Portée par la Confrérie de Santa Croce la célébration du Cristu Negru, Santissimu Crucifissu di i Miraculi, s’est déroulée ce dimanchei 3 mai à Bastia. Après une messe matinale prononcée par l’évêque de Corse, la traditionnelle procession est partie de la citadelle en début de soirée.
(Photos et vidéo Gérard Baldocchi)
Durant plusieurs jours, la neuvaine préparatoire a rythmé les soirées à 18h30, offrant aux participants un temps de recueillement dans ce lieu emblématique de la citadelle. Le dimanche 3 mai, les célébrations ont atteint leur point culminant à la cathédrale Sainte-Marie. Une première messe en langue corse a été célébrée à 9 heures, suivie à 10h30 d’une messe solennelle présidée par le cardinal François-Xavier Bustillo. En fin de journée, les vêpres ont précédé la traditionnelle procession dans les ruelles de la citadelle, au cours de laquelle le crucifix a été porté par les confrères, sous le regard des habitants et visiteurs.
Au-delà du rituel, la dévotion au Cristu Negru s’inscrit dans une histoire ancienne. Selon la tradition la plus répandue, le crucifix aurait été découvert en mer au XVe siècle, dérivant au large de Bastia. Des marins l’auraient recueilli avant qu’il ne soit confié à la confrérie de Sainte-Croix ainsi que le rappelle Georges De Zerbi, administrateur de Santa Croce.
La couleur sombre du bois, à l’origine de son appellation, a contribué à renforcer son caractère singulier. Rapidement, l’objet est devenu un symbole protecteur pour la ville. Lors des épidémies de peste qui ont frappé la Corse aux XVIe et XVIIe siècles, des processions ont été organisées avec le crucifix, auxquelles la population attribue la fin de certains fléaux. Le Cristu Negru a également été invoqué lors de périodes de famine ou de menaces extérieures, consolidant sa place dans la mémoire collective bastiaise.
Aujourd’hui encore, cette tradition reste vivace, mêlant ferveur religieuse, héritage historique et attachement populaire.
Au-delà du rituel, la dévotion au Cristu Negru s’inscrit dans une histoire ancienne. Selon la tradition la plus répandue, le crucifix aurait été découvert en mer au XVe siècle, dérivant au large de Bastia. Des marins l’auraient recueilli avant qu’il ne soit confié à la confrérie de Sainte-Croix ainsi que le rappelle Georges De Zerbi, administrateur de Santa Croce.
La couleur sombre du bois, à l’origine de son appellation, a contribué à renforcer son caractère singulier. Rapidement, l’objet est devenu un symbole protecteur pour la ville. Lors des épidémies de peste qui ont frappé la Corse aux XVIe et XVIIe siècles, des processions ont été organisées avec le crucifix, auxquelles la population attribue la fin de certains fléaux. Le Cristu Negru a également été invoqué lors de périodes de famine ou de menaces extérieures, consolidant sa place dans la mémoire collective bastiaise.
Aujourd’hui encore, cette tradition reste vivace, mêlant ferveur religieuse, héritage historique et attachement populaire.
@corsenetinfos Bastia : U Cristu Negru, entre mémoire et ferveur populaire Portée par la Confrérie de Sainte-Croix, la célébration du Cristu Negru, Santissimu Crucifissu di i Miraculi, s’est déroulée ce dimanchei 3 mai à Bastia. Après une messe matinale prononcée par l’évêque de Corse, la traditionnelle procession est partie de la citadelle en début de soirée.#cni #corsenetinfos #corse #eglisecatholiquecorse ♬ son original - CNI