Des actes de vandalisme, faits sans doute d'énergumènes en mal d'amusements, ont récemment visé le site du col de Teghime haut lieu de la résistance qui rappelle au-dessus de Bastia les violents combats qui ont abouti à la libération de la ville et de la Corse. Des tables de lecture installées sur une ancienne casemate allemande ont été brisées, tandis que la plaque dédiée au jeune résistant Ernest Bonacoscia a été détériorée. Core in Fronte (Nebbiu) dénonce une atteinte grave à un site chargé d’histoire et de symboles
Sur la commune de Barbaghju, les dégradations constatées touchent directement les supports de transmission de la mémoire. Des tables de lecture installées sur une ancienne casemate allemande ont été brisées, tandis que la plaque dédiée au jeune résistant Ernest Bonacoscia a été détériorée.
Âgé d’à peine 14 ans en 1943, ce berger de l’Agriate avait joué un rôle décisif en guidant les goumiers marocains à travers la montagne, du col de Santo Stefano jusqu’à Teghjime, facilitant leur progression dans les heures clés de l’offensive.
Le site de Teghjime reste indissociable des combats menés du 1er au 4 octobre 1943 contre la 16e Panzergrenadier Division. Ces affrontements avaient permis, dans une coordination rare entre résistants corses, troupes marocaines, soldats du bataillon de choc et éléments italiens passés du côté allié, de reprendre Bastia et d’achever la libération de l’île.
Dans son message, Core in Fronte évoque des actes « honteux » visant un lieu où se croisent mémoire militaire et engagement populaire. Au-delà des dégâts matériels, c’est la portée symbolique qui est pointée, celle d’un site où l’histoire récente de la Corse s’est jouée et continue de se transmettre.
Âgé d’à peine 14 ans en 1943, ce berger de l’Agriate avait joué un rôle décisif en guidant les goumiers marocains à travers la montagne, du col de Santo Stefano jusqu’à Teghjime, facilitant leur progression dans les heures clés de l’offensive.
Le site de Teghjime reste indissociable des combats menés du 1er au 4 octobre 1943 contre la 16e Panzergrenadier Division. Ces affrontements avaient permis, dans une coordination rare entre résistants corses, troupes marocaines, soldats du bataillon de choc et éléments italiens passés du côté allié, de reprendre Bastia et d’achever la libération de l’île.
Dans son message, Core in Fronte évoque des actes « honteux » visant un lieu où se croisent mémoire militaire et engagement populaire. Au-delà des dégâts matériels, c’est la portée symbolique qui est pointée, celle d’un site où l’histoire récente de la Corse s’est jouée et continue de se transmettre.
CUMUNICATU SEZZIONE NEBBIU
Des dégradations honteuses ont eu lieu au col de Teghjime, sur la commune de Barbaghju, haut lieu de mémoire de la 2e guerre mondiale en Corse.
Des tables de lecture, sur la casemate allemande, ont été brisées.
La plaque en mémoire du résistant… pic.twitter.com/WAFzhYvLph
— Core in Fronte (@coreinfronte) March 28, 2026