Des experts mandatés par l'UICN pour le compte de l'Unesco ont achevé ce vendredi une mission dite de « suivi réactif » dans le Golfe de Porto. Une étape très attendue qui doit permettre d'évaluer l'état de conservation du seul bien naturel de Corse reconnu au titre du patrimoine mondial, sous surveillance internationale en raison de la pression touristique et des enjeux de biodiversité.
Le temps des visites est terminé, celui de l'évaluation commence. Des experts de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), missionnés par l'Unesco pour examiner l'état de conservation du golfe de Porto et de la réserve naturelle de Scandola, ont achevé un déplacement en Corse ce vendredi. Pendant trois jours, ils ont multiplié les échanges avec les élus des six communes du périmètre classé (Piana, Ota, Serriera, Partinello, Osani et Galeria), les représentants des socioprofessionnels du tourisme, les bateliers, les associations ainsi que les organismes chargés de la gestion du site. « Le programme a associé sorties en mer, visites terrestres et séquences de travail consacrées aux avancées du plan de gestion, avec une attention particulière portée à la fréquentation touristiques, aux zones de quiétude autour des nids de balbuzards pêcheurs et aux secteurs les plus sensibles du site », détaillent la préfecture de Corse-du-Sud et l'Office de l'environnement de la Corse dans un communiqué commun diffusé ce vendredi, tout en saluant une mission qui a permis « d'apprécier sur le terrain l'état de conservation du bien, les pressions auxquelles il est exposé et les mesures de gestion engagées ou programmées ».
Cette visite intervient alors depuis plusieurs mois les autorités travaillent à répondre aux observations formulées par l'Unesco, qui avait exprimé ses inquiétudes face à la pression touristique et à la fragilité de la biodiversité du site.
Face à ces critiques, l'État et la Collectivité de Corse mettent en avant plusieurs évolutions à commencer par le projet de grande réserve naturelle de Corse porté par l'Office de l'environnement, qui intégrerait le golfe de Porto et Scandola dans un périmètre de protection élargi. « Il constitue une réponse structurante aux attentes de l’UNESCO en matière d’extension des protections marines, de cohérence de gestion, de renforcement des moyens, de régulation de la fréquentation et de protection des secteurs les plus sensibles », soulignent la préfecture et l’OEC.
« Dès la saison 2026 une phase transitoire d’installation et d’expérimentation est engagée : formation-labellisation environnementale « E Sintinelle » des professionnels de la promenade en mer, expérimentation d’un système de réservation par QR code pour la plaisance, renforcement des contrôles et reconduction des zones de quiétudes pour le balbuzard pêcheurs », rappellent-ils par ailleurs en insistant : « Ces mesures préparent, à partir de 2027, et sous réserve de l’aboutissement des procédures réglementaires nécessaires, un dispositif plus structuré de régulation de la fréquentation : contingentement ciblé des secteurs sensibles, licences professionnelles, quotas journaliers, créneaux horaires, limitation de mouillage, vitesse réduite et contrôles renforcés ».
Pour les services de l'État comme pour l’OEC, ces évolutions traduisent une volonté commune de renforcer durablement la préservation de ce patrimoine naturel exceptionnel.
Un rapport décisif attendu dans les prochains mois
La mission de terrain laisse désormais place au travail d'analyse. Les experts de l'UICN remettront ensuite leur rapport au Comité du patrimoine mondial de l'Unesco dans les prochains mois.
« Un rapport sur l’état de conservation du bien devra par ailleurs être transmis à l’UNESCO avant le 1erdécembre 2026 pour examen lors de la 49e session du Comité du patrimoine mondial, prévue en 2027 », annoncent encore la préfecture et l’OEC.
Ces conclusions permettront d'apprécier si les mesures engagées sont de nature à répondre aux recommandations formulées depuis plusieurs années et à garantir la préservation de la valeur universelle exceptionnelle de Porto-Scandola. En attendant, l'objectif affiché par l'État et l'Office de l'environnement est clair : démontrer que les mesures engagées répondent aux préoccupations de l'Unesco et garantir le maintien de l'inscription du golfe de Porto et de la réserve de Scandola au patrimoine mondial. « La Collectivité de Corse, l’Office de l’Environnement de la Corse, les communes du périmètre et les services de l’État demeurent pleinement mobilisés pour assurer la protection durable de ce patrimoine naturel d’une valeur universelle exceptionnelle et progresser vers une gestion exemplaire, concertée et crédible du bien UNESCO », assurent l’ensemble des acteurs concernés.
Cette visite intervient alors depuis plusieurs mois les autorités travaillent à répondre aux observations formulées par l'Unesco, qui avait exprimé ses inquiétudes face à la pression touristique et à la fragilité de la biodiversité du site.
Face à ces critiques, l'État et la Collectivité de Corse mettent en avant plusieurs évolutions à commencer par le projet de grande réserve naturelle de Corse porté par l'Office de l'environnement, qui intégrerait le golfe de Porto et Scandola dans un périmètre de protection élargi. « Il constitue une réponse structurante aux attentes de l’UNESCO en matière d’extension des protections marines, de cohérence de gestion, de renforcement des moyens, de régulation de la fréquentation et de protection des secteurs les plus sensibles », soulignent la préfecture et l’OEC.
« Dès la saison 2026 une phase transitoire d’installation et d’expérimentation est engagée : formation-labellisation environnementale « E Sintinelle » des professionnels de la promenade en mer, expérimentation d’un système de réservation par QR code pour la plaisance, renforcement des contrôles et reconduction des zones de quiétudes pour le balbuzard pêcheurs », rappellent-ils par ailleurs en insistant : « Ces mesures préparent, à partir de 2027, et sous réserve de l’aboutissement des procédures réglementaires nécessaires, un dispositif plus structuré de régulation de la fréquentation : contingentement ciblé des secteurs sensibles, licences professionnelles, quotas journaliers, créneaux horaires, limitation de mouillage, vitesse réduite et contrôles renforcés ».
Pour les services de l'État comme pour l’OEC, ces évolutions traduisent une volonté commune de renforcer durablement la préservation de ce patrimoine naturel exceptionnel.
Un rapport décisif attendu dans les prochains mois
La mission de terrain laisse désormais place au travail d'analyse. Les experts de l'UICN remettront ensuite leur rapport au Comité du patrimoine mondial de l'Unesco dans les prochains mois.
« Un rapport sur l’état de conservation du bien devra par ailleurs être transmis à l’UNESCO avant le 1erdécembre 2026 pour examen lors de la 49e session du Comité du patrimoine mondial, prévue en 2027 », annoncent encore la préfecture et l’OEC.
Ces conclusions permettront d'apprécier si les mesures engagées sont de nature à répondre aux recommandations formulées depuis plusieurs années et à garantir la préservation de la valeur universelle exceptionnelle de Porto-Scandola. En attendant, l'objectif affiché par l'État et l'Office de l'environnement est clair : démontrer que les mesures engagées répondent aux préoccupations de l'Unesco et garantir le maintien de l'inscription du golfe de Porto et de la réserve de Scandola au patrimoine mondial. « La Collectivité de Corse, l’Office de l’Environnement de la Corse, les communes du périmètre et les services de l’État demeurent pleinement mobilisés pour assurer la protection durable de ce patrimoine naturel d’une valeur universelle exceptionnelle et progresser vers une gestion exemplaire, concertée et crédible du bien UNESCO », assurent l’ensemble des acteurs concernés.