Ce mercredi 8 juillet, le préfet Eric Jalon est symboliquement venu poser la première pierre de la future capitainerie du port de plaisance de Porto-Vecchio. Un port qui bénéficie d’une transformation spectaculaire depuis 2022, dans le cadre d’un chantier d’extension à 145 millions d’euros. Un projet monumental qui a ses détracteurs, notamment du côté de la Collectivité de Corse. Durant leurs prises de parole, le maire comme le plus haut représentant de l’État en Corse ont réaffirmé pourquoi ils soutiennent ce projet décrié.
Au centre, le maire de Porto-Vecchio Jean-Christophe Angelini et le préfet de Corse, Eric Jalon, ont défendu le projet d'extension du port porto-vecchiais.
A l’automne 2027, le nouveau port de Porto-Vecchio devrait être fonctionnel. Mis en route en avril 2022, le chantier est globalement dans les temps, ce qui ravit Jean-Christophe Angelini : « Beaucoup pensaient, en 2020, que ce projet aurait quelques difficultés à aller à son terme. Or, le premier enseignement, c’est qu’ici comme ailleurs, on peut réussir des choses importantes », apprécie le maire de Porto-Vecchio, devant un chantier bien avancé, même si pour l’heure, tous les financements nécessaires à son achèvement n’ont pas été réunis.
Un plan de financement auquel l’État a pris une part non négligeable, avec 20 millions d’euros subventionnés au titre du PTIC, le Plan de transformation, d'innovation et d'investissement pour la Corse. Mais face à une facture qui s’était alourdie de 105 à 145 millions d’euros, la municipalité avait sollicité une rallonge auprès de l’État, espérée entre cinq à dix millions. Or, le préfet n’a signé aucun nouveau chèque, ce mercredi à Porto-Vecchio, même si en mairie on assure que « le principe d’un soutien supplémentaire est acté ».
Un plan de financement auquel l’État a pris une part non négligeable, avec 20 millions d’euros subventionnés au titre du PTIC, le Plan de transformation, d'innovation et d'investissement pour la Corse. Mais face à une facture qui s’était alourdie de 105 à 145 millions d’euros, la municipalité avait sollicité une rallonge auprès de l’État, espérée entre cinq à dix millions. Or, le préfet n’a signé aucun nouveau chèque, ce mercredi à Porto-Vecchio, même si en mairie on assure que « le principe d’un soutien supplémentaire est acté ».
Pas d’annonce, donc, mais des discours résolument tournés vers la défense de ce projet, souvent attaqué pour sa démesure ou son impact présumé sur l’environnement. Pourtant, Jean-Christiophe Angelini a rappelé que le nouveau port porto-vecchiais disposera d’une capacité d’accueil de 800 anneaux, soit moins que le port de Saint-Florent qui en a près de 1 000. « Et si on veut parler d’atteinte à l’environnement, parlons plutôt de l’ancien port, celui que nous sommes en train de transformer, qui était un port saturé, vétuste et sale ». Eric Jalon s’est montré sur la même longueur d’ondes : « Mieux vaut des bateaux dans un port de plaisance que de les voir s’amarrer dans des lieux dommageables pour l’environnement. »
"Capter cette richesse"
Le préfet a également insisté sur l’attractivité économique qu’un tel projet va engendrer : « Ce port va permettre de capter cette richesse en Méditerranée, il faut le dire... Sachons accueillir ces bateaux pour éviter qu’ils ne se tournent vers d’autres destinations. » Au travers de la transformation de son port, le maire de Porto-Vecchio entrevoit « une opportunité majeure de gisements de recettes et de profits, ainsi qu’un levier de création d’une centaine d’emplois directs ».
"Capter cette richesse"
Le préfet a également insisté sur l’attractivité économique qu’un tel projet va engendrer : « Ce port va permettre de capter cette richesse en Méditerranée, il faut le dire... Sachons accueillir ces bateaux pour éviter qu’ils ne se tournent vers d’autres destinations. » Au travers de la transformation de son port, le maire de Porto-Vecchio entrevoit « une opportunité majeure de gisements de recettes et de profits, ainsi qu’un levier de création d’une centaine d’emplois directs ».
Ce bâtiment en construction deviendra la maison des plaisanciers, qui formera un ensemble avec la capitainerie.
Selon les prévisions réactualisées, le nouveau port sera opérationnel à l’automne 2027, concomitamment à la livraison de la nouvelle capitainerie, dont la construction a démarré en mai sur le quai Nord. Pour être tout à fait précis, c’est la maison des plaisanciers qui est en train de s’édifier, mais ce bâtiment formera une unité avec la nouvelle capitainerie, dont les fondations ont été posées. L’ensemble s’étendra sur 1 000 m². Il se destine à l’accueil des plaisanciers, avec divers services (laverie, vestiaires, douches, sanitaires), en plus de gérer l’accueil des navires et des escales. Ce double bâtiment au futur bardage bois (et à l’ossature béton d’un côté, bois de l’autre) représente un financement de 5,5 millions d’euros. Actuellement, 17 entreprises travaillent sur ce seul chantier.