Obligation de déclaration, contraintes pour les multipropriétaires ou encore « statut de résident ». La ville de Bastia a dressé, ce vendredi 10 juillet sur la place Guasco à la Citadelle, le bilan de sa politique mise en place pour réguler les meublés touristiques. Au total, 233 logements ont été remis sur le marché de la location annuelle en deux ans.
« L'objectif n'est pas d'interdire les Airbnb » insiste Gilles Simeoni, le maire de Bastia. Conscient qu'ils constituent aussi une source de revenus complémentaires pour les Corses et qu'ils participent à l'attractivité touristique de la ville, le maire de Bastia entend surtout, par les politiques mises en place, réguler le marché afin d'inscrire ces logements dans une offre globale qui ne déstabilise ni le secteur de l'hôtellerie ni celui du logement.
Objectif : éviter les dérives d'« un fléau bien connu qui touche toutes les villes à forte vocation touristique » indique Gilles Simeoni. Autrement dit : pénurie de logements, augmentation des prix et des loyers, ainsi que désertification de certains quartiers liée à la saisonnalité.
Depuis 2023, la ville a pris une série de mesures pour réguler et limiter l'offre, avec pour premier objectif de remettre des logements sur le marché de la location à l'année: enregistrement obligatoire, obligation pour les multipropriétaires de compenser un meublé touristique par une location annuelle, impossibilité de proposer à la location touristique un bien acquis depuis moins de cinq ans.
Pour le maire de Bastia, ce « cadre réglementaire permet aussi aux Corses d'avoir un complément de revenu » tout en évitant la spéculation. Le tout dans un périmètre qui s'est élargi au fil du temps et qui s'étend de Toga jusqu'au quartier de Saint-Joseph. Une zone qui regroupe 70 % des 500 à 700 Airbnb disponibles sur la ville de Bastia.
Une politique qui a porté ses fruits, se félicite la majorité municipale. Selon elle : « en deux ans, 233 logements ont quitté le marché des Airbnb. 70 pour des autorisations non délivrées, 14 ont été transformés en résidences principales et 149 propriétaires ont mis fin à leur activité ».
Autre motif de satisfaction pour Gilles Simeoni : le « statut de résident », interdisant la location touristique pour les acquisitions de moins de cinq ans, « n'a pas été sanctionné par le contrôle de légalité » en raison du périmètre très restreint de son utilisation.
« Une mesure unique en Corse » précise Gilles Simeoni, qui se dit en contact avec de nombreuses communes insulaires et du continent sur les moyens de la transposer. Des sanctions sont également prévues pour les contrevenants.
Conséquence directe : « un cadre juridique rigoureux avec des résultats » sur le marché de la location annuelle, explique Gilles Simeoni. « En deux ans, l'offre locative annuelle est passée de 72 logements en moyenne sur la ville à 115 ». Il note également une baisse des prix de 10 % dans le quartier de la Citadelle, passant de 3 440 euros le mètre carré en 2022 à 3 100 euros en 2025. Dans un centre-ville qui, de manière globale, a vu ses loyers augmenter de 8 % en quatre ans, sans que le principal facteur soit nécessairement le meublé touristique.
La ville de Bastia entend poursuivre ses efforts pour trouver l'équilibre entre une attractivité touristique nécessaire à l'économie de la ville et le droit au logement.
Objectif : éviter les dérives d'« un fléau bien connu qui touche toutes les villes à forte vocation touristique » indique Gilles Simeoni. Autrement dit : pénurie de logements, augmentation des prix et des loyers, ainsi que désertification de certains quartiers liée à la saisonnalité.
Depuis 2023, la ville a pris une série de mesures pour réguler et limiter l'offre, avec pour premier objectif de remettre des logements sur le marché de la location à l'année: enregistrement obligatoire, obligation pour les multipropriétaires de compenser un meublé touristique par une location annuelle, impossibilité de proposer à la location touristique un bien acquis depuis moins de cinq ans.
Pour le maire de Bastia, ce « cadre réglementaire permet aussi aux Corses d'avoir un complément de revenu » tout en évitant la spéculation. Le tout dans un périmètre qui s'est élargi au fil du temps et qui s'étend de Toga jusqu'au quartier de Saint-Joseph. Une zone qui regroupe 70 % des 500 à 700 Airbnb disponibles sur la ville de Bastia.
Une politique qui a porté ses fruits, se félicite la majorité municipale. Selon elle : « en deux ans, 233 logements ont quitté le marché des Airbnb. 70 pour des autorisations non délivrées, 14 ont été transformés en résidences principales et 149 propriétaires ont mis fin à leur activité ».
Autre motif de satisfaction pour Gilles Simeoni : le « statut de résident », interdisant la location touristique pour les acquisitions de moins de cinq ans, « n'a pas été sanctionné par le contrôle de légalité » en raison du périmètre très restreint de son utilisation.
« Une mesure unique en Corse » précise Gilles Simeoni, qui se dit en contact avec de nombreuses communes insulaires et du continent sur les moyens de la transposer. Des sanctions sont également prévues pour les contrevenants.
Conséquence directe : « un cadre juridique rigoureux avec des résultats » sur le marché de la location annuelle, explique Gilles Simeoni. « En deux ans, l'offre locative annuelle est passée de 72 logements en moyenne sur la ville à 115 ». Il note également une baisse des prix de 10 % dans le quartier de la Citadelle, passant de 3 440 euros le mètre carré en 2022 à 3 100 euros en 2025. Dans un centre-ville qui, de manière globale, a vu ses loyers augmenter de 8 % en quatre ans, sans que le principal facteur soit nécessairement le meublé touristique.
La ville de Bastia entend poursuivre ses efforts pour trouver l'équilibre entre une attractivité touristique nécessaire à l'économie de la ville et le droit au logement.