Comme chaque année, en ce vendredi saint, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Sartène afin d'assister au Catenacciu, la plus ancienne cérémonie religieuse de l'île. Point d'orgue de la semaine sainte, cette procession mystique a été une nouvelle présidée par le cardinal François Bustillo.
C’est, comme chaque année, le point d’orgue de la Semaine sainte. À Sartène, le Catenacciu a de nouveau attiré une foule dense ce vendredi soir, venue assister à cette cérémonie hors du temps.
Dans les ruelles étroites de la vieille ville, le pénitent rouge a lentement progressé, rejouant le chemin de croix du Christ jusqu’au Golgotha lors de cette procession empreinte de symbolisme. Dissimulé sous sa cagoule, il portait sur ses épaules une lourde croix de 37 kilos, entravé par des chaînes de 17 kilos attachées à la cheville. Comme le veut la tradition, il est tombé à trois reprises, marquant les étapes de ce parcours de pénitence long d’environ 1,8 kilomètre.
Dans les ruelles étroites de la vieille ville, le pénitent rouge a lentement progressé, rejouant le chemin de croix du Christ jusqu’au Golgotha lors de cette procession empreinte de symbolisme. Dissimulé sous sa cagoule, il portait sur ses épaules une lourde croix de 37 kilos, entravé par des chaînes de 17 kilos attachées à la cheville. Comme le veut la tradition, il est tombé à trois reprises, marquant les étapes de ce parcours de pénitence long d’environ 1,8 kilomètre.
Autour de lui, le cortège suit, fidèle au cérémonial. Un pénitent en blanc, incarnant Simon de Cyrène, marche à ses côtés pour l’aider dans son supplice. Huit autres, vêtus de noir, ferment la procession, silhouettes austères rappelant à la fois le tribunal du Sanhédrin et les figures de Nicodème et de Joseph d’Arimathie.
Et puis il y a les chants. Ceux de la confrérie du Santissimo Sacramento, qui accompagnent chaque pas. Le « Perdono mio Dio » s’élève dans la nuit, repris parfois à voix basse par certains fidèles. Une mélodie qui traverse les ruelles de granit et donne à l’instant une intensité presque irréelle.
Car au-delà de la tradition, le Catenacciu reste une expérience profondément humaine. L’identité du pénitent demeure secrète, connue du seul curé de Sartène. Chaque année, ils sont nombreux à se porter candidats. Pour demander une grâce, expier une faute ou entamer un cheminement personnel.
Car au-delà de la tradition, le Catenacciu reste une expérience profondément humaine. L’identité du pénitent demeure secrète, connue du seul curé de Sartène. Chaque année, ils sont nombreux à se porter candidats. Pour demander une grâce, expier une faute ou entamer un cheminement personnel.
Avant de porter la croix, le pénitent observe une retraite de trois jours au couvent Saint Côme et Saint Damien, dans le silence et l’introspection. Un temps suspendu, loin du regard des autres, qui précède l’épreuve publique de la procession.
Au fil des années, malgré l’affluence toujours plus importante, le Catenacciu n’a rien perdu de sa force. À Sartène, le Vendredi saint reste ce moment singulier où la ville entière semble retenir son souffle, accompagnant dans la nuit un homme seul face à sa foi.
Au fil des années, malgré l’affluence toujours plus importante, le Catenacciu n’a rien perdu de sa force. À Sartène, le Vendredi saint reste ce moment singulier où la ville entière semble retenir son souffle, accompagnant dans la nuit un homme seul face à sa foi.