Le monde agricole entre dans la danse. Alors que les ports corses sont bloqués depuis mardi par les pêcheurs à bout face à la flambée du carburant, ce mercredi à Ajaccio, Via Campagnola a organisé un barrage filtrant au niveau du rond-point de la gare, afin d'affficher son soutien clair et assumé au mouvement.
Alors que les ports de commerce corses sont bloqués depuis mardi matin par les pêcheurs qui ont décidé de mener une action coup de poing afin de réclamer des « mesures concrètes pour compenser le surcoût du carburant », le syndicat agricole Via Campagnola a décidé d’apporter son soutien au mouvement ce mercredi après-midi en organisant un barrage filtrant au niveau du rond-point de la gare d’Ajaccio.
« Nous sommes là en soutien aux pêcheurs qui ont adopté le plan pour dénoncer le prix exorbitant du carburant depuis quelques semaines. Nous avons le même genre de problèmes, les mêmes contraintes. On a des outils de travail qui sont très consommateurs de carburant et on n'a pas non plus les moyens d'assumer le surplus de carburant, puisqu'il est non maîtrisable, non contrôlable et on ne sait pas du tout où on va », déplore Jean-Dominique Musso, le président de Via Campagnola. « Tant que les pêcheurs continuent, on continuera à les soutenir et à être à leur côté. Et s’il faut aller plus loin, on ira plus loin », assure-t-il.
« La satisfaction qu'on a aujourd'hui, c'est que les gens commencent à prendre conscience du problème de la pêche, du problème de l'agriculture, parce qu'eux aussi subissent ces problèmes en partie, parce que les gens souffrent autant que nous et ont un pouvoir d’achat en baisse », indique Joseph Sanna du sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi en annonçant que sans évolution de la situation le blocage des ports s’intensifiera dans les prochaines heures. « Aujourd'hui, on a laissé rentrer les bateaux pour la dernière fois en Corse. A partir de demain, il n'y aura plus de bateaux qui rentrent et qui sortent de l’île. Le souci désormais c'est de savoir comment on va évoluer les choses. Si la préfecture campe sur ses positions, les choses n’évolueront pas dans le bon sens, parce que refuser une proposition qui n'est qu'une goutte d'eau dans tout ce qui se passe autour de nous, c'est irresponsable. On nous a promis de nous recevoir à condition que nous levions barrages, mais il est hors de question pour nous de rentrer dans ce système-là », martèle le pêcheur alors qu’une réunion se tient en préfecture d’Ajaccio en cette fin d’après-midi. « On sait très bien que la réunion aujourd'hui, ce ne sera pas des propositions et des suggestions. Donc on ne va pas lever le barrage, pour le remettre ensuite », estime-t-il.
« Nous sommes là en soutien aux pêcheurs qui ont adopté le plan pour dénoncer le prix exorbitant du carburant depuis quelques semaines. Nous avons le même genre de problèmes, les mêmes contraintes. On a des outils de travail qui sont très consommateurs de carburant et on n'a pas non plus les moyens d'assumer le surplus de carburant, puisqu'il est non maîtrisable, non contrôlable et on ne sait pas du tout où on va », déplore Jean-Dominique Musso, le président de Via Campagnola. « Tant que les pêcheurs continuent, on continuera à les soutenir et à être à leur côté. Et s’il faut aller plus loin, on ira plus loin », assure-t-il.
« La satisfaction qu'on a aujourd'hui, c'est que les gens commencent à prendre conscience du problème de la pêche, du problème de l'agriculture, parce qu'eux aussi subissent ces problèmes en partie, parce que les gens souffrent autant que nous et ont un pouvoir d’achat en baisse », indique Joseph Sanna du sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi en annonçant que sans évolution de la situation le blocage des ports s’intensifiera dans les prochaines heures. « Aujourd'hui, on a laissé rentrer les bateaux pour la dernière fois en Corse. A partir de demain, il n'y aura plus de bateaux qui rentrent et qui sortent de l’île. Le souci désormais c'est de savoir comment on va évoluer les choses. Si la préfecture campe sur ses positions, les choses n’évolueront pas dans le bon sens, parce que refuser une proposition qui n'est qu'une goutte d'eau dans tout ce qui se passe autour de nous, c'est irresponsable. On nous a promis de nous recevoir à condition que nous levions barrages, mais il est hors de question pour nous de rentrer dans ce système-là », martèle le pêcheur alors qu’une réunion se tient en préfecture d’Ajaccio en cette fin d’après-midi. « On sait très bien que la réunion aujourd'hui, ce ne sera pas des propositions et des suggestions. Donc on ne va pas lever le barrage, pour le remettre ensuite », estime-t-il.