Seul en lice pour les élections municipales du 15 mars prochain, le maire de Vighjaneddu, Joseph Pucci, sollicite un troisième mandat avec une équipe en partie renouvelée. Sa liste « Insembu Pa’ Vighjaneddu – Ensemble pour Viggianello » sera présentée ce 28 février à la pépinière d’entreprise Tarra. Accompagné de ses adjoints, il dresse le bilan de son action et entend poursuivre l’effort engagé depuis 2014. Ses priorités : relancer la procédure d’élaboration du PLU, annulé par le Tribunal administratif, faciliter l'accès à la propriété et au logement et préserver un cadre de vie de qualité.
Le maire de Vighjaneddu, Joseph Pucci, entouré des membres de sa liste « Insembu Pa’ Vighjaneddu – Ensemble pour Viggianello », est candidat à sa propre réelection, lors des élections municipales du 15 mars 2026.
- Vous êtes élu depuis 2014, pourquoi repartir pour un 3ème mandat ?
- Il s’agit d’une décision collégiale. Nous avons à cœur de poursuivre les actions engagées afin de mener à terme les réalisations en cours et d’impulser de nouvelles ambitions pour notre commune.
- Partez-vous avec la même équipe ou est-elle renouvelée ?
- Pour des raisons personnelles et de disponibilité, plusieurs colistiers, dont certains à nos côtés depuis 2014, ont décidé de ne pas se représenter. La liste sera donc renouvelée pour un tiers, soit 4 femmes et un homme. Je tiens, au nom de toute l’équipe, à remercier les conseillers sortants.
- Vous n’avez pas cette fois-ci de candidature contre, comment l’expliquez-vous ?
- Plusieurs raisons sûrement. La fonction de maire est devenue particulièrement exigeante, avec des responsabilités accrues et des marges de manœuvre financières de plus en plus contraintes. Cet engagement demande un investissement personnel considérable, ce qui peut, en partie, expliquer l’absence de liste d’opposition. D’autre part, j’espère que cette situation traduit également une certaine forme de reconnaissance de la sincérité et de l’honnêteté de notre engagement et du travail effectué avec constamment un discours de vérité et équité. Toutefois, bien qu’il n’y ait pas d’opposition nous espérons une large mobilisation des électeurs le 15 mars prochain. Il s’agit pour nous de valider le travail accompli ces douze dernières années et de donner un élan à la nouvelle équipe pour poursuivre l’effort engagé au service de tous.
- Quel bilan tirez-vous de votre action ?
- Je pense que nous pouvons être satisfaits de notre bilan depuis 2014. Nous avons le sentiment d’avoir rempli nos engagements, avec le souci permanent d’assurer le fonctionnement quotidien de notre collectivité en restant disponible pour toutes et tous. Nous avons veillé à respecter un équilibre entre l’investissement à court terme pour répondre aux besoins de l’ensemble de nos administrés et sur le long terme pour équiper la commune en infrastructures modernes et innovantes.
- Quelle est, pour vous, la réalisation la plus marquante de la mandature ?
- Difficile de ne retenir qu’une réalisation alors que nous avons investi plus de 8 millions d’euros durant les deux mandatures précédentes. Toutefois la pépinière d’entreprises, outil de développement économique au service des jeunes entrepreneurs du territoire, est un projet majeur, tout comme la construction en cours d’une nouvelle école pour répondre à la constante évolution des effectifs et aux besoins des enseignants.
-Pendant longtemps la question des déchets a beaucoup pesé sur la gestion communale, qu’en est-il aujourd’hui ?
- On ne peut pas dire que la question des déchets a pesé sur la gestion communale. Elle faisait partie intégrante de notre responsabilité d’élus au service de la défense de la commune et de nos concitoyens. Par contre, elle a donné de Viggianello une image que nous refusons et contre laquelle nous œuvrons sans relâche : celle d’un territoire condamné à être « la poubelle de la Corse ». Nous aurions souhaité voir émerger d’autres centres proches des grands bassins de vie, plus viables d’un point de vue économique, environnemental et sanitaire. Malgré notre combat, nous n’avons pas été entendus mais restons persuadés que l’avenir nous donnera raison. Malheureusement, nous avons des craintes légitimes que cette situation pèse sur la santé de nos populations à moyen terme. Pour notre part, nous aurons assumé nos responsabilités.
