Près de trois semaines après une première réunion qui avait permis de débloquer les ports, pêcheurs, élus et représentants de l’État se sont à nouveau réunis ce matin en préfecture. Si des avancées sont constatées sur le prix du gasoil, la profession reste prudente et attend des engagements concrets et durables.
À l’initiative du préfet, cette nouvelle réunion organisée ce matin, visait à faire le point sur les engagements pris début avril, car, sur le terrain, la situation reste fragile. Depuis le début du mois, seuls quelques distributeurs ont réellement appliqué les engagements pris.
« Depuis le 9 avril, il n’y a que trois stations qui jouent le jeu sur toute la Corse », déplore Joseph Sanna, représentant des pêcheurs. « On a accepté de revenir autour de la table, mais je peux vous dire qu’il n’y en aura pas une troisième. Soit les engagements sont respectés, soit ils ne le seront plus non plus de notre côté. » En attendant, ils suspendent une nouvelle fois leur activité aujourd’hui, dans l’espoir de résultats rapides.
Le prix du gasoil au cœur des discussions
À l’origine des tensions, une incompréhension sur les prix pratiqués à la pompe. Les pêcheurs réclament une harmonisation pour éviter toute inégalité de traitement. « Il y a eu une incompréhension sur les prix du gasoil, donc on a demandé une uniformisation pour que personne ne soit lésé », explique Joseph Sanna. « Aujourd’hui, on attend que tout rentre dans l’ordre. » Des premiers efforts ont été constatés dans certaines microrégions : « On sait qu’à Propriano et Porto-Vecchio, les prix ont déjà baissé. »
Mais au-delà de l’urgence, la profession regarde plus loin. « Notre préoccupation, ce n’est pas aujourd’hui, c’est demain. Il ne faut pas qu’on se retrouve à nouveau avec un écart de prix avec le continent. »
Des avancées, mais un équilibre fragile
Du côté des pouvoirs publics, le ton se veut plus rassurant. Le préfet souligne les progrès réalisés depuis la première réunion. « Le prix reste élevé, mais il est aujourd’hui contenu », affirme Éric Jalon. « Il y a quelques semaines, l’écart avec le continent était de 40 à 50 centimes. Aujourd’hui, il est d’environ 6 centimes. »
Parmi les mesures actées lors de la précédente réunion figure notamment l’engagement de fixer le prix du litre de carburant à 1,05 € pour les pêcheurs. « Cet engagement est important, et il a été tenu », affirme le préfet. À l’échelle nationale, une revalorisation de l’aide de l’État est également prévue : elle passera de 20 centimes par litre en avril à 30, voire 35 centimes en mai.
Réfléchir à des solutions durables
Présent lors de la réunion, le député Paul-André Colombani insiste sur la nécessité d’aller au-delà des mesures d’urgence. « Cette table ronde était importante, et globalement on peut dire que ça va dans le bon sens », estime-t-il. « Mais tous ces dispositifs restent fragiles. Si la crise dure, tout le monde ne pourra pas maintenir ces efforts. »
L’élu travaille sur des pistes plus structurelles pour mieux encadrer les prix en Corse. « La mission prendra du temps, probablement plus de trois mois. Il faudra réfléchir à des mécanismes durables. » Parmi les idées avancées : le regroupement des achats. « Il faut se demander si les pêcheurs ne pourraient pas acheter ensemble pour négocier de meilleurs tarifs. On peut aussi associer d’autres acteurs comme les bateliers. »
La menace d’un conflit
Malgré des avancées, la tension reste vive. Les pêcheurs préviennent : sans résultats concrets, le conflit pourrait reprendre. « Les réunions ne sont jamais négatives, ce sont les résultats qui le sont », lâche Joseph Sanna. « Si rien ne passe, ce sera la surprise. Mais si on est obligés de rentrer en conflit, ce sera un gros conflit. Et là, tout le monde y laissera des plumes. »
Pour l’heure, la profession a choisi de patienter. Une attente qui pourrait rapidement prendre fin si les engagements ne sont pas suivis d’effets.
« Depuis le 9 avril, il n’y a que trois stations qui jouent le jeu sur toute la Corse », déplore Joseph Sanna, représentant des pêcheurs. « On a accepté de revenir autour de la table, mais je peux vous dire qu’il n’y en aura pas une troisième. Soit les engagements sont respectés, soit ils ne le seront plus non plus de notre côté. » En attendant, ils suspendent une nouvelle fois leur activité aujourd’hui, dans l’espoir de résultats rapides.
Le prix du gasoil au cœur des discussions
À l’origine des tensions, une incompréhension sur les prix pratiqués à la pompe. Les pêcheurs réclament une harmonisation pour éviter toute inégalité de traitement. « Il y a eu une incompréhension sur les prix du gasoil, donc on a demandé une uniformisation pour que personne ne soit lésé », explique Joseph Sanna. « Aujourd’hui, on attend que tout rentre dans l’ordre. » Des premiers efforts ont été constatés dans certaines microrégions : « On sait qu’à Propriano et Porto-Vecchio, les prix ont déjà baissé. »
Mais au-delà de l’urgence, la profession regarde plus loin. « Notre préoccupation, ce n’est pas aujourd’hui, c’est demain. Il ne faut pas qu’on se retrouve à nouveau avec un écart de prix avec le continent. »
Des avancées, mais un équilibre fragile
Du côté des pouvoirs publics, le ton se veut plus rassurant. Le préfet souligne les progrès réalisés depuis la première réunion. « Le prix reste élevé, mais il est aujourd’hui contenu », affirme Éric Jalon. « Il y a quelques semaines, l’écart avec le continent était de 40 à 50 centimes. Aujourd’hui, il est d’environ 6 centimes. »
Parmi les mesures actées lors de la précédente réunion figure notamment l’engagement de fixer le prix du litre de carburant à 1,05 € pour les pêcheurs. « Cet engagement est important, et il a été tenu », affirme le préfet. À l’échelle nationale, une revalorisation de l’aide de l’État est également prévue : elle passera de 20 centimes par litre en avril à 30, voire 35 centimes en mai.
Réfléchir à des solutions durables
Présent lors de la réunion, le député Paul-André Colombani insiste sur la nécessité d’aller au-delà des mesures d’urgence. « Cette table ronde était importante, et globalement on peut dire que ça va dans le bon sens », estime-t-il. « Mais tous ces dispositifs restent fragiles. Si la crise dure, tout le monde ne pourra pas maintenir ces efforts. »
L’élu travaille sur des pistes plus structurelles pour mieux encadrer les prix en Corse. « La mission prendra du temps, probablement plus de trois mois. Il faudra réfléchir à des mécanismes durables. » Parmi les idées avancées : le regroupement des achats. « Il faut se demander si les pêcheurs ne pourraient pas acheter ensemble pour négocier de meilleurs tarifs. On peut aussi associer d’autres acteurs comme les bateliers. »
La menace d’un conflit
Malgré des avancées, la tension reste vive. Les pêcheurs préviennent : sans résultats concrets, le conflit pourrait reprendre. « Les réunions ne sont jamais négatives, ce sont les résultats qui le sont », lâche Joseph Sanna. « Si rien ne passe, ce sera la surprise. Mais si on est obligés de rentrer en conflit, ce sera un gros conflit. Et là, tout le monde y laissera des plumes. »
Pour l’heure, la profession a choisi de patienter. Une attente qui pourrait rapidement prendre fin si les engagements ne sont pas suivis d’effets.