Après Ajaccio jeudi 23 avril, Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a poursuivi son déplacement ce vendredi 24 avril à Bastia, où elle a échangé avec élus et acteurs économiques autour des enjeux de santé, d’aménagement et de développement du territoire, tout en rappelant que le processus d’autonomie est en cours.
(Photos : Gérard Baldocchi)
Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, poursuit son déplacement en Corse. Après une journée à Ajaccio hier où elle est notamment allée à la rencontre d’une partie des maires de Corse-du-Sud et de Marie-Antoinette Maupertuis, présidente de l’Assemblée de Corse, ainsi que de Bianca Fazi, présidente de l'Exécutif de Corse par intérim, c’est à Bastia qu’elle a continué sa visite. ce vendredi 24 avril À son arrivée en fin de matinée à la mairie, elle a été accueillie par le maire Gilles Simeoni et une partie de son équipe, ainsi que Louis Pozzo di Borgo, président de la CAB, Michel Castellani, député de la 1re circonscription de Haute-Corse, et Paulu-Santu Parigi, sénateur de Haute-Corse.
Une séquence qui a permis d’aborder plusieurs dossiers locaux, à commencer par la question de l’accès aux soins. « Je suis en Corse depuis hier pour venir écouter, échanger et entendre à la fois les besoins, mais aussi regarder les solutions qui sont déjà mises en œuvre ici à partir d'initiatives locales en partenariat avec l'État », a expliqué la ministre à l’issue de la réunion. « Nous avons échangé sur les sujets qui ont besoin de réponses à la fois à Bastia, mais aussi dans l'intercommunalité, la question notamment de l'accès aux soins qui est, je crois, la préoccupation la plus importante de nos concitoyens, et dans laquelle l'État réalise des accompagnements importants pour répondre à ces questions. La santé, et notamment l'hôpital, fait partie des sujets que nous avons évoqués ensemble. »
La ministre a également été interpellée sur la question de l’amiante, particulièrement prégnante à Bastia. « le maire a clairement posé cette question, et le préfet a confirmé l'importance de la présence de l'amiante ici au sens de coût, puisque j'ai appris que planter un arbre à Bastia coûte 30 % plus cher à cause de l'amiante. Il y a sans doute une question à regarder, et je ne manquerai pas d'évoquer le sujet avec mes collègues, puisque la question de l'aménagement du territoire est une question que porte le gouvernement. » Elle a également confirmé la mobilisation de l’État, notamment à travers le Programme de transformation et d’investissement pour la Corse, avec « 100 millions d’euros attendus et sanctuarisés » et prochainement débloqués.
Après cet échange, Françoise Gatel a déambulé dans les rues de Bastia pour constater différents projets réalisés, comme les travaux d’extension du lycée maritime ou l'aménagement du Vieux-Port. « Le choix qui a été fait, c'est de montrer à la ministre ce qui a été réalisé depuis mars 2014 et le moment où nous avons accédé aux responsabilités, lui prouver que les projets étaient reliés à une vision globale de la conception de la ville, de son articulation avec le territoire, et lui démontrer que l'argent de l'État avait été bien utilisé, et l’idée, c'est de lui dire que nous avons encore des projets dans les tiroirs et que nous souhaitons avoir les moyens de les mettre en œuvre », a indiqué Gilles Simeoni.
Une rencontre avec les acteurs économiques
En début d’après-midi, la ministre a participé à une réunion au sein de l’Établissement public du commerce et de l’industrie, en présence d’élus et d’acteurs économiques du territoire. Un échange qui s’est déroulé dans un contexte « d’inquiétude forte par rapport à la conjoncture économique, sociale, par rapport aux difficultés structurelles qui sont aggravées notamment par la fiscalité du carburant, ou par le contexte international » selon Gilles Simeoni. « L’un des enjeux de la discussion d'aujourd'hui, c'est de réaffirmer à la ministre et donc au gouvernement et aux parlementaires, avec des modalités différentes, mais avec un axe commun entre toutes les interventions, qu'il faut à la fois réussir le statut d'autonomie et lui donner les moyens de contribuer au progrès économique et social avec des solutions dans tous les domaines de la vie du quotidien. »
De son côté, Françoise Gatel a une nouvelle fois affirmé, comme elle l’avait fait jeudi au sein de la Collectivité de Corse à Ajaccio, que le processus institutionnel d’autonomie est bien enclenché : « Il y a eu une affirmation par le président de la République et le Premier ministre d'un début de débat parlementaire sur la réforme constitutionnelle, et ce à partir du 15 juin. Et quand je dis « à partir de », c'est clairement la semaine du 15 juin. C'est acté, c'est décidé, et l'État a tenu son engagement. » Le déplacement de la ministre s’est ensuite poursuivi à l’Alb’Oru, avec un échange avec les maires du département.