Dernier candidat à tenir son meeting avant le premier tour des élections municipales à Bastia, Julien Morganti a réuni plusieurs centaines de personnes vendredi soir à la salle polyvalente de Lupino. Entouré de ses colistiers de la liste « Uniti », il a présenté les grandes lignes de son programme et les enjeux des élections.
Il est le dernier à clôturer sa campagne pour le premier tour des prochaines élections municipales à Bastia. Ce vendredi soir, Julien Morganti et son équipe d’« Uniti » tenaient leur meeting à la salle polyvalente de Lupino. Devant plus de 200 personnes, ils se sont succédé sur scène pour aborder leur programme, les enjeux de cette élection, mais aussi pour critiquer vivement leur opposant Gilles Simeoni.
Premier à s’exprimer, Matthieu Ricci, en 7e position sur la liste, a débuté son discours en expliquant que « l’arrogance de nos adversaires va m’obliger à répondre ». « Je respecte les opinions de chacun, mais je ne peux pas tolérer le mensonge, la manipulation et l'arrogance. Je refuse de recevoir des leçons de ceux qui ont tout trahi pour mettre un roi à la tête de l’île », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Nous ne sommes pas là pour faire tomber un homme, mais nous sommes là pour faire tomber un système. C’est par conviction qu’on s’engage. Rien n’est acquis, il n’y a que le travail qui permet de surmonter les obstacles, et c’est notre vision à Uniti. La victoire appartient aux hommes et aux femmes du peuple, elle nous appartient quand on finira en tête au premier et au second tour. »
Sylvain Fanti, 5e sur la liste, a quant à lui exprimé le souhait « de faire tomber la citadelle simeoniste et mettre un terme à 12 ans de promesses non tenues ». « Depuis quelques semaines, il nous explique qu’il est l’homme de Bastia. Hier soir, il a même dit qu’il fallait qu’elle redevienne une ville centre. Mais s’il veut en faire une ville centre, pourquoi a-t-il choisi Ajaccio, pourquoi Bastia décline sous sa majorité ? Ce que nous voyons dans la rue, c’est le résultat de 12 ans d'inaction. Nous ne voulons pas devenir une banlieue du continent, c’est pourquoi nous allons recruter de nouveaux agents de la police municipale, ils seront armés et au service de la tranquillité de tous les Bastiais. Bastia mérite une équipe qui travaille pour elle, pas qui se sert d’elle. Ensemble, nous ferons de Bastia une ville où on circule, on respire, on se gare. Allons chercher cette victoire pour Bastia et son avenir. »
3e sur la liste, Jean-Sébastien De Casalta a ensuite pris la parole et a déclaré : « Ici bat avec vous le cœur de Bastia. Notre union vient du fond de nos convictions, elle est l’incarnation vivante de toutes les singularités qui la composent dans une quête commune de responsabilités autour d’une équipe soudée. Il y a beaucoup à faire et nous le savons, mais nous allons le faire ensemble, nous allons œuvrer ensemble pour que Bastia redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une ville juste, dynamique et tournée vers la Méditerranée. Forts des engagements que nous avons pris, des propositions réalistes que nous avons faites, notre choix est celui de l’initiative du mouvement, de l’action, de l’espoir, afin d’être à la hauteur de la confiance que nous sollicitons des habitants de notre cité. C’est une rupture nette et complète dont Bastia a besoin pour s’autoriser à se projeter vers un autre destin que celui de la médiocrité et l’assujettissement à un clan. »
Marie-Claire Poggi, 2e sur la liste, a quant à elle promis que « nous nous battrons chaque jour pour tenir nos engagements, pour vous redonner du pouvoir d'achat, pour améliorer et rénover des logements, pour assurer votre sécurité et rendre vos quartiers plus propres, car nous voulons vous rendre votre dignité ». « Vous n’êtes pas un numéro sur une liste électorale et vous n’êtes pas invisibles. Bastia appartient à tous les Bastiais, nous sommes tous partie prenante de l’aventure de cette ville. Nous avons construit un projet sérieux et ambitieux, nous croyons en nous et en vous. Maintenant, le choix vous appartient : vous pouvez choisir de continuer comme avant ou d'ouvrir un nouvel espoir pour votre ville. »
Enfin, Julien Morganti a commencé son discours en indiquant qu’« après des mois de campagne, je suis prêt à être votre futur maire ». « Bastia est une ville magnifique mais exigeante, on connaît ses forces, ses blessures et son potentiel immense. Les Bastiais ont le sentiment de subir au lieu de choisir et notre campagne est née pour changer ça. Bastia mérite mieux pour nos jeunes, nos aînés, nos commerçants, artisans, associations. On ose nous dire que tout va bien, que c’est juste question de fatalité, mais c’est un choix politique de ne rien faire, et c’en est un d'avoir le courage de dire les choses. Depuis des années, Gilles Simeoni vous tient par la pensée, par l’économie. Sa véritable force, c’est le cumul des pouvoirs. Aujourd’hui, il est président de tout et responsable de rien. Avec un taux de présence proche de zéro au conseil municipal et au conseil communautaire, son bilan est aussi son boulet. »
« Bastia a besoin d’un maire à temps plein qui défend Bastia, pas d’un remplaçant. Pour ça, il faut une rupture : notre liste est une liste d’hommes et de femmes qui vivent et travaillent ici. Voter au premier tour, c’est dire non au mépris silencieux, à un Bastia relégué, et dire oui à une ville fière, respectée et gouvernée par ses habitants. Cette élection est la dernière chance pour Bastia. Notre programme s'articule autour de la lutte contre les injustices sociales, le renforcement de la tranquillité et de la sécurité publique dans nos quartiers, la préservation de l’identité bastiaise et le réenchantement du cadre de vie. Les élections sont un moment de vérité, c’est maintenant qu’il faut agir. Nous devons jouer la première place au premier tour, nous avons la capacité d’être en tête, nous lançons le coup d’envoi de la victoire. Le 15 mars, donnez-nous la force politique de changer Bastia. »