L’association de parents d’élèves "A mo Scola Desanti", qui bloque depuis ce lundi matin l'entrée de l'établissement, tire la sonnette d’alarme face au projet de fermeture d’une classe. Une décision jugée préoccupante dans un contexte social déjà fragile. San Giuliano, Santa Maria Poggio, Vivario, Ventiseri ainsi que bien d'autres endroits du département sont également concernés par un projet de fermeture.
(Photos et vidéo Gérard Baldocchi)
Située dans un secteur marqué par la précarité, l’école Desanti accueille un nombre croissant d’enfants en difficulté, tant sur le plan scolaire que social. Si les effectifs ne sont pas en surcharge, les besoins d’accompagnement, eux, sont en nette augmentation. Les parents dénoncent "un manque de moyens, comparable à celui d’autres établissements du sud de la ville, parfois classés en réseau d’éducation prioritaire (REP), sans pour autant bénéficier de ressources suffisantes".
L’établissement ne relève pas officiellement des dispositifs prioritaires, malgré une réalité sociale reconnue. Une situation qui prive l’école de moyens supplémentaires, alors même que les besoins sont identifiés. L’association tente de compenser par des actions de soutien, mais ses capacités financières restent limitées.
Autre inquiétude : la réduction progressive des aides spécialisées. Une enseignante dédiée a récemment pris sa retraite et pourrait ne pas être remplacée. Par ailleurs, une seconde enseignante spécialisée a été redéployée vers d’autres écoles, réduisant le volume d’intervention sur place. Pour les parents, ces évolutions s’apparentent à une « triple peine » : baisse des moyens, perte d’un soutien essentiel et menace de fermeture de classe.
Dans ce contexte, la suppression envisagée risque, selon eux, "d’aggraver les inégalités et de déstabiliser davantage les élèves. L’association appelle à une réévaluation rapide de la décision et à une mobilisation collective pour préserver les conditions d’apprentissage."
Les parents demandent que leur école puisse disposer "des moyens nécessaires à son fonctionnement, au bénéfice des élèves et de l’ensemble de la communauté éducative."