Maire de Saint-Florent depuis 2001, Claudy Olmeta brigue un nouveau mandat à la tête de la commune. Il met en avant un bilan marqué par 10 millions d’euros d’investissements et entend poursuivre les chantiers engagés, comme celui de l’école primaire et la mise en place du PLU.
Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat ?
Il fallait le faire parce qu'il y a tout un programme qui a été entamé dans cette mandature mais qui a souffert du Covid et de plein de petits problèmes qui ont fait que l’objectif n'est pas atteint. Il y a trois gros projets qui sont en phase de financement mais qui sont restés sur le carreau avec le Covid et d’autres facteurs impondérables, et j’ai pensé que je pouvais le faire.
Comment avez-vous composé votre liste ?
Il y a 40 % de nouveaux visages. On a fait en sorte d’avoir des jeunes de qualité, qui puissent mener un projet : on a des gens qui savent le faire, trois personnes qui sont plus ou moins portées sur l'aspect technique, trois autres pour tout ce qui est dans le côté administratif. On veut être capables de monter un projet, de le suivre, de le faire aboutir.
Quel bilan tirez-vous de votre dernière mandature ? Quelles sont, selon vous, les réalisations les plus marquantes ?
On a tiré le maximum de ce qu’on pouvait faire. Il y a des gros projets qui ont vu le jour, comme la première tranche de l’école primaire, qui fonctionne dans un bâtiment rénové, ce n’est pas rien. On a aussi la halle des sports, la grande passerelle, l’éclairage public qui termine maintenant, c’est un projet de plus d’un million d’euros. Après, il y a des projets qui ne se voient pas, mais qui coûtent cher, comme l'assainissement. Là aussi, il y a plus d’un million d’euros, une partie pour l’eau potable et l’autre partie pour l’eau brute. Ensuite, ce sont des projets du quotidien, de petits projets à 30 000 ou 40 000 euros. 10 millions d’euros ont été investis au total dans la mandature.
Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
Nous avons une maison de santé que nous allons renforcer puisque deux cardiologues vont s'installer, c'est quelque chose qui est une plus-value pour la commune, les gens sont contents de pouvoir se soigner bientôt avec une multitude de médecins qui seront sur la commune. Nous avons aussi le projet de la deuxième tranche de l’école, qui aurait dû se passer en 2025 mais il y a eu une petite phase qui fait qu’on n'a pas pu pousser plus loin. Il faut reprendre le projet pour faire quelques retouches. De l’autre côté de la première tranche, il y a la cantine scolaire, et il y aura trois ou quatre salles de classe supplémentaires. On a aussi un projet de logements sociaux, nous sommes en position de livrer quatre logements à loyers modérés. Ça aurait dû être fait, mais on a subi une réduction de nos subventions en fin d'année et l'opération s'est arrêtée alors qu'elle était déjà en phase d'appel d'offres. Là, il faudra reprendre tout ça avec le nouveau budget et le mettre en priorité pour que ça puisse arriver à son terme. Il y a aussi toute une opération en ce qui concerne l'environnement, au-delà de la passerelle côté plage, on aura la construction d’un jardin d'enfants et d’un parc à proximité. Il y a un parcours qui rejoindra la plage de la Roya à la passerelle. Ce sont des projets lourds parce qu’il y a de l'éclairage tout le long de la plage, sur la partie haute de la plage, et un parcours qui rejoindra le parcours qui va dans les Agriates. Après, il y a la prise en condition du réseau routier, et quelques portions du chemin et du trottoir qui longe toute la route nationale. Il ne faut pas oublier qu'il y a la crèche, la cantine scolaire, les écoles, la maison médicale, il y a tout lieu de mettre ça aux normes et sécuriser. On a aussi le logement, il faut favoriser des logements aux primo-accédants pour faire en sorte que des jeunes ou moins jeunes puissent s'installer plus facilement, avec des loyers modérés et des facilités de paiement. Il y a aussi le projet de la mise en valeur de la citadelle. C'est quelque chose de crucial, on n'a pas le droit de se tromper. On s’est penché dessus, il y a déjà des études qui sont menées. Pour Saint-Florent, c'est vraiment essentiel. Il s’agira de la réhabilitation et la destination de grands sites pour la culture, un théâtre de verdure, un théâtre… Le projet est dessiné, on a déjà eu une subvention de la Fondation du patrimoine de 300 000 euros, qui sont pour l’instant provisionnés. Il y a un bureau d'études et plusieurs personnes qui travaillent déjà, et un bâtiment est en mesure d'être restauré. Il y a des réparations fortes sur les remparts au niveau de la sécurité, les expertises sont faites, il va falloir le faire.
Saint-Florent est souvent décrite comme une commune très dynamique l’été et assez calme l’hiver. Comptez-vous renforcer son attractivité hors saison ?
Les saisons s'étirent. Avant, c'était juillet-août, maintenant, c’est de fin mai à fin septembre, mais Saint-Florent ne meurt pas. Bien sûr, ce n'est pas le mois d'août, mais peut-être que c’est bien. Les Bastiais viennent, ceux qui ont un bateau viennent pour des promenades en famille quand il fait beau, il y a un va-et-vient sur Saint-Florent. Après, ça paraît être un problème beaucoup plus commercial : avons-nous envie d’essayer de séduire les Bastiais un peu plus pour que la station prenne un peu plus d’élan ?
L’autre sujet concerne le port de plaisance. Quelle est votre vision quant à son développement ?
C'est le plus grand port de Corse. La gestion du port est indiscutable, c’est géré de main de maître, les finances sont saines, le port a du succès. C'est difficile de dire qu'on va faire plus fort, d’abord parce qu’il y a des difficultés environnementales. Il y a des difficultés à gérer l’ensablement du port qui va se faire maintenant, on a des demandes de financement qui sont dans l'air, et il y a urgence à faire vite, de draguer une partie du port de plaisance qui souffre d'un ensablement fort. Il y a des travaux de consolidation des digues, le haut du port, les digues extérieures. Toutes les tempêtes qui se sont suivies, il y a eu quelques dégâts, il va falloir y penser. Là, c'est une consolidation qui sera faite.
Quelle sera votre priorité si vous êtes réélu ?
La priorité, c'est de continuer les projets qui n'ont pas pu être amenés à leur terme, comme la deuxième tranche de l’école, un projet d’environ 1,5 million d’euros. On doit aussi s’occuper du PLU. On n’a pas pris de retard, il est traité aux trois quarts. Dès la reprise, le bureau d’études sera convié à se déplacer jusqu’à Saint-Florent afin de se remettre à la tâche pour faire en sorte que le PLU soit mis en place. On est en phase de réalisation, il reste encore deux réunions, une avec les services de l’État et une publique.