Candidat aux élections municipales des 15 et 22 mars à Ajaccio, Jean-Paul Carrolaggi conduit la liste d’union nationaliste « Aiacciu Vivu ». Soutenue par Femu a Corsica et Core in Fronte et ouverte à la société civile, sa démarche se veut une alternative à la majorité sortante, dont il dénonce un bilan « chaotique et ruineux » après 12 années de gouvernance. Très critique à l’égard de la majorité en place, qu’il accuse d’avoir encouragé une urbanisation « frénétique et anarchique » au détriment des Ajacciens, le candidat nationaliste défend un projet de « rupture » visant à « rendre Aiacciu aux Ajacciens ». Il plaide notamment pour la lutte contre la spéculation immobilière, la mise en place d’un statut de résident et la régulation des meublés de tourisme afin de faciliter l’accès au logement. Jean-Paul Carrolaggi entend également engager un changement de gouvernance et promouvoir un modèle de développement fondé sur la préservation de l’identité ajaccienne et corse, la langue, la jeunesse et l’amélioration du cadre de vie.
Vous avez présenté votre liste. Comment la qualifieriez-vous ?
Impulsée par l’opposition municipale nationaliste, soutenue par une famille politique largement rassemblé et par de nombreux Ajacciens et ouverte aux forces vives de notre vile, la démarche Aiacciu Vivu incarne une alternative à la municipalité sortante sur les bases d’un projet de rupture et de changement profond au service de notre ville et de ses enfants.
Quel bilan tirez-vous de la mandature sortante ?
Aux responsabilités depuis 2014, les sortants sont comptables d’un bilan chaotique et ruineux. Il y a ce que nous savions en tant que citoyens et ce que nous avons découvert en tant que conseillers municipaux d’opposition durant les six années écoulées : une gestion au fil de l’eau sans vision stratégique claire de Stéphane Sbraggia et son équipe, si ce n’est qu’Aiacciu devienne une métropole de 100 000 habitants. Le résultat et le bilan de douze années de gouvernance des sortants sont là, sous nos yeux : Les Ajacciens vivent-ils mieux ? Non. Les Ajacciens circulent-ils mieux ? Non. Les Ajacciens parviennent-ils à se loger ? Non. Le centre-ville est-il vivant ? Non. Les inégalités sociales ont-elles diminué ? Non. L’identité Ajaccienne est-elle en train de disparaître ? Oui.
Quelle est, selon vous, la principale problématique à laquelle Ajaccio est confrontée ?
Difficile de répondre à cette question tant les problèmes sont nombreux et préoccupants. Ils résultent tous d’un choix politique assumé par Stéphane Sbraggia et son équipe : faire d’Aiacciu une métropole française lambda à 100 000 habitants, par une croissance démographique hors norme portée par le seul solde migratoire, une urbanisation frénétique et anarchique qui ne profite qu’aux promoteurs. Ces mécanismes qui reposent sur des modèles sociétaux importés provoquent des déséquilibres économiques, sociaux et culturels qui menacent notre identité, ajaccienne et corse, notre patrimoine culturel et environnemental et notre cadre de vie quotidien.
Comment comptez-vous y répondre ?
Par un projet de rupture et de changement profond. Sur le fond comme sur la gouvernance. L’ambition qui sous-tend notre programme est de rendre Aiacciu aux Ajacciens en déclinant à l’échelle municipale et intercommunale nos objectifs politiques fondamentaux, notamment à travers la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) : refus de l’objectif des sortants d’une métropole de 100 000 habitants, lutte contre la spéculation et la dépossession foncières et immobilières, l’érosion de l’identité ajaccienne et corse, la dilution des liens sociaux, l’urbanisation anarchique et frénétique ; obtention et mise en œuvre d’un statut de résident corse, y compris dans l’attribution des logements sociaux ; introduction de servitudes de résidences principales destinées aux Ajacciens (loi « Le Meur-Echaniz ») et régulation des meublés de tourisme ; déploiement d’une politique linguistique et culturelle ambitieuse ; développement et aménagement équilibrés et maîtrisés.
Nous voulons aussi opérer un renouveau démocratique : la maison carrée ne peut, ni ne doit, être la propriété de quelques-uns au détriment de l’intérêt général. Elle doit redevenir « A Casa Cumuna », où tous les Ajacciens seront reçus, respectés et traités de manière égale. Nous mènerons notre action dans le cadre d’une gouvernance éthique, horizontale et responsable, inscrite dans le fil historique du combat des nationalistes corses contre le système claniste et clientéliste, et dans le combat citoyen contre les pratiques mafieuses et pour une société corse libre, apaisée et démocratique.
Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
Nous proposons bien plus qu’un programme, une vision stratégique pensée et voulue pour les Ajacciens. Il s’agit d’un véritable projet de rupture que nous assumons qui privilégie l’intérêt général et prend en compte les aspirations de tous dans lequel la puissance publique joue pleinement son rôle de régulation, de médiation et de solidarité. Un projet au service de deux grands objectifs indissociables : préserver l’âme et l’identité d’Aiacciu et améliorer concrètement et durablement le quotidien des Ajacciens.
Deux sujets dominent cette campagne : le logement et l’insécurité. Quelles solutions proposez-vous ?
En matière de logement, il est évident que les Ajacciens, notamment les plus jeunes, ont de plus en plus de mal à vivre dans leur ville et sont contraints de s’exiler dans une périphérie toujours plus lointaine et précarisée. À Aiacciu Vivu, la lutte contre la spéculation, la dépossession et la précarisation constitue donc une priorité absolue. Notre devoir est de garantir aux Ajacciens le droit de vivre à Aiacciu. Pour y parvenir, nous proposons une série de mesures fortes, concrètes et efficaces. Cela passe d’abord par l’obtention et la mise en œuvre d’un statut de résident, y compris dans l’attribution des logements sociaux. Nous voulons également développer le Bail réel solidaire, afin de permettre aux Ajacciens d’acheter leur résidence principale à un coût réduit. Dans certains secteurs particulièrement sous pression, comme la Citadelle et la Miséricorde, nous défendons l’introduction de servitudes de résidences principales dans le cadre de la loi « Le Meur-Echaniz ». La régulation des meublés de tourisme constitue aussi un levier essentiel, afin qu’ils puissent réintégrer le marché locatif à l’année, par des mesures de limitation, d’obligation de compensation, voire d’interdiction selon les zones. En parallèle, nous voulons développer l’offre de logements locatifs communaux à loyers maîtrisés et engager un plan de rénovation massif, prioritairement dans le centre historique et sur le parc social. Notre projet prévoit également une transformation du parc de logement social pour mieux l’adapter aux réalités et aux besoins de notre territoire, ainsi qu’une lutte active contre la vacance structurelle afin de remettre ces logements sur le marché. Nous souhaitons par ailleurs développer des résidences d’autonomie pour les seniors en centre-ville et adapter l’offre de logements à certaines situations spécifiques, qu’il s’agisse des jeunes actifs, des étudiants, des alternants, des femmes victimes de violences ou encore des familles monoparentales.
S’agissant de l’insécurité, nous constatons qu’aux pratiques mafieuses, s’ajoutent désormais des phénomènes nouveaux d’incivilité et d’insécurité du quotidien dont notre ville et notre île étaient jusqu’à récemment préservées. Contrairement à ce qu’avancent certains candidats, le maire ne dispose pas d’une baguette magique, l’essentiel des compétences relevant de la police et de la justice et donc de l’État. Néanmoins, parce que la sécurité est un droit fondamental et qu’elle ne se négocie pas, la municipalité doit participer à la lutte contre l’insécurité en actionnant un certain nombre de leviers. Nous proposons de redéfinir les missions de la police municipale réorganisée en police de proximité et redéployée dans les quartiers. Nous créerons à ce titre une antenne de police municipale à i Canni prioritairement, avant d’envisager d’autres postes. Nous augmenterons également les effectifs et œuvrerons à une meilleure coordination entre les différentes polices.
Au-delà du volet répressif, nous mobiliserons les leviers de prévention et de sensibilisation par la mise en place d’une politique éducative, sportive, associative, culturelle et sociale volontariste à destination de la jeunesse, dans tous les quartiers. Notre ambition consiste à s’inspirer du modèle islandais qui repose sur une approche globale agissant sur l’environnement des jeunes (familles, écoles, loisirs et liens sociaux).
Quels seront les autres axes forts de votre programme ?
La mobilité, la langue corse, une politique économique, sociale et culturelle ambitieuse, le devenir de la Citadelle et du site de l’ancien hôpital de la Miséricorde, et la jeunesse.
Quelle sera votre priorité si vous êtes élu ? Quelles mesures urgentes faudrait-il prendre ?