- La lutte contre l’urbanisme anarchique et l’élaboration d’un PLU étaient un axe fort de votre programme en 2020, qu’avez-vous fait dans ce domaine ?
- C’est un domaine complexe qui s’inscrit sur le temps long, dans un cadre législatif et réglementaire en constante évolution. Préalablement à l’élaboration d’un PLU, nous avons dû travailler, en concertation avec les services de l’Etat, la Chambre d’agriculture et l’AUE (Agence de l’urbanisme et de l’énergie), à la révision de notre carte communale de 2005 afin de la rendre conforme à la loi et compatible avec le PADDUC, ce qui a entrainé une réduction conséquente des espaces constructibles. Concomitamment, nous avons approuvé la création d’une Zone Agricole Protégée de près de 600 hectares sur Baracci et le Rizzanese. Après l’approbation conjointe de la Mairie et de l’Etat, la carte communale révisée, un tiers, s’estimant lésé, a déposé un recours devant le Tribunal administratif qui a annulé notre document d’urbanisme.
- Relancerez-vous la procédure ?
- Oui. Nous relancerons la procédure d’élaboration d’un PLU, dès les premiers mois de la mandature. Ce document stratégique nous permettra une meilleure maîtrise de l’aménagement de notre territoire, du développement urbain et la sécurisation de l’instruction des demandes d’urbanisme. A travers ce document, nous entendons conforter nos efforts pour un rééquilibrage en faveur de la résidence principale et la régularisation des Airbnb, pour limier l’artificialisation des sols et préserver les espaces agricoles. Notre PLU sera la traduction sur le terrain de choix forts en matière de développement durable, démographique, économique, social et culturel. Ce PLU devra également prendre en compte les contraintes liées aux bouleversements climatiques : risques éboulement, incendies, gestion de la ressource en eau…
- Quelle est selon vous la principale problématique de votre commune ? Comment comptez-vous y répondre ?
- Au-delà des conséquences des bouleversements climatiques qui impactent déjà les territoires, la problématique essentielle de Viggianello, comme pour toutes les communes de Corse et d’ailleurs, est la question de l’accès à la propriété et au logement, non seulement pour les jeunes, mais pour toutes les générations. La question du logement pèse considérablement, directement et indirectement, sur la précarité croissante en Corse - précarité sociale, énergétique… Depuis 2014, nous avons mené une politique volontariste pour ne pas devenir un village dortoir, ni un territoire voué à la spéculation avec un développement urbain non maîtrisé. Nous avons saisi toutes les opportunités offertes à droit constant, puis, l’évolution récente de la Loi, pour favoriser la résidence principale. Ces efforts commencent à porter leurs fruits puisque sur ces deux dernières années, nous avons plus de permis de construire en résidence principale, notamment de jeunes, que de résidences secondaires ou de meublés de tourisme. Nous allons poursuivre nos efforts avec l’élaboration d’un PLU adapté à nos priorités et la vente prochaine de trois lots avec un cahier des clauses anti-spéculatives. Poursuivre aussi l’acquisition de bien bâtis et non bâtis avec le soutien de la Collectivité de Corse, via le programme « Una casa per tutti », aménager un logement dans le bâtiment de la Mairie, étudier la construction de quatre logements communaux et utiliser la procédure des biens sans maîtres afin de provoquer la constitution de titres de propriété et éviter que des maisons menaçantes ne tombent en ruine.
- Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
- Malgré une conjoncture peu favorable et de nombreuses incertitudes sur les financements publics, nous entendons poursuivre notre effort en matière de logement, d’amélioration du cadre de vie des villageois, d’aménagement du territoire afin de concilier une vision moderne de la commune et la mise en valeur de notre patrimoine historique, architectural, linguistique et culturel dans une approche globale, entre le village, cœur historique de la commune et les zones urbaines périphériques. L’aménagement de la place de l’église, avec la création d’un espace mémoriel dédié, ainsi que la restauration des fresques de l’église Saint Sauveur, dont l’intérêt patrimonial est avéré, font partie des projets importants de la mandature.
