Zinédine Zidane est né sous une bonne étoile, celle de champion du monde 1998, exploit fondateur d'un destin singulier. Vingt ans après sa fin de carrière fracassante, le génial meneur de jeu, devenu entraîneur triomphant au Real Madrid, retrouve les Bleus fort de son expérience de manager de stars
Le 9 juillet 2006, "Zizou" a clos son immense carrière de joueur - auréolée d'un Mondial, d'un Euro et d'une Ligue des champions - de la plus étrange des manières: un coup de tête sur l'Italien Marco Materazzi en mondiovision et un inévitable carton rouge avant que l'équipe de France ne s'incline aux tirs au but.
Deux décennies plus tard, c'est en sélectionneur que Zidane va reprendre le cours de son histoire avec le maillot bleu. "Ça se fera naturellement", avait-il confié en 2022. Et c'est comme une évidence que le Marseillais de 54 ans a été choisi ce mardi matin pour prendre la suite de 14 années fastes sous la direction de Didier Deschamps.
A l'aura d'un joueur porté au rang d'idole nationale après le sacre au Mondial-1998, s'est ajoutée la réputation d'un manager respecté et à l'armoire remplie de trois Ligues des champions consécutives (2016, 2017, 2018) avec le Real Madrid, exploit inédit pour un entraîneur.
Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Toni Kroos ou encore Sergio Ramos: sur le banc du club de sa ville d'adoption, Zidane a conduit d'une main de maître une équipe de "galactiques", rappelant celle où il a évolué au début des années 2000, offrant au Real la C1 2002 d'une reprise de volée mémorable de son "mauvais" pied, le gauche.
"L'un des meilleurs entraîneurs"
"Il comprend les joueurs parfaitement. C'est l'un des meilleurs entraîneurs, c'est certain. Ce qu'on a accompli avec lui est inimaginable", lui avait rendu hommage Luka Modric en 2020 auprès de l'AFP, tout en se remémorant leur première rencontre en 2016.
"Il m'a dit: Je te vois comme un joueur capable de gagner le Ballon d'Or. Je n'avais jamais pensé pouvoir un jour remporter le Ballon d'Or, mais quand quelqu'un comme Zizou te dit cela, tu te sens pousser des ailes", a raconté celui qui a décroché la récompense individuelle suprême en 2018, vingt ans après Zidane.
En Bleu, Kylian Mbappé occupera le rôle de la superstar, entouré d'une constellation d'étoiles -- Dembélé, Olise, Doué, Cherki, Barcola, Ekitike... -- dans une équipe de France que Zidane tentera de guider vers les sacres européen et mondial en 2028 et 2030.
Mais rien ne prédestinait le jeune "Yazid", comme l'appellent ses proches, à un tel parcours, lorsqu'il effleurait ses premiers ballons au pied des immeubles de la Castellane, cité de Marseille occupée à l'origine par des dockers et rapatriés d'Algérie.
La vie de ce garçon réservé aux yeux perçants, issu d'une famille de cinq enfants aux parents originaires de Kabylie, a basculé le soir du 12 juillet 1998, quand deux buts de la tête ont porté l'équipe de France sur le toit du monde (3-0 face au Brésil).
A 26 ans, "ZZ" est devenu l'idole d'une foule en liesse sur les Champs-Elysées, le porte-drapeau de la triomphante génération "black-blanc-beur", dont l'euphorie s'est prolongée deux ans plus tard par un sacre à l'Euro-2000.
Imprévisible
Dans sa seconde vie, Zidane aurait pu confortablement jouir de sa célébrité et de ses partenariats publicitaires, aux côtés de son épouse Véronique.
Mais "Zizou" voulait se former, étudier, gagner par mérite ce que lui offrait sa notoriété. Il a donc étudié à Limoges, en France, obtenu son diplôme de manager sportif, et passé ceux d'entraîneur. "J'ai arrêté l'école très tôt, je me devais de me préparer", expliquait-il.
Installé à Madrid où ses quatre fils ont successivement porté les couleurs du Real après lui, le Marseillais a occupé tous les postes au sein de la "Maison blanche": conseiller du président, directeur sportif, entraîneur-adjoint au côté de Carlo Ancelotti et entraîneur de la réserve, jusqu'à s'asseoir en janvier 2016 sur le banc de l'équipe première avec la réussite que l'on sait.
Joueur imprévisible, capable de déboussoler adversaires et spectateurs par ses inspirations divines, l'entraîneur a gardé ce côté déconcertant.
Par deux fois, "Zizou" a quitté le banc du Real au moment où les Madrilènes s'y attendaient le moins: en pleine gloire fin mai 2018, quelques jours seulement après la troisième Ligue des champions. Puis à nouveau au printemps 2021, après un nouveau mandat de deux ans, couronné de succès mais pas exempt de critiques.