En matière de gouvernance : rétablir une véritable pratique démocratique et transparente à la maison carrée.
Sur l’action publique elle-même : commander un audit sur la fréquentation du téléporté et une étude sur son possible démantèlement, engager les travaux relatifs à la révision du plan de déplacement urbain, entreprendre toutes les démarches nécessaires à la construction de 1700 places de parkings en ville, engager un vaste plan de rénovation des infrastructures sportives et des écoles et enfin réguler les meublés de tourisme.
Quelle est la vision de votre commune à 20 ou 30 ans ?
Surtout pas une métropole à 100 000 habitants livrée aux appétits spéculatifs et dans laquelle nous aurons tout perdu - notre identité, notre environnement, notre cadre de vie-, mais une ville à taille humaine, dans laquelle nous auront préservé l’essentiel : la capacité des Ajacciens à se loger dignement, à se déplacer aisément, la vitalité de notre centre-ville et la vie dans nos quartiers, une vie démocratique saine, notre environnement exceptionnel, notre langue, notre art de vivre et notre identité.
Vulemu fà d’Aiacciu una cità corsa, forti è fiera di a so storia, a so identità è a so ghjenti, aparta nantu à u Mediterraniu, l’Europa è u mondu. Vulemu fà d’Aiacciu una capitali viva in una Corsica arritta.
Pour revenir au scrutin, quel est, en terme électoral, votre challenge ? Quel est, pour vous, votre adversaire principal ?
Notre objectif est de déloger les tenants de l’échec, des vieilles pratiques et d’une vision mortifère pour Aiacciu et les Ajacciens. Nous ne devons pas laisser la ville aux mains d’une équipe sortante qui l’a menée dans l’impasse. La population marque clairement un rejet vis-à-vis de l’équipe municipale, l’enjeu est de convaincre les électeurs qui, et ils sont de plus en plus nombreux, contestent une gestion chaotique, clientéliste, ruineuse et à bout de souffle. Nous ne voulons pas, non plus, qu’Aiacciu devienne la première ville de Corse dirigée par le RN. Dans ce contexte, nous répétons que nous sommes la seule alternative crédible et sérieuse.
Pensez-vous arriver en tête au soir du 1er tour ? Avec quel score ?
Je ne joue pas aux pronostics. En revanche, je peux vous dire que nous sommes pleinement engagés dans cette campagne de premier tour. Nous multiplions les réunions publiques dans les quartiers, nous échangeons avec les commerçants, les forces vives du territoire, nous montons les escaliers et allons à la rencontre des Ajacciens au plus près de leur quotidien. Au-delà des 49 candidats, nous sommes des centaines à militer pour le changement avec Aiacciu Vivu. Nous avons également le plaisir d’être accompagnés et soutenus par de nombreux jeunes Ajacciens qui nous apportent leur force et leur énergie. L’engouement que nous rencontrons confirme ce que nous disons depuis le départ : nous sommes la seule alternative à la majorité sortante. Nous disons donc aux Ajacciens désireux de mettre fin à une expérience municipale désastreuse de douze années : votez utile et amplifions cette dynamique jusqu’à la victoire !
Quelle sera votre stratégie pour le 2nd tour ? Avez-vous déjà discuté ou envisagé d’éventuelles alliances ?
Comme je vous le disais, nous nous concentrons totalement sur le premier tour qui, je pense, sera positif. Toutefois, comme nous le disons depuis le départ, à l’ensemble des nationalistes corses et aux forces de progrès, notre porte a toujours été ouverte et elle le restera au soir du premier tour. Nous sommes à un moment charnière dans l’histoire d’Aiacciu. C’est la première fois que des nationalistes corses peuvent l’emporter. La victoire est à portée de main. Nos projets convergent en très grande partie. Nous réitérons notre volonté d’élargir notre démarche. L’objectif est clair : la victoire pour l’alternative que les Ajacciens et notre ville méritent tant.
Ajaccio est-elle prête, selon vous, à une alternance politique ?
Non seulement la ville est prête à une alternance politique, mais elle la réclame avec force. L’équipe municipale a échoué, elle est à bout de souffle et s’accroche à son pouvoir avec des méthodes que l’on croyait révolues.
Quel est votre message aux Ajacciens ? Pourquoi devraient-ils voter pour vous ?