- Quelle sera votre priorité ?
- Notre priorité a toujours été de préserver un cadre de vie de qualité sur la commune pour garantir le bien-être de ses habitants et renforcer le lien social. Cela suppose de répondre à la fois aux enjeux urbains, sécuritaires, environnementaux, culturels et sociaux… Difficile d’établir une priorité. Nous souhaitons construire une commune harmonieuse et attractive avec équilibre et cohérence.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- Il s’agit d’une décision collégiale. Nous avons à cœur de poursuivre les actions engagées afin de mener à terme les réalisations en cours et d’impulser de nouvelles ambitions pour notre commune.
- Partez-vous avec la même équipe ou est-elle renouvelée ?
- Pour des raisons personnelles et de disponibilité, plusieurs colistiers, dont certains à nos côtés depuis 2014, ont décidé de ne pas se représenter. La liste sera donc renouvelée pour un tiers, soit 4 femmes et un homme. Je tiens, au nom de toute l’équipe, à remercier les conseillers sortants.
- Vous n’avez pas cette fois-ci de candidature contre, comment l’expliquez-vous ?
- Plusieurs raisons sûrement. La fonction de maire est devenue particulièrement exigeante, avec des responsabilités accrues et des marges de manœuvre financières de plus en plus contraintes. Cet engagement demande un investissement personnel considérable, ce qui peut, en partie, expliquer l’absence de liste d’opposition. D’autre part, j’espère que cette situation traduit également une certaine forme de reconnaissance de la sincérité et de l’honnêteté de notre engagement et du travail effectué avec constamment un discours de vérité et équité. Toutefois, bien qu’il n’y ait pas d’opposition nous espérons une large mobilisation des électeurs le 15 mars prochain. Il s’agit pour nous de valider le travail accompli ces douze dernières années et de donner un élan à la nouvelle équipe pour poursuivre l’effort engagé au service de tous.
- Quel bilan tirez-vous de votre action ?
- Je pense que nous pouvons être satisfaits de notre bilan depuis 2014. Nous avons le sentiment d’avoir rempli nos engagements, avec le souci permanent d’assurer le fonctionnement quotidien de notre collectivité en restant disponible pour toutes et tous. Nous avons veillé à respecter un équilibre entre l’investissement à court terme pour répondre aux besoins de l’ensemble de nos administrés et sur le long terme pour équiper la commune en infrastructures modernes et innovantes.
- Quelle est, pour vous, la réalisation la plus marquante de la mandature ?
- Difficile de ne retenir qu’une réalisation alors que nous avons investi plus de 8 millions d’euros durant les deux mandatures précédentes. Toutefois la pépinière d’entreprises, outil de développement économique au service des jeunes entrepreneurs du territoire, est un projet majeur, tout comme la construction en cours d’une nouvelle école pour répondre à la constante évolution des effectifs et aux besoins des enseignants.
-Pendant longtemps la question des déchets a beaucoup pesé sur la gestion communale, qu’en est-il aujourd’hui ?
- On ne peut pas dire que la question des déchets a pesé sur la gestion communale. Elle faisait partie intégrante de notre responsabilité d’élus au service de la défense de la commune et de nos concitoyens. Par contre, elle a donné de Viggianello une image que nous refusons et contre laquelle nous œuvrons sans relâche : celle d’un territoire condamné à être « la poubelle de la Corse ». Nous aurions souhaité voir émerger d’autres centres proches des grands bassins de vie, plus viables d’un point de vue économique, environnemental et sanitaire. Malgré notre combat, nous n’avons pas été entendus mais restons persuadés que l’avenir nous donnera raison. Malheureusement, nous avons des craintes légitimes que cette situation pèse sur la santé de nos populations à moyen terme. Pour notre part, nous aurons assumé nos responsabilités.
- La lutte contre l’urbanisme anarchique et l’élaboration d’un PLU étaient un axe fort de votre programme en 2020, qu’avez-vous fait dans ce domaine ?
