Après 24 heures de nage non-stop et près de 74 kilomètres parcourus, le nageur brestois Gilles Rondy a dû mettre fin à son défi ce lundi matin. Un avis météorologique annonçant de violents orages a contraint l’équipage à interrompre cette traversée entreprise pour rappeler l'urgence de protéger la Méditerranée, pour des raisons de sécurité.
À 10 h 06 ce lundi 24 août, après 24 heures passées dans l’eau, Gilles Rondy a dû remonter à bord du bateau d’assistance. Dans une mer particulièrement houleuse et avec un clapot de travers rendant la progression difficile, le nageur de 45 ans aura parcouru environ 40 milles nautiques, soit près de 74 kilomètres.
« On a dû arrêter la course pour des raisons de sécurité, un avis météo demandait à tous les navires de rentrer au port », explique Gilles Rondy. L’équipe a pourtant tenté de trouver une solution pour poursuivre la traversée : « On a essayé de trouver une fenêtre pour passer au milieu des orages, mais ce n’était pas possible. Il faut accepter les lois de la nature. » La déception est forcément importante pour le nageur, qui espérait relier Calvi à Nice à la nage. « Très déçu, mais tout le monde est en sécurité, c’est l’essentiel », confie-t-il.
À 45 ans, Gilles Rondy connaît pourtant les longues traversées. Ancien participant aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, il avait traversé la Manche à la nage en 2004 en 7 h 54, établissant alors le record de France. En 2017, il était devenu le premier nageur à relier Sainte-Lucie à la Martinique à la nage, sur environ 34 kilomètres.
Pour cette nouvelle aventure, il ambitionnait de parcourir entre 180 et 200 kilomètres entre Calvi et Nice, en plusieurs jours de nage continue, sans sortir de l’eau ni prendre appui sur le bateau d’accompagnement. L’intérêt d’un tel défi ? Rappeler l’urgence de protéger la Méditerranée.
« On a dû arrêter la course pour des raisons de sécurité, un avis météo demandait à tous les navires de rentrer au port », explique Gilles Rondy. L’équipe a pourtant tenté de trouver une solution pour poursuivre la traversée : « On a essayé de trouver une fenêtre pour passer au milieu des orages, mais ce n’était pas possible. Il faut accepter les lois de la nature. » La déception est forcément importante pour le nageur, qui espérait relier Calvi à Nice à la nage. « Très déçu, mais tout le monde est en sécurité, c’est l’essentiel », confie-t-il.
À 45 ans, Gilles Rondy connaît pourtant les longues traversées. Ancien participant aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, il avait traversé la Manche à la nage en 2004 en 7 h 54, établissant alors le record de France. En 2017, il était devenu le premier nageur à relier Sainte-Lucie à la Martinique à la nage, sur environ 34 kilomètres.
Pour cette nouvelle aventure, il ambitionnait de parcourir entre 180 et 200 kilomètres entre Calvi et Nice, en plusieurs jours de nage continue, sans sortir de l’eau ni prendre appui sur le bateau d’accompagnement. L’intérêt d’un tel défi ? Rappeler l’urgence de protéger la Méditerranée.
« Un vrai petit joyau »
Malgré l’arrêt prématuré de la traversée, le nageur retient aussi tout ce que cette aventure lui a permis de découvrir. « On a beaucoup appris sur cette traversée, on a beaucoup profité de la Méditerranée, un vrai petit joyau », raconte-t-il. Au fil des heures, l’équipe a notamment pu observer des raies manta, des tortues, des dauphins et de nombreuses autres espèces marines : « Ça a permis de montrer en temps réel la beauté de cette mer. Un écosystème vraiment exceptionnel. »
Une dimension environnementale au cœur du projet porté par l’association Défi, Nage, Mer et Océan. Gilles Rondy rappelle que « la Méditerranée, c’est 10 % des espèces marines pour seulement 1 % de la surface de l’océan ». Désormais remonté à bord, le nageur et son équipage font route vers Nice. Pour la suite, Gilles Rondy préfère pour l’instant laisser retomber la déception : « On va digérer puis on verra la suite. »
Malgré l’arrêt prématuré de la traversée, le nageur retient aussi tout ce que cette aventure lui a permis de découvrir. « On a beaucoup appris sur cette traversée, on a beaucoup profité de la Méditerranée, un vrai petit joyau », raconte-t-il. Au fil des heures, l’équipe a notamment pu observer des raies manta, des tortues, des dauphins et de nombreuses autres espèces marines : « Ça a permis de montrer en temps réel la beauté de cette mer. Un écosystème vraiment exceptionnel. »
Une dimension environnementale au cœur du projet porté par l’association Défi, Nage, Mer et Océan. Gilles Rondy rappelle que « la Méditerranée, c’est 10 % des espèces marines pour seulement 1 % de la surface de l’océan ». Désormais remonté à bord, le nageur et son équipage font route vers Nice. Pour la suite, Gilles Rondy préfère pour l’instant laisser retomber la déception : « On va digérer puis on verra la suite. »