Le centre-ville se meurt, notre identité disparaît noyée dans un modèle qui n’est pas le nôtre et qui a failli ailleurs, les Ajacciens ne parviennent plus à se loger, les vieilles pratiques sont érigées en système. Hè ora d’apra una strada nova pà Aiacciu ! Les sortants vont vous faire des promesses, à l’embauche, aux HLM. Piglieti tuttu è vuteti contru ! Vous nous connaissez. Vous connaissez notre parcours, notre constance et notre détermination : feti a scelta d’une strada nova, di a dignità, d’una cità corsa.
Êtes-vous confiant ?
Je suis, nous sommes, plus que jamais confiants, sereins et déterminés à l’approche du premier tour. Le moment de l’alternative est venu.
Impulsée par l’opposition municipale nationaliste, soutenue par une famille politique largement rassemblé et par de nombreux Ajacciens et ouverte aux forces vives de notre vile, la démarche Aiacciu Vivu incarne une alternative à la municipalité sortante sur les bases d’un projet de rupture et de changement profond au service de notre ville et de ses enfants.
Quel bilan tirez-vous de la mandature sortante ?
Aux responsabilités depuis 2014, les sortants sont comptables d’un bilan chaotique et ruineux. Il y a ce que nous savions en tant que citoyens et ce que nous avons découvert en tant que conseillers municipaux d’opposition durant les six années écoulées : une gestion au fil de l’eau sans vision stratégique claire de Stéphane Sbraggia et son équipe, si ce n’est qu’Aiacciu devienne une métropole de 100 000 habitants. Le résultat et le bilan de douze années de gouvernance des sortants sont là, sous nos yeux : Les Ajacciens vivent-ils mieux ? Non. Les Ajacciens circulent-ils mieux ? Non. Les Ajacciens parviennent-ils à se loger ? Non. Le centre-ville est-il vivant ? Non. Les inégalités sociales ont-elles diminué ? Non. L’identité Ajaccienne est-elle en train de disparaître ? Oui.
Quelle est, selon vous, la principale problématique à laquelle Ajaccio est confrontée ?
Difficile de répondre à cette question tant les problèmes sont nombreux et préoccupants. Ils résultent tous d’un choix politique assumé par Stéphane Sbraggia et son équipe : faire d’Aiacciu une métropole française lambda à 100 000 habitants, par une croissance démographique hors norme portée par le seul solde migratoire, une urbanisation frénétique et anarchique qui ne profite qu’aux promoteurs. Ces mécanismes qui reposent sur des modèles sociétaux importés provoquent des déséquilibres économiques, sociaux et culturels qui menacent notre identité, ajaccienne et corse, notre patrimoine culturel et environnemental et notre cadre de vie quotidien.
Comment comptez-vous y répondre ?
Par un projet de rupture et de changement profond. Sur le fond comme sur la gouvernance. L’ambition qui sous-tend notre programme est de rendre Aiacciu aux Ajacciens en déclinant à l’échelle municipale et intercommunale nos objectifs politiques fondamentaux, notamment à travers la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) : refus de l’objectif des sortants d’une métropole de 100 000 habitants, lutte contre la spéculation et la dépossession foncières et immobilières, l’érosion de l’identité ajaccienne et corse, la dilution des liens sociaux, l’urbanisation anarchique et frénétique ; obtention et mise en œuvre d’un statut de résident corse, y compris dans l’attribution des logements sociaux ; introduction de servitudes de résidences principales destinées aux Ajacciens (loi « Le Meur-Echaniz ») et régulation des meublés de tourisme ; déploiement d’une politique linguistique et culturelle ambitieuse ; développement et aménagement équilibrés et maîtrisés.
Nous voulons aussi opérer un renouveau démocratique : la maison carrée ne peut, ni ne doit, être la propriété de quelques-uns au détriment de l’intérêt général. Elle doit redevenir « A Casa Cumuna », où tous les Ajacciens seront reçus, respectés et traités de manière égale. Nous mènerons notre action dans le cadre d’une gouvernance éthique, horizontale et responsable, inscrite dans le fil historique du combat des nationalistes corses contre le système claniste et clientéliste, et dans le combat citoyen contre les pratiques mafieuses et pour une société corse libre, apaisée et démocratique.
Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
Nous proposons bien plus qu’un programme, une vision stratégique pensée et voulue pour les Ajacciens. Il s’agit d’un véritable projet de rupture que nous assumons qui privilégie l’intérêt général et prend en compte les aspirations de tous dans lequel la puissance publique joue pleinement son rôle de régulation, de médiation et de solidarité. Un projet au service de deux grands objectifs indissociables : préserver l’âme et l’identité d’Aiacciu et améliorer concrètement et durablement le quotidien des Ajacciens.