- C’est un domaine complexe qui s’inscrit sur le temps long, dans un cadre législatif et réglementaire en constante évolution. Préalablement à l’élaboration d’un PLU, nous avons dû travailler, en concertation avec les services de l’Etat, la Chambre d’agriculture et l’AUE (Agence de l’urbanisme et de l’énergie), à la révision de notre carte communale de 2005 afin de la rendre conforme à la loi et compatible avec le PADDUC, ce qui a entrainé une réduction conséquente des espaces constructibles. Concomitamment, nous avons approuvé la création d’une Zone Agricole Protégée de près de 600 hectares sur Baracci et le Rizzanese. Après l’approbation conjointe de la Mairie et de l’Etat, la carte communale révisée, un tiers, s’estimant lésé, a déposé un recours devant le Tribunal administratif qui a annulé notre document d’urbanisme.
- Relancerez-vous la procédure ?
- Oui. Nous relancerons la procédure d’élaboration d’un PLU, dès les premiers mois de la mandature. Ce document stratégique nous permettra une meilleure maîtrise de l’aménagement de notre territoire, du développement urbain et la sécurisation de l’instruction des demandes d’urbanisme. A travers ce document, nous entendons conforter nos efforts pour un rééquilibrage en faveur de la résidence principale et la régularisation des Airbnb, pour limier l’artificialisation des sols et préserver les espaces agricoles. Notre PLU sera la traduction sur le terrain de choix forts en matière de développement durable, démographique, économique, social et culturel. Ce PLU devra également prendre en compte les contraintes liées aux bouleversements climatiques : risques éboulement, incendies, gestion de la ressource en eau…
- Quelle est selon vous la principale problématique de votre commune ? Comment comptez-vous y répondre ?
- Au-delà des conséquences des bouleversements climatiques qui impactent déjà les territoires, la problématique essentielle de Viggianello, comme pour toutes les communes de Corse et d’ailleurs, est la question de l’accès à la propriété et au logement, non seulement pour les jeunes, mais pour toutes les générations. La question du logement pèse considérablement, directement et indirectement, sur la précarité croissante en Corse - précarité sociale, énergétique… Depuis 2014, nous avons mené une politique volontariste pour ne pas devenir un village dortoir, ni un territoire voué à la spéculation avec un développement urbain non maîtrisé. Nous avons saisi toutes les opportunités offertes à droit constant, puis, l’évolution récente de la Loi, pour favoriser la résidence principale. Ces efforts commencent à porter leurs fruits puisque sur ces deux dernières années, nous avons plus de permis de construire en résidence principale, notamment de jeunes, que de résidences secondaires ou de meublés de tourisme. Nous allons poursuivre nos efforts avec l’élaboration d’un PLU adapté à nos priorités et la vente prochaine de trois lots avec un cahier des clauses anti-spéculatives. Poursuivre aussi l’acquisition de bien bâtis et non bâtis avec le soutien de la Collectivité de Corse, via le programme « Una casa per tutti », aménager un logement dans le bâtiment de la Mairie, étudier la construction de quatre logements communaux et utiliser la procédure des biens sans maîtres afin de provoquer la constitution de titres de propriété et éviter que des maisons menaçantes ne tombent en ruine.
- Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
- Malgré une conjoncture peu favorable et de nombreuses incertitudes sur les financements publics, nous entendons poursuivre notre effort en matière de logement, d’amélioration du cadre de vie des villageois, d’aménagement du territoire afin de concilier une vision moderne de la commune et la mise en valeur de notre patrimoine historique, architectural, linguistique et culturel dans une approche globale, entre le village, cœur historique de la commune et les zones urbaines périphériques. L’aménagement de la place de l’église, avec la création d’un espace mémoriel dédié, ainsi que la restauration des fresques de l’église Saint Sauveur, dont l’intérêt patrimonial est avéré, font partie des projets importants de la mandature.
- Quelle sera votre priorité ?
- Notre priorité a toujours été de préserver un cadre de vie de qualité sur la commune pour garantir le bien-être de ses habitants et renforcer le lien social. Cela suppose de répondre à la fois aux enjeux urbains, sécuritaires, environnementaux, culturels et sociaux… Difficile d’établir une priorité. Nous souhaitons construire une commune harmonieuse et attractive avec équilibre et cohérence.
Propos recueillis par Nicole MARI.
La liste « Insembu Pa’ Vighjaneddu – Ensemble pour Viggianello ».