Ce jeudi matin, l'association PMCC et ses bénévoles ont mené leur opération annuelle de nettoyage sur la côte de l'ilot de Capense, à Centuri. Bilan : plus de 500 kg de déchets ramassés, dont des poutrelles métalliques vieilles de plusieurs années.
Dès 9h30, les groupes de bénévoles se sont répartis sur les deux extrémités de la côte à nettoyer ainsi qu'au milieu, "la zone la plus chargée" selon Jean-François Raffaelli, président fondateur de PMCC. Gants et sacs en main, chaque groupe s'est activé sur sa portion de littoral. Au total, une trentaine de participants étaient sur place, dont une dizaine venus de Morsiglia via l'association Morsiglia Patrimoine qui rejoignait l'opération pour la première fois. "Ça fait quand même 10 personnes qui travaillent pendant 2 heures sur un bout de côte", souligne Jean-François Raffaelli.
Des poutrelles métalliques comme principal défi
Si les sacs remplis de plastiques, pare-chocs, polystyrène et bouts d'évier représentent une quinzaine à une vingtaine de sacs, c'est une crique particulièrement chargée en poutrelles métalliques qui a constitué le principal défi de la journée. "C'était le plus gros défi, elles étaient lourdes, il fallait 3 à 4 personnes pour les porter", raconte Jean-François Raffaelli. Ces poutrelles, vierges de tout habitat sous-marin, ont pu être retirées sans risque écologique. Celles colonisées par des algues et des coquillages ont en revanche été laissées en place, devenues habitat naturel. Selon Jean-François Raffaelli, elles dateraient d'un chantier vieux de 30 à 50 ans. "Ils ont jeté les poutrelles qui étaient en trop", dit-il avec un riant. Elles attendent désormais d'être acheminées à la déchetterie par la mairie de Centuri.
Un endroit qui concentre les déchets
Ce site n'a pas été choisi au hasard. "Entre l'îlot Capense et la plage de Mute, c'est un entonnoir où le vent et les vagues rentrent et ne peuvent pas sortir", explique Jean-François Raffaelli. Un phénomène qu'il observe depuis plus de dix ans et qui explique la concentration de déchets à cet endroit précis. La bonne nouvelle selon lui, c'est qu'il y a des progrès. "Il y a 20, 30 ou 40 ans, il y avait des nappes de fioul partout, vous ne pouviez pas vous baigner. Ça, c'est fini." Mais d'autres menaces persistent, notamment les microplastiques. "On a une plage où il y a 10 à 20 cm de microplastiques. Le mal est fait, j'espère qu'il n'y en aura pas plus."
La satisfaction du travail accompli
La journée s'est terminée par un pot collectif autour des sacs remplis. "On a la satisfaction du travail accompli", conclut Jean-François Raffaelli. "On a nettoyé une crique qui était vraiment impraticable."
Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition.
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