Deux sujets dominent cette campagne : le logement et l’insécurité. Quelles solutions proposez-vous ?
En matière de logement, il est évident que les Ajacciens, notamment les plus jeunes, ont de plus en plus de mal à vivre dans leur ville et sont contraints de s’exiler dans une périphérie toujours plus lointaine et précarisée. À Aiacciu Vivu, la lutte contre la spéculation, la dépossession et la précarisation constitue donc une priorité absolue. Notre devoir est de garantir aux Ajacciens le droit de vivre à Aiacciu. Pour y parvenir, nous proposons une série de mesures fortes, concrètes et efficaces. Cela passe d’abord par l’obtention et la mise en œuvre d’un statut de résident, y compris dans l’attribution des logements sociaux. Nous voulons également développer le Bail réel solidaire, afin de permettre aux Ajacciens d’acheter leur résidence principale à un coût réduit. Dans certains secteurs particulièrement sous pression, comme la Citadelle et la Miséricorde, nous défendons l’introduction de servitudes de résidences principales dans le cadre de la loi « Le Meur-Echaniz ». La régulation des meublés de tourisme constitue aussi un levier essentiel, afin qu’ils puissent réintégrer le marché locatif à l’année, par des mesures de limitation, d’obligation de compensation, voire d’interdiction selon les zones. En parallèle, nous voulons développer l’offre de logements locatifs communaux à loyers maîtrisés et engager un plan de rénovation massif, prioritairement dans le centre historique et sur le parc social. Notre projet prévoit également une transformation du parc de logement social pour mieux l’adapter aux réalités et aux besoins de notre territoire, ainsi qu’une lutte active contre la vacance structurelle afin de remettre ces logements sur le marché. Nous souhaitons par ailleurs développer des résidences d’autonomie pour les seniors en centre-ville et adapter l’offre de logements à certaines situations spécifiques, qu’il s’agisse des jeunes actifs, des étudiants, des alternants, des femmes victimes de violences ou encore des familles monoparentales.
S’agissant de l’insécurité, nous constatons qu’aux pratiques mafieuses, s’ajoutent désormais des phénomènes nouveaux d’incivilité et d’insécurité du quotidien dont notre ville et notre île étaient jusqu’à récemment préservées. Contrairement à ce qu’avancent certains candidats, le maire ne dispose pas d’une baguette magique, l’essentiel des compétences relevant de la police et de la justice et donc de l’État. Néanmoins, parce que la sécurité est un droit fondamental et qu’elle ne se négocie pas, la municipalité doit participer à la lutte contre l’insécurité en actionnant un certain nombre de leviers. Nous proposons de redéfinir les missions de la police municipale réorganisée en police de proximité et redéployée dans les quartiers. Nous créerons à ce titre une antenne de police municipale à i Canni prioritairement, avant d’envisager d’autres postes. Nous augmenterons également les effectifs et œuvrerons à une meilleure coordination entre les différentes polices.
Au-delà du volet répressif, nous mobiliserons les leviers de prévention et de sensibilisation par la mise en place d’une politique éducative, sportive, associative, culturelle et sociale volontariste à destination de la jeunesse, dans tous les quartiers. Notre ambition consiste à s’inspirer du modèle islandais qui repose sur une approche globale agissant sur l’environnement des jeunes (familles, écoles, loisirs et liens sociaux).
Quels seront les autres axes forts de votre programme ?
La mobilité, la langue corse, une politique économique, sociale et culturelle ambitieuse, le devenir de la Citadelle et du site de l’ancien hôpital de la Miséricorde, et la jeunesse.
Quelle sera votre priorité si vous êtes élu ? Quelles mesures urgentes faudrait-il prendre ?
En matière de gouvernance : rétablir une véritable pratique démocratique et transparente à la maison carrée.
Sur l’action publique elle-même : commander un audit sur la fréquentation du téléporté et une étude sur son possible démantèlement, engager les travaux relatifs à la révision du plan de déplacement urbain, entreprendre toutes les démarches nécessaires à la construction de 1700 places de parkings en ville, engager un vaste plan de rénovation des infrastructures sportives et des écoles et enfin réguler les meublés de tourisme.
Quelle est la vision de votre commune à 20 ou 30 ans ?
