Eclipse en Corse - Objectif des astrophotographes bastiais « réussir la photo parfaite ! »

Written on 08/12/2026
Christophe Giudicelli

Des millions de regards seront tournés vers le ciel ce mercredi 12 août à l’occasion de l’éclipse solaire. Sur les hauteurs de Bastia, les membres du club d’astronomie et d’astrophotographie de Bastia se préparent depuis des semaines à immortaliser ce phénomène exceptionnel, avec l'espoir de réaliser le cliché d'une vie.

(Photos Gérard Baldocchi)



Sur les hauteurs de Bastia, à deux pas du col de Teghjime, sur un promontoire qui domine le golfe de Saint-Florent, des dizaines de personnes sont installées depuis le milieu de l’après-midi. Au milieu des parasols, des serviettes et des nombreuses familles qui attendent cet évènement, qui ne se reproduira pas avant 2081, le club d’astronomie et d’astrophotographie de Bastia a lui aussi planté sa tente, ses télescopes et ses appareils photo.

Objectif pour ces passionnés d’astronomie : « Réussir la photo parfaite ! »
Marc Dongradi est le président du club d’astrophotographie : « On a raté la première fois car on n’avait pas les appareils adéquats. J’espère que cette fois-ci tout se passera bien, on a des appareils automatiques et autonomes. » Son objectif : faire une vidéo complète de l’éclipse. « Essayer de faire un film pour le passer en accéléré » et, pourquoi pas, réussir à capter des taches solaires.

À quelques mètres de là, Chrystelle Ristori, la coprésidente du club, peaufine les derniers réglages sur ses instruments et ses télescopes, non sans une pointe de stress : « C’est la photo du siècle ! » Et pour cause, pour la jeune trentenaire, c’est une première : « On n’est pas préparés, on n’en a jamais fait. »
Si ses partenaires du club vont essayer de « shooter » l’éclipse avec des télescopes motorisés, un suivi automatique et des caméras, Chrystelle s’est lancé un défi supplémentaire. « Je veux être celle qui va suivre l’éclipse sans suivi automatique, juste avec mon télescope et mon téléphone. J’ai bricolé avec des lentilles Barlow et des oculaires pour avoir un rendu brut. Et la voir comme si on regardait à l’œil nu. »

Une photo compliquée à prendre : « L’éclipse se fait au moment où le soleil se couche. La fenêtre est très courte. Il ne faut vraiment pas se rater. » explique Chrystelle Ristori, qui espère ne pas s’être trompée dans le calcul des formules. L’autre contrainte est le relief de la Corse : « Il va y avoir une espèce de vapeur et de voile sur les photos et les vidéos, on n’a pas trop le choix. »

Un moment unique pour ses amateurs car la prochaine éclipse aura lieu en 2081 : « C’est un trophée unique car je ne serai pas là la prochaine fois » philosophe, de son côté, Marc Dongradi, qui a envie « de s’en mettre plein les yeux une bonne fois pour toutes. »
Pour la jeune astrophotographe, passionnée par la chasse aux comètes, réussir à immortaliser l’éclipse, « c’est le Graal » et « un challenge personnel », avant de conclure : « Si j’y arrive, je suis un crack ! Une bonne chasseuse du ciel ! »