un ingénieur, un architecte, un informaticien ou un technicien », raconte-t-il.
À cette méconnaissance des métiers s’ajoute, selon lui, une autre difficulté : préparer des enfants à un monde professionnel qui évolue à une vitesse inédite. « L’école ne prépare plus vraiment au monde de demain », estime Nicolas Bristen, tout en précisant que son projet ne cherche pas à se substituer à l’enseignement scolaire. « On a quand même un manque crucial d’innovation et d’apprentissage par rapport aux nouvelles méthodologies qui sont pratiquées aujourd’hui », poursuit-il.
Une question se pose alors : comment demander à un adolescent de choisir une orientation s’il ne connaît pas une partie des métiers qui pourraient exister demain ? Et comment le préparer à un environnement professionnel dans lequel l’intelligence artificielle, l’automatisation et les nouvelles technologies transforment déjà les pratiques ?
Apprendre avant de choisir
Pour Nicolas Bristen, la réponse passe d’abord par la découverte. Pas question de demander à un enfant de savoir s’il veut devenir ingénieur. L’idée est plutôt de lui donner suffisamment tôt l’occasion de manipuler, d’expérimenter et de comprendre ce qui se cache derrière ces domaines.
Dès 4 ans, les enfants pourront découvrir les principes de la construction, de la mécanique ou de la programmation à travers des activités adaptées à leur âge. Pour les 4-6 ans, les ateliers mêleront constructions en trois dimensions et découverte des sciences. La programmation prendra la forme d’une aventure, avec un robot déjà construit que l’enfant apprendra progressivement à commander. « Le but, c’est vraiment qu’ils construisent et qu’ils manipulent », explique le fondateur. À cet âge, il ne s’agit pas de faire apprendre des lignes de code, mais de développer la motricité, la curiosité et les premières capacités de raisonnement. À mesure que les enfants grandissent, les activités deviennent plus complexes. Les séances alterneront entre construction et programmation, avec des exercices adaptés à chaque tranche d’âge.
Comprendre la technologie plutôt que simplement l’utiliser
Les enfants grandissent aujourd’hui au contact des écrans, des objets connectés et, de plus en plus, d’outils intégrant l’intelligence artificielle. Young Engineers entend leur apprendre à ne pas seulement utiliser ces technologies, mais à comprendre les mécanismes qui les rendent possibles.
Curiosité, créativité, esprit critique, pensée algorithmique et capacité à résoudre des problèmes : autant de compétences que le programme entend travailler à travers la construction et la programmation. « Le but, c’est de pouvoir accéder à des domaines comme les sciences, le codage, la programmation informatique, mais derrière tout ce qu’on apprend va leur servir pour tous les métiers », explique Nicolas Bristen.
Cette approche sera proposée dès la rentrée à Ajaccio et Bastia, avec un premier atelier prévu le 9 septembre. Les séances, organisées par tranches d’âge, auront principalement lieu les mercredis et samedis et pourront accueillir jusqu’à 12 enfants.
La formule prévoit environ 35 séances sur l’année, pour un montant de 45 euros par mois. Les activités seront encadrées par des animateurs ayant notamment une expérience de la petite enfance, de la préadolescence ou de l’accompagnement scolaire. Des ateliers sont également prévus pour pouvoir s’adapter à différents profils d’enfants.
Reste à savoir si ces apprentissages trouveront leur place dans le parcours des enfants. Pour Nicolas Bristen, une chose est certaine : plus ils découvrent tôt les sciences, la technologie et la manière dont les outils fonctionnent, plus ils seront en mesure de comprendre les métiers qui les attendent demain.
Les enfants grandissent aujourd’hui au contact des écrans, des objets connectés et, de plus en plus, d’outils intégrant l’intelligence artificielle. Young Engineers entend leur apprendre à ne pas seulement utiliser ces technologies, mais à comprendre les mécanismes qui les rendent possibles.
Curiosité, créativité, esprit critique, pensée algorithmique et capacité à résoudre des problèmes : autant de compétences que le programme entend travailler à travers la construction et la programmation. « Le but, c’est de pouvoir accéder à des domaines comme les sciences, le codage, la programmation informatique, mais derrière tout ce qu’on apprend va leur servir pour tous les métiers », explique Nicolas Bristen.
Cette approche sera proposée dès la rentrée à Ajaccio et Bastia, avec un premier atelier prévu le 9 septembre. Les séances, organisées par tranches d’âge, auront principalement lieu les mercredis et samedis et pourront accueillir jusqu’à 12 enfants.
La formule prévoit environ 35 séances sur l’année, pour un montant de 45 euros par mois. Les activités seront encadrées par des animateurs ayant notamment une expérience de la petite enfance, de la préadolescence ou de l’accompagnement scolaire. Des ateliers sont également prévus pour pouvoir s’adapter à différents profils d’enfants.
Reste à savoir si ces apprentissages trouveront leur place dans le parcours des enfants. Pour Nicolas Bristen, une chose est certaine : plus ils découvrent tôt les sciences, la technologie et la manière dont les outils fonctionnent, plus ils seront en mesure de comprendre les métiers qui les attendent demain.