Surtout pas une métropole à 100 000 habitants livrée aux appétits spéculatifs et dans laquelle nous aurons tout perdu - notre identité, notre environnement, notre cadre de vie-, mais une ville à taille humaine, dans laquelle nous auront préservé l’essentiel : la capacité des Ajacciens à se loger dignement, à se déplacer aisément, la vitalité de notre centre-ville et la vie dans nos quartiers, une vie démocratique saine, notre environnement exceptionnel, notre langue, notre art de vivre et notre identité.
Vulemu fà d’Aiacciu una cità corsa, forti è fiera di a so storia, a so identità è a so ghjenti, aparta nantu à u Mediterraniu, l’Europa è u mondu. Vulemu fà d’Aiacciu una capitali viva in una Corsica arritta.
Pour revenir au scrutin, quel est, en terme électoral, votre challenge ? Quel est, pour vous, votre adversaire principal ?
Notre objectif est de déloger les tenants de l’échec, des vieilles pratiques et d’une vision mortifère pour Aiacciu et les Ajacciens. Nous ne devons pas laisser la ville aux mains d’une équipe sortante qui l’a menée dans l’impasse. La population marque clairement un rejet vis-à-vis de l’équipe municipale, l’enjeu est de convaincre les électeurs qui, et ils sont de plus en plus nombreux, contestent une gestion chaotique, clientéliste, ruineuse et à bout de souffle. Nous ne voulons pas, non plus, qu’Aiacciu devienne la première ville de Corse dirigée par le RN. Dans ce contexte, nous répétons que nous sommes la seule alternative crédible et sérieuse.
Pensez-vous arriver en tête au soir du 1er tour ? Avec quel score ?
Je ne joue pas aux pronostics. En revanche, je peux vous dire que nous sommes pleinement engagés dans cette campagne de premier tour. Nous multiplions les réunions publiques dans les quartiers, nous échangeons avec les commerçants, les forces vives du territoire, nous montons les escaliers et allons à la rencontre des Ajacciens au plus près de leur quotidien. Au-delà des 49 candidats, nous sommes des centaines à militer pour le changement avec Aiacciu Vivu. Nous avons également le plaisir d’être accompagnés et soutenus par de nombreux jeunes Ajacciens qui nous apportent leur force et leur énergie. L’engouement que nous rencontrons confirme ce que nous disons depuis le départ : nous sommes la seule alternative à la majorité sortante. Nous disons donc aux Ajacciens désireux de mettre fin à une expérience municipale désastreuse de douze années : votez utile et amplifions cette dynamique jusqu’à la victoire !
Quelle sera votre stratégie pour le 2nd tour ? Avez-vous déjà discuté ou envisagé d’éventuelles alliances ?
Comme je vous le disais, nous nous concentrons totalement sur le premier tour qui, je pense, sera positif. Toutefois, comme nous le disons depuis le départ, à l’ensemble des nationalistes corses et aux forces de progrès, notre porte a toujours été ouverte et elle le restera au soir du premier tour. Nous sommes à un moment charnière dans l’histoire d’Aiacciu. C’est la première fois que des nationalistes corses peuvent l’emporter. La victoire est à portée de main. Nos projets convergent en très grande partie. Nous réitérons notre volonté d’élargir notre démarche. L’objectif est clair : la victoire pour l’alternative que les Ajacciens et notre ville méritent tant.
Ajaccio est-elle prête, selon vous, à une alternance politique ?
Non seulement la ville est prête à une alternance politique, mais elle la réclame avec force. L’équipe municipale a échoué, elle est à bout de souffle et s’accroche à son pouvoir avec des méthodes que l’on croyait révolues.
Quel est votre message aux Ajacciens ? Pourquoi devraient-ils voter pour vous ?
Le centre-ville se meurt, notre identité disparaît noyée dans un modèle qui n’est pas le nôtre et qui a failli ailleurs, les Ajacciens ne parviennent plus à se loger, les vieilles pratiques sont érigées en système. Hè ora d’apra una strada nova pà Aiacciu ! Les sortants vont vous faire des promesses, à l’embauche, aux HLM. Piglieti tuttu è vuteti contru ! Vous nous connaissez. Vous connaissez notre parcours, notre constance et notre détermination : feti a scelta d’une strada nova, di a dignità, d’una cità corsa.
Êtes-vous confiant ?
Je suis, nous sommes, plus que jamais confiants, sereins et déterminés à l’approche du premier tour. Le moment de l’alternative est venu.