"C'est ce en quoi je suis atypique: je n'ai pas de plan de carrière", confiait Zidane à l'AFP en 2020. Taiseux devant les micros pendant sa carrière de joueur, c'est aussi au Real que "Coach Zizou" est devenu un as de la communication, à coup de sourires mystérieux et de phrases toutes faites.
Un énième atout dans sa manche au moment de relever le plus grand défi de sa carrière, mais surtout le plus évident.
Deux décennies plus tard, c'est en sélectionneur que Zidane va reprendre le cours de son histoire avec le maillot bleu. "Ça se fera naturellement", avait-il confié en 2022. Et c'est comme une évidence que le Marseillais de 54 ans a été choisi ce mardi matin pour prendre la suite de 14 années fastes sous la direction de Didier Deschamps.
A l'aura d'un joueur porté au rang d'idole nationale après le sacre au Mondial-1998, s'est ajoutée la réputation d'un manager respecté et à l'armoire remplie de trois Ligues des champions consécutives (2016, 2017, 2018) avec le Real Madrid, exploit inédit pour un entraîneur.
Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Toni Kroos ou encore Sergio Ramos: sur le banc du club de sa ville d'adoption, Zidane a conduit d'une main de maître une équipe de "galactiques", rappelant celle où il a évolué au début des années 2000, offrant au Real la C1 2002 d'une reprise de volée mémorable de son "mauvais" pied, le gauche.
"L'un des meilleurs entraîneurs"
"Il comprend les joueurs parfaitement. C'est l'un des meilleurs entraîneurs, c'est certain. Ce qu'on a accompli avec lui est inimaginable", lui avait rendu hommage Luka Modric en 2020 auprès de l'AFP, tout en se remémorant leur première rencontre en 2016.
"Il m'a dit: Je te vois comme un joueur capable de gagner le Ballon d'Or. Je n'avais jamais pensé pouvoir un jour remporter le Ballon d'Or, mais quand quelqu'un comme Zizou te dit cela, tu te sens pousser des ailes", a raconté celui qui a décroché la récompense individuelle suprême en 2018, vingt ans après Zidane.
En Bleu, Kylian Mbappé occupera le rôle de la superstar, entouré d'une constellation d'étoiles -- Dembélé, Olise, Doué, Cherki, Barcola, Ekitike... -- dans une équipe de France que Zidane tentera de guider vers les sacres européen et mondial en 2028 et 2030.
Mais rien ne prédestinait le jeune "Yazid", comme l'appellent ses proches, à un tel parcours, lorsqu'il effleurait ses premiers ballons au pied des immeubles de la Castellane, cité de Marseille occupée à l'origine par des dockers et rapatriés d'Algérie.
La vie de ce garçon réservé aux yeux perçants, issu d'une famille de cinq enfants aux parents originaires de Kabylie, a basculé le soir du 12 juillet 1998, quand deux buts de la tête ont porté l'équipe de France sur le toit du monde (3-0 face au Brésil).
A 26 ans, "ZZ" est devenu l'idole d'une foule en liesse sur les Champs-Elysées, le porte-drapeau de la triomphante génération "black-blanc-beur", dont l'euphorie s'est prolongée deux ans plus tard par un sacre à l'Euro-2000.
Imprévisible
Dans sa seconde vie, Zidane aurait pu confortablement jouir de sa célébrité et de ses partenariats publicitaires, aux côtés de son épouse Véronique.
Mais "Zizou" voulait se former, étudier, gagner par mérite ce que lui offrait sa notoriété. Il a donc étudié à Limoges, en France, obtenu son diplôme de manager sportif, et passé ceux d'entraîneur. "J'ai arrêté l'école très tôt, je me devais de me préparer", expliquait-il.
Installé à Madrid où ses quatre fils ont successivement porté les couleurs du Real après lui, le Marseillais a occupé tous les postes au sein de la "Maison blanche": conseiller du président, directeur sportif, entraîneur-adjoint au côté de Carlo Ancelotti et entraîneur de la réserve, jusqu'à s'asseoir en janvier 2016 sur le banc de l'équipe première avec la réussite que l'on sait.
Joueur imprévisible, capable de déboussoler adversaires et spectateurs par ses inspirations divines, l'entraîneur a gardé ce côté déconcertant.
Par deux fois, "Zizou" a quitté le banc du Real au moment où les Madrilènes s'y attendaient le moins: en pleine gloire fin mai 2018, quelques jours seulement après la troisième Ligue des champions. Puis à nouveau au printemps 2021, après un nouveau mandat de deux ans, couronné de succès mais pas exempt de critiques.
"C'est ce en quoi je suis atypique: je n'ai pas de plan de carrière", confiait Zidane à l'AFP en 2020. Taiseux devant les micros pendant sa carrière de joueur, c'est aussi au Real que "Coach Zizou" est devenu un as de la communication, à coup de sourires mystérieux et de phrases toutes faites.
Un énième atout dans sa manche au moment de relever le plus grand défi de sa carrière, mais surtout le plus évident.