Incendie du pagliaghju du 2ème adjoint de Felicetu. Une enquête est ouverte

Written on 07/10/2026
Maria-Serena Volpei-Aliotti

La découverte de l’incendie qui a ravagé la résidence secondaire de Jean-Marie Leca, deuxième adjoint au maire de Feliceto, a suscité une vive émotion. Alors qu’une enquête de gendarmerie est en cours pour déterminer les circonstances de l’incendie survenu après une effraction élus et habitants disent leur incompréhension face à cet attaque

La commune de Feliceto est sous le choc. Mercredi 8 juillet, Jean-Marie Leca, deuxième adjoint au maire, a découvert que son pagliaghju, située au lieu-dit Mornaghja, avait été incendié. À l’intérieur, les flammes ont causé d’importants dégâts, tandis que l’extérieur est resté relativement préservé.
Les premières constatations laissent penser qu’un ou plusieurs individus se seraient introduits dans l’habitation après avoir forcé un accès à l’arrière de la bâtisse, avant d’y provoquer volontairement un incendie. Les techniciens en identification criminelle ( TIC) de la gendarmerie se sont rendus sur place afin de procéder aux constatations et aux prélèvements utiles à l’enquête. Les investigations devront notamment permettre de préciser la chronologie des faits et les circonstances exactes dans lesquelles le sinistre s’est produit.
 
L’enquête, ouverte sous l’autorité du parquet et confiée à la Brigade de recherches de Calvi, devra désormais identifier le ou les auteurs de cet acte.
 
Au sein de la commune, la nouvelle a suscité une vive émotion auprès des habitants.
Le maire de Felicetu, Dominique Leca, a condamné avec fermeté cet incendie. « C’est un acte extrêmement grave qui touche un élu. Il y a eu des tensions durant les élections municipales. Depuis, nous avons tout fait pour apaiser la situation mais rien n'y fait. Je suis vraiment inquiet car je pense que ça ne va pas s'arrêter là. Nous nous sentons vraiment menacés». 
 
Le premier magistrat assure également son soutien total à son adjoint et à sa famille. Il rappelle que la commune condamne toute forme de violence et d’intimidation. « La mairie se constituera partie civile chaque fois que de tels actes seront commis. Nous faisons confiance à la gendarmerie pour faire toute la lumière sur cette affaire et retrouver les auteurs »
 
À ce stade de l’enquête, les circonstances précises et les motivations de cet incendie restent inconnues. Les investigations se poursuivent afin d’élucider les raisons de cet acte qui se serait déroulé entre le 3 et le 8 juillet.